En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies à des fins statistiques et de personnalisation. En savoir plus
×
ARCHIVES
DOSSIER : Révolte en Syrie

Syrie : les bombardements se poursuivent au lendemain de l'accord de Genève

Véronique Buonomano par
le 01 juillet 2012 à 14h05 , mis à jour le 01 juillet 2012 à 14h29.
Temps de lecture
3min
Un quartier de la ville d'Homs, bombardé par le régime syrien. Le 17.06.2012.

Un quartier de la ville d'Homs, bombardé par le régime syrien. Le 17.06.2012. / Crédits : AFP

À lire aussi
Moyen-orientLes violences ont fait au moins 21 morts dimanche en Syrie, au lendemain de la réunion de Genève, qui a abouti à un accord sur les principes d'une transition. Accord qualifié "d'échec" par la presse officielle syrienne et les opposants.

Les violences ont fait au moins 21 morts dimanche en Syrie, et des bruits d'explosions résonnaient à Damas, les forces du régime du président Bachar al-Assad continuant de bombarder des localités à la périphérie de la capitale au lendemain de l'accord sur la transition trouvé à Genève entre les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU, la Turquie, et des pays représentant la Ligue arabe. L'armée a visé avec des canons et des chars des localités de la Ghouta orientale, près de Damas, ont indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), basé au Royaume-Uni, et les Comités locaux de coordination (LCC), qui organisent la mobilisation des opposants sur le terrain.

La réunion "n'a pas été un succès" selon l'Iran

L'Iran a estimé dimanche que la réunion du Groupe d'action sur la Syrie "n'a pas été un succès" du fait notamment de l'absence de Téhéran. "Il y a eu de fortes tensions entre la Russie et les Etats-Unis lors des réunions d'experts (...) et la réunion de Genève, comme les précédentes, n'a pas été un succès en raison de l'absence de la Syrie (gouvernement, ndlr) et des nations ayant une influence sur les événements dans ce pays", a déclaré  Hossein Amir-Abdollahian, vice-ministre des Affaires étrangères, à la télévision d'Etat.

L'accord de Genève sur la Syrie contient "quelques éléments positifs" mais le plan d'ensemble est "trop vague" a jugé dimanche Bassma Kodmani, porte-parole du Conseil national syrien (CNS), principal regroupement de l'opposition syrienne. Elle a cité deux "éléments positifs". "Le premier est que la déclaration finale indique que les participants sont tombés d'accord pour dire que la famille Assad (du président Bachar al-Assad) ne peut plus diriger le pays et qu'elle ne peut donc pas conduire la période de transition".

"Le second point positif est qu'il y a accord pour dire que la transition doit répondre aux aspirations légitimes du peuple syrien. Cette expression pour nous signifie le départ d'Assad puisque les Syriens se sont déjà exprimés en ce sens", a-t-elle ajouté. "Mais des éléments importants demeurent trop implicites et trop ambigus et le plan trop vague pour entrevoir une action réelle et immédiate", a-t-elle poursuivi. "Nous sommes complètement opposés au fait que l'arrêt de la violence ne soit pas un préalable au processus politique", a ajouté la porte-parole.

La "pire prise de position internationale jamais annoncée"

L'ancien chef du SNC et actuel membre du bureau exécutif, Burhan Ghalioun, a contesté les propos de Mme Kodmani, affirmant qu'ils ne représentent pas la position officielle du mouvement. La déclaration de Genève "constitue la pire prise de position internationale jamais annoncée lors de discussions sur la Syrie", a-t-il dit à la télévision Al Arabiya, précisant que le CNS publierait un communiqué  officiel sur cette réunion de Genève.

Les Comités locaux de coordination (LCC), qui organisent la mobilisation sur le terrain, ont estimé que les "tournures obscures" employées dans l'accord permettaient au régime "de jouer avec le temps" pour continuer "les massacres". La presse officielle syrienne a elle aussi parlé d'"échec". "Aucun règlement de la crise n'aboutira s'il n'est pas basé sur l'avis du peuple syrien, source de la légalité. Les Syriens sont capables d'engager un dialogue national où il n'y a pas de place pour les pays voisins et les autres pays plus lointains, en particulier ceux qui incitent à tuer les Syriens", selon le journal du parti au pouvoir, al-Baas.

Commenter cet article

  • inspatatrac : Ah oui mais attention! Les bisounours ont dit: "Bachar Al-Assad" doit partir...donc tout est regle...

    Le 01/07/2012 à 17h04
      Nous suivre :
      "Fire challenge", le nouveau défi Facebook : une victime témoigne

      "Fire challenge", le nouveau défi Facebook : une victime témoigne

      logAudience