Après plus de dix mois de révolte et des milliers de morts selon l'ONU, Paris, Londres, Berlin et plusieurs pays arabes ont présenté au Conseil de sécurité un projet de résolution sur la Syrie qui reprend les grandes lignes du plan annoncé le week-end dernier par la Ligue arabe. Ce plan prévoit un transfert du pouvoir du président syrien Bachar Al-Assad à son vice-président. La résolution exige également "que le gouvernement syrien mette immédiatement un terme à toutes les attaques et violations des droits de l'Homme" contre sa population civile.
Juppé : l'ONU doit sortir de son "silence scandaleux" sur la Syrie
La Ligue arabe a imploré mardi les Nations unies de sortir de leur inaction face à "la machine à tuer" du régime syrien, mais Damas et son allié russe ne semblaient pas prêts à céder à la pression mise par les pays occidentaux au Conseil de sécurité.
Publié le 01/02/2012
Syrie : Juppé et Clinton à l'Onu pour "convaincre" le Conseil de sécurité
Le ministre des Affaires étrangères est à New York pour convaincre la Russie de ne pas mettre son veto à une résolution condamnant la répression des manifestations hostiles au régime de Bachar al-Assad. Hillary Clinton et William Hague, ses homologues américain et britannique, sont également présents.
Publié le 31/01/2012
Syrie : combats près de Damas, résolution bloquée à l'Onu
Pour la première fois depuis le début de la contestation contre Bachar al-Assad en mars dernier, la banlieue de la capitale est le théâtre d'affrontements entre l'armée régulière et les rebelles de l'Armée syrienne libre.
Publié le 30/01/2012
Massacres en Syrie, bras de fer sur un projet de résolution
Alors qu'une partie des faubourgs à l'est de Damas est l'objet d'âpres combats entre des soldats déserteurs et l'armée syrienne, et que la ville de Rankous est pilonnée par des chars, les pays européens et arabes retravaillent leur projet de résolution sur la Syrie. La Russie reste inflexible.
Publié le 29/01/2012
Syrie : la mission des observateurs suspendue en raison des violences
La Ligue arabe a décidé de suspendre sa mission d'observation en Syrie en raison de la "recrudescence des violences", a annoncé officiellement samedi Nabil el-Arabi, le secrétaire général de cette organisation.
Publié le 28/01/2012
Syrie : l'armée se retire des villes, pas les snipers
Le secrétaire général de la Ligue arabe a affirmé lundi qu'il y avait toujours des tirs et des tireurs embusqués dans les villes rebelles de Syrie malgré la présence des observateurs sur le terrain.
Publié le 02/01/2012
Syrie : la Ligue arabe préconise "un départ" d'Assad et en appelle à l'Onu
Les observateurs arabes ont dévoilé, dimanche soir, les premiers résultats de leur mission en Syrie, qui va être prolongée. Ils appellent Bachar al-Assad à former un gouvernement d'union nationale dans les deux mois. Ils ont également demandé le soutien de l'Onu.
Publié le 22/01/2012
Le régime syrien annonce une amnistie générale
Le président syrien Bachar al Assad accorde une amnistie générale pour les crimes commis depuis le début de l'insurrection en Syrie, annonce dimanche l'agence de presse officielle Sana.
Publié le 15/01/2012
L'émir du Qatar favorable à l'envoi de troupes arabes en Syrie
Dans un entretien à la chaîne américaine CBS, l'émir du Qatar, Cheikh Hamad Ben Khalifa Al Thani, se dit favorable à l'envoi par les pays arabes de troupes en Syrie afin de faire cesser la violence dans ce pays.
Publié le 14/01/2012
Mais Moscou s'oppose à ce texte : "J'ai dit clairement que la Russie ne considérait pas ce projet de texte comme une base d'accord", a déclaré l'ambassadeur russe Vitali Tchourkine. "Cela ne veut pas dire que nous refusons de discuter". Mais "nous avons indiqué quelles étaient nos lignes rouges", a-t-il expliqué en citant l'opposition de Moscou à "toute indication de sanctions (..) et à l'imposition d'un quelconque embargo sur les armes" à destination de la Syrie. Il a aussi affirmé qu'il n'était pas question pour la Russie de "préjuger du résultat d'un dialogue politique en Syrie" en réclamant au préalable le départ du président Assad.
Une répression qui se durcit
Des experts doivent se réunir lundi pour préciser les points d'achoppement avent des négociations de fond prévues mercredi. Entre-temps, des responsables de la Ligue arabe, dont son secrétaire général Nabil al-Arabi, doivent exposer mardi les détails du plan arabe au Conseil de sécurité. L'ambassadeur français Gérard Araud a dit "espérer un accord sur une résolution à la fin de la semaine prochaine", tout en rappelant "la paralysie du Conseil de sécurité" sur ce dossier. En octobre, la Russie et la Chine avaient mis leur veto à un précédent texte condamnant la répression sanglante.
Ces difficiles discussions interviennent alors que, sur le terrain, le chef de la mission d'observation de la Ligue arabe en Syrie, le général soudanais Mohammed Ahmed Moustapha al-Dabi, a déclaré que les violences avaient augmenté "de manière importante" depuis mardi, en particulier à Homs, Hama et Idleb. Cette répression a encore tué 44 civils vendredi, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH): 19 à Naoua, dans la province de Deraa, 15 à Homs, trois à Douma et un à Hamourieh, un à Hama et cinq à Alep. Selon l'OSDH, c'est la première fois que des civils sont tués par les forces de sécurité à Alep, deuxième ville du pays, depuis le début de la révolte en mars 2011. Deux enfants figurent parmi les victimes de vendredi, et selon le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), au moins 384 enfants, en majorité des garçons, ont été tués depuis mars. En outre, douze membres des forces de sécurité ont été tués vendredi dans deux attentats les visant à Idleb et à Mazaïrib, près de Deraa, a annoncé l'OSDH, attribuant l'un des attentats à des déserteurs. Selon l'OSDH, 176 personnes ont été tuées à travers le pays depuis mardi, un total qui confirme la recrudescence des violences évoquée par le général Dabi.
Comme chaque vendredi depuis mars, les militants pro-démocratie avaient appelé les Syriens à manifester en masse contre le régime. Selon les comités locaux de coordination, 588 manifestations ont eu lieu à travers le pays, dont certaines ont été dispersées par des tirs des forces de sécurité. Le Conseil national syrien, qui regroupe la plupart des courants de l'opposition, a réclamé que le Conseil de sécurité "condamne les crimes du régime et s'engage à juger les criminels". Il a aussi appelé la communauté internationale à "assurer une protection internationale" aux civils.
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