Festival de Cannes

Syrie : l'Onu accuse les forces armées de crimes contre l'humanité


le 15 août 2012 à 18h39 , mis à jour le 15 août 2012 à 22h18.
Temps de lecture
3min
Le président syrien Bachar al-Assad.
Le président syrien Bachar al-Assad. / Crédits : AFP
Partager
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
À lire aussi
Moyen-orientLes forces gouvernementales syriennes et leur milice des Chabbiha ont commis des crimes contre l'humanité, souligne un nouveau rapport de la Commission d'enquête de l'ONU, accusant également l'opposition armée de crimes de guerre mais à moindre échelle.

Dans ce rapport de 102 pages diffusé mercredi à Genève, la Commission parle de "crimes contre l'humanité de meurtre et torture, crimes de guerre et violations flagrantes des droits de l'homme et des lois humanitaires" de la part des forces gouvernementales et des Chabbiha. La Commission d'enquête indépendante mandatée par le Conseil des Droits de l'Homme de l'ONU dénonce des "meurtres illégaux, des attaques indiscriminées contre les populations civiles et des actes de violence sexuelle". 

Elle accuse également les forces de la rébellion d'exactions : "Des crimes de guerre, incluant des meurtres, des assassinats extra judiciaires et des tortures ont été commis par les groupes armés anti-gouvernement. Toutefois ces violations et abus n'étaient pas de la même gravité, fréquence et échelle que ceux commis par les forces gouvernementales et les Chabbiha", poursuit le document qui sera examiné par le Conseil le 17 septembre. 

Application du droit international
 
La Commission annonce qu'elle soumettra à la fin de son mandat en septembre au Haut Commissaire aux droits de l'homme "une liste confidentielle d'individus et d'unités, considérés comme responsables de crimes contre l'humanité, violation des lois humanitaires et de violations flagrantes des droits de l'homme". Cette liste pourrait servir de base à d'éventuelles poursuites par le Tribunal Pénal International. Le rapport souligne aussi que la Commission considère désormais que la situation en Syrie a atteint "le niveau légal de conflit armé non international", l'expression diplomatique pour définir une guerre civile, ce qui entraîne l'application du droit international sur la guerre et une éventuelle implication du TPI. 
 
Le rapport réitère également ses conclusions présentées en juillet relatives à un massacre commis le 25 mai dans le village d'Al Houla affirmant que "les forces gouvernementales et les combattants Chabbiha sont responsables de la mort de plus de cent civils, dont presque la moitié étaient des enfants". La Commission note une "détérioration significative de la situation depuis le 15 février", avec l'extension de la violence armée à de nouvelles zones ainsi que le recours par les deux camps à "des tactiques plus brutales et à de nouvelles capacités militaires".

Au moins 30 morts dans un raid aérien

Mercredi sur le terrain, un nouveau raid aérien a touché une ville proche d'Alep. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), le raid mené par un avion qui a brisé le mur du son avant de tirer des missiles contre Azaz, une ville rebelle de 70.000 habitants près de la frontière turque, a fait au moins 31 morts et plus de 200 blessés.

Alors que la Syrie entre dans le 18e mois d'une révolte qui s'est militarisée face à la répression, faisant plus de 23.000 morts selon l'OSDH, les dirigeants du monde musulman devaient annoncer dans la soirée s'ils suspendent la Syrie de l'Organisation de la coopération islamique (OCI).

 

Commenter cet article

  • ic1980 : Vous avez raison si vous faites la moindre remarque à l'encontre de l'ONU ou des pays du golfe la censure est garantie !!!

    Le 16/08/2012 à 09h05
  • khrys83140 : Vaut mieux que je n'écrive rien à ce sujet!!!!!!!

    Le 15/08/2012 à 19h08

      Les dernières infos

      logAudience