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Syrie : échec des négociations à Genève, Fabius condamne l'attitude du régime el-Assad


le 15 février 2014 à 18h08 , mis à jour le 15 février 2014 à 18h21.
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4min
Le conflit en Syrie a fait plus de 140.000 morts depuis près de trois ans.

Le conflit en Syrie a fait plus de 140.000 morts depuis près de trois ans. / Crédits : LENS OF A YOUNG DIMASHQI / AFP

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Moyen-orient Quinze jours après un premier échec, une deuxième session de négociations à Genève entre l'opposition et le gouvernement syriens n'a permis aucune avancée pour trouver une issue politique au conflit en Syrie.

Le médiateur de l'ONU, Lakhdar Brahimi s'est dit "tout à fait désolé" et s'est excusé" auprès du peuple syrien dont les espoirs étaient si grands" après l'échec de la deuxième session de négociations à Genève entre l'opposition et le gouvernement syriens. Il a mis fin aux discussions, dans l'impasse depuis trois semaines. "Je pense qu'il est préférable que chaque partie rentre et réfléchisse à ses responsabilités, et (dise) si elle veut que ce processus continue ou non", a déclaré M. Brahimi à la presse.

A voir aussi : notre Webdoc consacré au conflit syrien

Il était prévu que ce deuxième cycle de discussions, commencé lundi dernier, s'achève samedi mais le médiateur en accord avec les deux délégations devait fixer une date pour une nouvelle réunion. Le conflit en Syrie a fait plus de 140.000 morts depuis près de trois ans, a rapporté samedi une ONG syrienne qui s'appuie sur un large réseau de sources médicales et de militants à travers le pays. Après le refus d'appliquer l'ordre du jour par la délégation du gouvernement syrien, Lakhdar Brahimi a choisi de renvoyer tout le monde sans date de retour pour donner à chacun un temps de réflexion.
 
Damas refuse d'évoquer la question d'une transition politique
 
Rendant compte de l'ultime rencontre, le médiateur a expliqué que les deux parties avaient adopté des positions difficilement conciliables. "Le gouvernement considère que la question la plus importante est le terrorisme, l'opposition considère que la question la plus importante est l'autorité gouvernementale de transition", a-t-il dit ajoutant qu'il avait proposé d'évoquer d'abord "la violence et le terrorisme" pour passer ensuite au problème de "l'autorité gouvernementale". "Malheureusement le gouvernement a refusé, provoquant chez l'opposition le soupçon qu'ils ne veulent absolument pas parler de l'autorité gouvernementale de transition", a ajouté le médiateur.
 
L'exercice des "pleins pouvoirs exécutifs" reviendrait à priver le président Bachar al Assad de ses pouvoirs, même si cela n'est pas écrit explicitement dans le communiqué, d'où le blocage de Damas sur ce point. Un troisième round de discussions avec le gouvernement syrien sans parler de transition politique serait "une perte de temps", a estimé le porte-parole de la délégation de l'opposition, M. Louai Safi. "Le régime n'est pas sérieux (...) nous ne sommes pas ici pour négocier le communiqué de Genève mais pour l'appliquer", a-t-il ajouté à propos du plan de règlement politique en Syrie adopté par les grandes puissances.
 
L'attitude de la Russie critiquée
 
 Côté gouvernemental, le chef des négociateurs, l'ambassadeur syrien auprès de l'ONU Bachar Jafari s'en est tenu à accuser l'opposition "de ne pas respecter l'agenda", affirmant qu'il fallait d'abord conclure "par une vision commune" sur le premier point, la lutte contre la violence et le terrorisme avant de passer à un autre. Un appel jeudi aux parrains russes et américains de la Conférence n'a produit aucun effet et les Etats-Unis interpellent désormais publiquement la Russie pour lui demander d'en faire plus pour obtenir de la flexibilité de la part de son allié, le régime syrien. "Nous demandons aux Russes, très franchement, d'en faire beaucoup plus, parce qu'il n'y a pas beaucoup de pays qui peuvent avoir une influence sur le régime", a souligné la porte-parole adjointe du Département d'Etat, Marie Harf.

La France "condamne l'attitude du régime syrien qui a bloqué toute avancée sur l'établissement d'un gouvernement de transition et multiplié les violences et les actes de terreur a l'encontre des populations civiles". Il salue le courage et le sens des responsabilités de la Coalition nationale syrienne qui a adopté une position constructive tout au long des négociations". "Ceux qui exercent une influence sur le régime doivent l'amener au plus vite à respecter les demandes de la communauté internationale", a poursuivi le ministre dans une claire allusion à la Russie.


 
 

Commenter cet article

  • mrpoker.com : Rien de surprenant

    Le 15/02/2014 à 20h14
  • yenamrre : Ces pauvre Syriens sont le jouets des Russes, Américain, Européens, l'Iran, le Qatar, ah! le pétrole en aura causé des massacres !!

    Le 15/02/2014 à 18h52

      La ville olympique de Rio vue du ciel

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