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DOSSIER : Révolte en Syrie

Syrie : les insurgés ciblent l'aviation d'Assad


le 01 septembre 2012 à 10h56 , mis à jour le 01 septembre 2012 à 10h58.
Temps de lecture
3min
Syrie : les rebelles abattent un hélicoptère de l’armée - vidéo

Touché par un projectile lors d'un violent échange de tirs entre insurgés et forces syriennes, l'appareil a pris feu et s'est écrasé dans une ruelle du quartier résidentiel de Kaboun, à Damas, alors qu’il bombardait les habitants, selon les rebelles. / Crédits : LCI

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Moyen-orientLes insurgés syriens ont multiplié samedi leurs attaques contre des positions du régime de Bachar al-Assad, concentrant leurs opérations contre les infrastructures de l'armée de l'air.

Si Bachar al-Assad ne dirige de fait plus une partie de la Syrie, passée sous le contrôle des rebelles, son aviation continue à y faire quotidiennement des ravages. Voilà pourquoi, depuis quelques jours, les actions des insurgés visent notamment les aéroports militaires. Leur but : affaiblir l'armée de l'air. Ils affirment avoir ainsi détruit une dizaine d'hélicoptères et d'avions. Ils se sont même emparés vendredi soir du principal bâtiment d'une base aérienne abritant les armes anti-aériennes à Boukamal, une grosse ville dans la province de Deir Ezzor, à la frontière irakienne, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). "C'est un point important pour les insurgés", a commenté Rami Abdel Rahmane, président de l'OSDH. Selon des informations qui n'ont pas pu être vérifiées par l'OSDH, les insurgés auraient mis la main sur des missiles anti-aériens. A l'issue de cette opération, au moins 16 soldats, dont des officiers, ont été capturés, selon l'ONG.

Toujours à Boukamal, les rebelles ont attaqué le bâtiment de la sécurité militaire ainsi que l'aéroport militaire de Hamdane. Les rebelles, qui tiennent déjà le poste-frontière de Boukamal depuis la mi-juillet, tentent de prendre le contrôle total de cette ville dont plusieurs secteurs sont entre leurs mains. A Idleb, dans le Nord du pays, les insurgés tiennent une partie de l'aéroport d'Abou el-Zouhour, l'une des deux plus importantes bases aériennes de la province. Dans la même région, ils ont détruit samedi un barrage de l'armée à Harem, dont des véhicules lourds, selon l'OSDH. Quatre autres soldats ont péri dans l'attaque d'un barrage dans la province de Hama.

"Lakhdar : mission impossible 2"

Mais selon l'agence officielle Sana, les troupes du régime ont détruit de leur côté plusieurs positions de "terroristes" et capturé et tué nombre d'entre eux dans les provinces d'Idleb et d'Alep au cours des dernières 24 heures. Depuis le début de la révolte en mars 2011, les autorités assimilent les rebelles à des "terroristes" appuyés par l'étranger.

Les violences ont fait vendredi, jour traditionnel des manifestations contre le régime, 125 morts, dont 74 civils, selon l'OSDH. Des violences auxquelles le nouvel émissaire pour la Syrie Lakhdar Brahimi va tenter de mettre fin, même si l'opposition reste sceptique quant au succès de cette difficile mission. Lors des manifestations de vendredi, des Syriens ont raillé le nouveau médiateur, après l'échec de son prédécesseur Kofi Annan. "Lakhdar : mission impossible 2", commentait une pancarte à Idleb. L'émissaire prend officiellement ses fonctions ce samedi au siège de l'ONU à New York.

Aucune issue n'est en vue après plus de 17 mois d'une révolte qui s'est militarisée face à la répression, et de violences qui ont fait plus de 26.000 morts, en majorité des civils, selon l'OSDH. Après de vains appels au départ du président Assad, fermement soutenu par Moscou, Pékin et Téhéran, les pays occidentaux se concentrent désormais sur le volet humanitaire. La France a appelé vendredi "tous les donateurs à se mobiliser" pour renforcer l'aide aux réfugiés. Selon l'ONU, il y a au moins 1,2 million de déplacés en Syrie et près de 229.000 réfugiés officiellement enregistrés dans les pays voisins (Turquie, Jordanie, Liban et Irak). La Russie a pour sa part estimé qu'il était "naïf" de penser que le président syrien allait cesser le feu en premier.

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  • vingas : Ils doivent être quand même bien armés pour arriver à cela ...

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