Le premier jour des examens trimestriels a viré au cauchemar. Une double explosion a frappé, mardi, l'université d'Alep, en Syrie, causant la mort d'au moins 52 personnes, en majorité des étudiants, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme. D'après le gouverneur Mohammad Wahid Akkad, "le bilan de l'attentat terroriste qui a visé nos étudiants s'élève pour le moment à 82 martyrs et plus de 160 blessés". Un bilan confirmé par un médecin à l'hôpital universitaire d'Alep puis par l'ambassadeur de la Syrie à l'Onu. Il s'agit de l'une des attaques les plus meurtrières depuis le début du conflit dans le pays, il y a 22 mois.
En parlant d'attentat "terroriste", les autorités font allusion aux insurgés. Mais il n'était pas possible de de déterminer avec certitude les responsables de la double explosion, rébellion et pouvoir s'en rejetant la responsabilité. Selon des militants anti-régime, l'attaque, qui a endommagé la faculté des Beaux-Arts et celle de l'architecture, est due à un raid aérien mené par les troupes du régime, mais une source militaire syrienne a assuré qu'elle avait été provoquée par deux missiles sol-air tirés par les rebelles et qui ont raté leur cible et sont tombés sur le campus. L'agence officielle Sana a elle fait état de "deux roquettes tirées par des terroristes" contre l'université située dans l'ouest d'Alep, la deuxième ville du pays divisée entre quartiers rebelles et autres aux mains de l'armée.
Des vidéos postées par des étudiants montrent la panique dans un bâtiment universitaire. Certains pleurent, tandis que des vitres brisées et des parties du plafond effondrées jonchent le sol. Des étudiants s'approchent de la porte d'entrée, mais quelqu'un leur crie de rester à l'intérieur. Malgré les combats, l'université d'Alep a ouvert ses portes à la mi-octobre. Elle est située dans un secteur contrôlé par l'armée et de nombreux déplacés ayant fui les combats y sont installés.










