En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation de cookies à des fins statistiques et de personnalisation. En savoir plus
×
ARCHIVES
DOSSIER : Révolte en Syrie

Syrie : où en est le "plan à la Yéménite" ?

Edité par
le 08 juin 2012 à 11h58 , mis à jour le 08 juin 2012 à 12h02.
Temps de lecture
3min
Bachar al-Assad, le 30 mars 2011

Bachar al-Assad, le 30 mars 2011 / Crédits : Abacapress.com

A lire aussi
Moyen-orientComme au Yémen, les Etats-Unis poussent à un plan prévoyant le départ de Bachar al-Assad, qui serait remplacé, à l'instar du président yéménite Ali Abdallah Saleh, par un ou plusieurs membres du régime actuel. La Russie ne s'oppose plus à cette solution.

La situation en Syrie peut-elle se régler uniquement par le départ de Bachar al-Assad, sans changement de régime ? Cette solution, longtemps écartée par les Occidentaux qui souhaitaient la fin de la domination du parti Baas, semble désormais prendre de plus en plus de poids. Elle rappelle beaucoup ce qui s'est passé au Yémen. En février dernier, après un an de révolte, Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 1979, a cédé son poste, sous la pression de son allié américain, à son vice-président, Abd Rabbou Mansour Hadi.
 
Depuis fin mai, les Etats-Unis poussent donc à l'adoption du même schéma en Syrie. Problème : alors qu'Ali Abdallah Saleh dépendait en grande partie de Washington, notamment pour lutter contre Al-Qaïda dans la Péninsule arabique, les Etats-Unis n'ont aucun moyen de pression, directe ou indirecte, sur Bachar al-Assad. Seul un feu vert de la Russie, vivement critiquée par la communauté internationale depuis le massacre de Houla, pourrait donc permettre à cette solution de prendre forme. Cette semaine, pour la première fois, elle a cependant lancé quelques signaux positifs laissant envisager qu'elle serait prête à "lâcher" son allié. 

Si les Syriens sont d'accord...
 
Mardi, elle a tout d'abord indiqué qu'elle ne posait pas "comme condition qu'Assad devait nécessairement rester au pouvoir à la fin du processus politique". Jeudi soir, son  vice-ministre russe des Affaires étrangères, Mikhaïl Bogdanov, est encore allé plus loin, en annonçant clairement que son pays serait prêt à accepter ce "plan à la yéménite". A une condition : que les Syriens soient d'accord avec ce scénario et qu'ils le mettent en place eux-mêmes. "Au Yémen, ce plan a été mis au point et accepté par les Yéménites eux-mêmes", a-t-il rappelé.
 
Barack Obama et Vladimir Poutine devraient discuter directement de cette mise à l'écart du président syrien au G20 de Mexico les 18 et 19 juin. Reste aussi à savoir si Bachar al-Assad possède encore assez d'influence à Damas parmi les dignitaires du régime pour éviter ce renversement diplomatique.

Commenter cet article

  • deflo : Avec un tel plan ils pourraient garder leur base militaire. Ils ont du réaliser que Bachar al-Assad n'est qu'un instrument, un engrenage dans le système politique qui ne vaut rien en tant qu'individu, et pourrait être remplacé par n'importe qui.

    Le 08/06/2012 à 13h42
  • laukar92 : Et par quel miracle, les russes viennent t'ils de changer d'avis ?

    Le 08/06/2012 à 12h36
      Nous suivre :
      Document - Henry : « Sans mon père, je n’en serais pas là »

      Document - Henry : « Sans mon père, je n’en serais pas là »

      logAudience