Un manifestant déchire un portrait du président syrien Assad le 26 mars 2011 © TF1-LCILa libération de 260 prisonniers n'avait pas calmé la colère. Les annonces que le président syrien, silencieux depuis le début des troubles, s'apprête à faire "très bientôt" (d'ici à mercredi, selon le vice-président) suffiront-elles à désamorcer une contestation sans précédent dans un pays placé sous la surveillance d'une redoutable police secrète ? A en croire sa conseillère, Bachar al-Assad, au pouvoir depuis 2000 en succédant à son père, a déjà pris la décision d'abroger la loi d'urgence en vigueur depuis 1963. Cette loi, instaurée aussitôt après l'arrivée au pouvoir du parti Baas en mars 1963, impose des restrictions sur la liberté de réunion et de déplacement, et permet l'arrestation de "suspects ou de personnes menaçant la sécurité". Elle permet aussi d'interroger les personnes, de surveiller les communications et de faire un contrôle préalable sur les journaux, les publications, les radios et tous les autres médias.
La Syrie lève l'état d'urgence... trop tard ?
Face à la contestation qui s'amplifie un peu partout dans le pays, Bachar al-Assad a lâché du lest ce mardi en acceptant de mettre fin à l'état d'urgence, en vigueur depuis 1963 et l'arrivée du parti Baas au pouvoir. Il s'agissait de la principale revendication des manifestants.
Publié le 19/04/2011
Syrie : la contestation s'amplifie malgré les promesses du régime
Au lendemain d'un discours du président Bachar al Assad promettant la levée imminente de l'état d'urgence en vigueur depuis 48 ans en Syrie, des milliers de Syriens ont continué dimanche à manifester leur hostilité au pouvoir du Baas.
Publié le 17/04/2011
Assad contre "le chaos" et "le règne de la populace"
S'il a promis une levée de l'état d'urgence dès la semaine prochaine, le président syrien compte la remplacer par une législation antiterroriste qui ne devrait pas respecter davantage les libertés, et dont il annonce déjà qu'elle sera "fermement appliquée".
Publié le 17/04/2011
Syrie: l'abrogation de la loi d'urgence d'ici une semaine ?
Le président syrien a affirmé samedi que la loi d'urgence, en vigueur depuis 1963, serait abolie dans une semaine maximum, lors d'un discours devant le nouveau gouvernement retransmis par la télévision publique.
Publié le 16/04/2011
Syrie : "un scénario 'à la tunisienne' semble improbable"
<b> Décryptage -</b> Pourquoi la Syrie manifeste-t-elle à son tour contre le président Bachar al-Assad ? Quelle peut être la suite de la contestation ? Les réponses de TF1 News avec Stéphane Valter, maître de conférences en langue et civilisation arabes à l'Université du Havre.
Publié le 29/03/2011
Syrie : Assad ne lâche rien et dénonce un "complot"
Alors que son discours, le premier depuis le début de la contestation, avait été présenté comme l'occasion de notamment annoncer la fin de l'état d'urgence en vigueur depuis 1963, le président syrien est resté ferme ce mercredi. Il n'a fait aucune concession pour atténuer l'oppression politique et le règne du parti Baas.
Publié le 30/03/2011
Contestation forte en Syrie, mise en garde du président du Yémen
Au lendemain d'une journée sanglante, les manifestants ont de nouveau manifesté samedi un peu partout en Syrie contre le régime en place. Le président du Yémen pourrait quitter le pouvoir dans les heures qui viennent.
Publié le 26/03/2011
Syrie : répression dans le sang dans le Sud, la contestation s'étend
Des milliers d'opposants ont manifesté vendredi à Damas, à Hama plus au nord, et une nouvelle fois dans la région de Deraa, au sud, où la répression de la contestation du régime du président Assad aurait fait plus de 10 morts ce vendredi.
Publié le 25/03/2011
Répression meurtrière en Syrie : au moins 15 morts
Au moins quinze personnes ont été tuées mercredi à Deraa dans le sud de la Syrie, théâtre de manifestations sans précédent contre le pouvoir. Le gouverneur de cette ville a quant à lui été limogé. Les Etats-Unis se déclarent préoccupés.
Publié le 23/03/2011
Syrie : face à la répression, la protestation se renforce
Les forces de l'ordre auraient tué dimanche par balle un manifestant lors de la 3e journée de protestation à Deraa pour réclamer la levée de l'état d'urgence en vigueur depuis 48 ans. Des manifestants ont ensuite incendié le siège du parti Baas au pouvoir.
Publié le 20/03/2011
Des milliers de manifestants réclament la "révolution" en Syrie
Des milliers de personnes rassemblées à Deraa, dans le sud, ont scandé jeudi soir des slogans en faveur de la "liberté" et de la "révolution" dans leur pays. Face à la contestation, le président syrien Bachar al Assad a décidé de lâcher du lest.
Publié le 24/03/2011
Syrie : des funérailles tournent à la manifestation
Des milliers de Syriens ont participé samedi aux funérailles de 2 manifestants tués la veille, scandant des appels en faveur de la liberté. Les forces de sécurité ont fait usage de gaz lacrymogène pour les disperser. Il y aurait plusieurs blessés.
Publié le 19/03/2011
Répression sanglante au Yémen et en Syrie
Le Yémen a décrété vendredi l'état d'urgence après la mort de 52 personnes dans une manifestation de l'opposition. 4 manifestants ont été tués et des centaines blessés vendredi par les forces de l'ordre en Syrie. A Bahreïn, les autorités ont détruit le monument symbolique de la contestation.
Publié le 18/03/2011
Sanglante répression en Syrie
Une mosquée où étaient réunis des manifestants réclamant des réformes a été attaquée en cours de nuit par les forces de sécurité syriennes. Les autorités assurent pour leur part que les forces de l'ordre ont été attaqué&es par un "gang armé".
Publié le 23/03/2011
Syrie : les images amateurs des manifestations meurtrières
La ville de Deraa, épicentre de la contestation contre le régime syrien, a connu un vendredi meurtrier, alors que des dizaine de milliers de personnes ont défilé dans d'autres cités du pays. On compterait 22 morts parmi les manifestants, 19 du côté des forces de l'ordre.
Publié le 08/04/2011
Syrie : la contestation s'étend, répression sanglante
Plusieurs manifestants ont été tués vendredi lors de manifestations qui se sont étendues à plusieurs villes de Syrie, malgré l'annonce par les autorités de mesures de démocratisation.
Publié le 25/03/2011
Aussitôt après l'abrogation de cette loi, "toutes les personnes arrêtées en vertu de cette loi seront libérées", a assuré la conseillère d'Assad. Le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme Rami Abdelrahmane s'est félicité de la décision et estimé qu'environ 2.000 personnes devraient être ainsi libérées, dont tous ceux qui ont été condamnés par la Haute Cour de sûreté de l'Etat ou sont détenus sans mandat d'arrêt dans des locaux des services de sécurité.
L'armée entre à Lattaquié
Pour l'heure, si les informations parviennent difficilement (un journaliste de l'agence Reuters s'est même vu retirer son accrédition vendredi soir, accusé d'avoir fourni une couverture "non professionnelle et fausse" des événements en Syrie, tandis que deux autres journalistes de Reuters couvrant les manifestations ont disparu depuis samedi soir), les témoignages vont tous dans le même sens. Depuis quelques jours, la contestation, partie de Deraa dans le Sud, s'est propagée à de nombreuses villes du pays. A chaque fois brutalement réprimée. Dimanche, des renforts de l'armée ont été dépêchés à Deraa puis à Lattaquié pour déloger des insurgés qui tirent à partir de toits et de voitures contre les forces de sécurité et les passants, a indiqué la presse syrienne.
Parallèlement, les autorités ont encore libéré 16 personnes, dont Diana al Djaouabra, militante dont l'arrestation à la mi-mars avait entraîné des manifestations à Deera. Issue d'une grande famille syrienne, elle avait été arrêtée lors d'une marche silencieuse organisée à Damas pour réclamer la libération des détenus politiques. Un ressortissant américain, présenté par les médias syriens comme ayant incité à des protestations contre le pouvoir, a en revanche été arrêté à Damas, ont indiqué dimanche des médias officiels.
Le fief sunnite, coeur de la révolte
Samedi encore, deux Syriens ont été tués alors qu'ils tentaient d'incendier la représentation locale du parti Baas à Lattaquié, important port stratégique du nord-ouest du pays. Selon les autorités, "le bilan officiel samedi à Lattaquié est de dix membres des forces de sécurité et civils ainsi que deux hommes armés tués dans une agression contre les forces de l'ordre".
Le pouvoir a accusé les "extrémistes musulmans d'être derrière l'attaque, avec l'objectif de susciter des dissensions confessionnelles dans le pays". Le clan Assad appartient à la secte minoritaire alaouite, issue du chiisme. Deraa, d'où sont partis les troubles, est un bastion de la majorité sunnite du pays, qui dénonce le pouvoir et les richesses accumulées par cette élite minoritaire dans le pays. Lattaquié compte, elles, des sunnites, des alaouites et des chrétiens.
Après les condamnations de Washington, Paris et Londres, l'Union européenne a dénoncé à son tour la "brutale" réponse syrienne aux "exigences légitimes" des contestataires. En revanche, par question pour l'heure pour le Etats-Unis d'envisager une quelconque intervention en Syrie, a déclaré dimanche la secrétaire américaine d'Etat Hillary Clinton sur CBS.
Ailleurs
Au Yémen, petit pays pauvre et divisé sur un plan tribal en état de soulèvement depuis le mois de janvier, des combats ont opposé dimanche l'armée yéménite à des membres présumés d'Al-Qaïda qui ont réussi à prendre le contrôle de la ville de Jaar, dans la province d'Abyane (sud), un bastion du réseau extrémiste, a annoncé un responsable des services de sécurité. Le président Ali Abdallah Saleh, revigoré par une mobilisation de ses partisans, reste sourd aux appels à la démission, tandis que le secrétaire américain à la Défense Robert Gates a reconnu que sa chute ou son remplacement par un gouvernement "plus faible" poserait un "vrai problème" aux Etats-Unis dans la lutte contre Al-Qaïda. Pourtant, samedi, le président Saleh s'était dit prêt à partir tout en se présentant comme le dernier rempart contre le chaos et la division du pays, dans une interview à la télévision Al-Arabiya.
En Jordanie, près de 1.000 personnes ont participé dimanche dans le calme près de la capitale à l'enterrement du Jordanien décédé dans les violences vendredi à Amman, selon un photographe. Il s'agit du premier décès en Jordanie où des manifestations pour réclamer des réformes se poursuivent depuis trois mois.
A Bahreïn, le Wefaq, 1re formation de l'opposition chiite, a accepté l'offre de médiation du Koweït dans la crise politique que traverse le royaume, a annoncé dimanche l'un de ses représentants. Les forces de l'ordre bahreïnies ont mis fin le 16 mars à un soulèvement essentiellement chiite qui a amené le roi à proclamer la loi martiale et à demander une aide militaire à l'Arabie saoudite et aux Emirats arabes unis.
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