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DOSSIER : Révolte en Syrie

Syrie : les observateurs à Houla au lendemain du massacre


le 26 mai 2012 à 12h43 , mis à jour le 26 mai 2012 à 12h45.
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3min
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Moyen-orientLes observateurs de l'ONU, déployés en Syrie pour surveiller un cessez-le-feu quotidiennement violé, se sont rendus samedi dans la région de Houla au lendemain de violences meurtrières perpétrées par les forces du régime, qui auraient fait près de 100 morts selon l'opposition syrienne.

L'attaque des forces gouvernementales dans la région de Houla met cruellement en lumière l'impuissance des observateurs de l'ONU, face aux violences quotidiennes perpétrées en Syrie malgré l'existence officielle d'un cessez-le-feu. Samedi matin, il se sont rendus sur les lieux, au lendemain de ce qui a été qualifié de "massacre" par toutes les composantes de l'opposition syrienne. Lesquelles n'avaient pas manqué de se demander, dès la veille, à quoi pouvaient bien servir des observateurs lorsqu'ils ne se rendent même pas sur place pour observer des bombardements pourtant largement signalés...

L'Armée syrienne libre (ASL, formée de soldats déserteurs) a appelé samedi les "pays amis" de l'opposition à lancer des "raids aériens" contre les forces du président Bachar al-Assad, après le "crime" perpétré à Houla. L'OSDH a dénoncé l'inaction de la communauté internationale et de la Ligue arabe, les qualifiant de "complices du régime syrien dans le massacre de Houla". Le Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l'opposition, a pressé dans un communiqué le Conseil de sécurité de l'ONU de convoquer une réunion d'urgence "pour examiner la situation à Houla et pour déterminer les responsabilités des Nations unies face à de tels massacres".

Des chars à Alep

Mais Houla n'est pas le seul lieu des violences, loin s'en faut. Selon l'OSDH, plus de 100 personnes ont été tuées par les forces du régime depuis vendredi, journée qui a connu de très importantes manifestations contre le régime dans l'ensemble du pays et en particulier à Alep, deuxième ville du pays. Restée longtemps à l'écart de la contestation, la cité a connu vendredi des rassemblements de dizaines de milliers de personnes, du jamais vu depuis le début de la révolte contre le président Bachar al-Assad en mars 2011, selon Rami Abdel Rahmane. Face à cette situation, des blindés de l'armée sont entrés pour la première fois dans les rues d'Alep, selon l'OSDH. A la frontière avec la Turquie, des hélicoptères des forces gouvernementales ont aussi mené pour la premières fois des raids sur les zones rebelles kurdes, a indiqué OSDH, faisant état d'une vingtaine de blessés parmi les habitants.

Alors que la trêve qu'il avait négociée il y a un mois et demi est quotidiennement violée, l'émissaire international Kofi Annan devrait se rendre en Syrie en début de semaine prochaine, selon des diplomates. Vendredi, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, avait prévenu que les opposants au régime contrôlaient désormais des parties "importantes" de certaines villes de Syrie, où le risque d'un conflit à grande échelle s'accroît.

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  • inthegame : Mais c'est horrible de tuer des enfants comme ca!!

    Le 27/05/2012 à 01h56
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      Cette année, la plus belle femme du monde est...

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