En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation de cookies à des fins statistiques et de personnalisation. En savoir plus
×
ARCHIVES
DOSSIER : Révolte en Syrie

Syrie : l'ambassadeur russe à Paris dément avoir parlé d'un départ d'Assad


le 20 juillet 2012 à 15h30 , mis à jour le 20 juillet 2012 à 15h37.
Temps de lecture
3min
A lire aussi
Moyen-orientL'ambassade de Russie à Paris a précisé que les propos tenus dans la matinée par l'ambassadeur sur RFI, qui parlait d'un éventuelle mise à l'écart du président syrien, ont été "sortis de leur contexte".

L'ambassade de Russie à Paris a démenti vendredi après-midi que son ambassadeur, Alexandre Orlov, ait dit que Bachar al-Assad acceptait de quitter la Syrie et affirmé que les propos du diplomate avaient été "sortis de leur contexte".  Cité par l'agence de presse russe Interfax, le porte-parole de l'ambassade ajoute ne disposer "d'aucune d'information exclusive concernant la volonté d'Assad de démissionner".
 
Dans la matinée, Alexandre Orlov avait déclaré sur RFI que le président syrien "accepte de partir", ajoutant : "Mais partir d'une façon civilisée." À la question "Ne pensez-vous pas que Bachar al-Assad est aujourd'hui condamné à chuter ?", il avait aussi répondu : "Personnellement, je partage votre avis. Je crois que ça sera difficile pour lui de rester après tout ce qui s'est passé". "La signification des propos de l'ambassadeur était que Bachar al Assad pourrait partir ou quitter son poste, mais cette décision ne doit pas être prise par le Conseil de sécurité ou toute autre organisation, mais seulement par le président en personne et le peuple syrien", a rectifié le porte-parole.
 
A Damas, le ministère syrien de l'Information avait rapidement démenti que le président syrien ait l'intention de s'effacer, les allégations du diplomate russe étant selon lui "complètement dénuées de vérité".

Bataille de projets à l'ONU 

A l'ONU, la bataille diplomatique s'envenime entre Russes, alliés du régime  syrien, et Occidentaux qui veulent son départ, avec un nouveau projet de  résolution sur le sort de la mission d'observation de l'ONU dont le mandat expire vendredi. "Nous soutiendrons (ce projet) dans la mesure où nous avons participé à sa réalisation avec les Pakistanais", a déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Guennadi Gatilov.

L'autre projet, présenté par Londres, prolonge de 30 jours la mission d'observation mais précise qu'ensuite elle ne pourra être prolongée que si le régime retire ses armes lourdes. La veille, la Russie et la Chine avaient provoqué la colère des Occidentaux  en opposant pour la troisième fois leur veto à une résolution du Conseil de sécurité prévoyant des sanctions contre le régime, Washington promettant d'agir désormais "en dehors" du cadre de l'ONU dans ce dossier. Moscou et Pékin ont justifié leur décision en affirmant que la résolution "ouvrait la voie" à une intervention militaire en Syrie.

Commenter cet article

      Nous suivre :
      Voici à quoi pourraient ressembler les Champs-Elysées en 2025

      Voici à quoi pourraient ressembler les Champs-Elysées en 2025

      logAudience