Un jeune manifestant brandissant un appel à la communauté internationale lors d'un défilé anti-régime à al-Qsair (3 février 2012) © A.F.P. / A. Romenzi
- Massacres à Homs : les images - 01 min 12 s
Assad présente son "projet" de Constitution pour la Syrie
Le président syrien a présenté, mercredi, son projet de nouvelle Constitution pour le pays. Au menu: la fin de la primauté du Baas et l'élection du chef de l'Etat pour deux mandats consécutifs. Le texte devrait être soumis au référendum le 26 février et est déjà salué par Moscou. Le tout, à la veille d'une nouvelle réunion du Conseil de sécurité de l'Onu.
Publié le 15/02/2012
Syrie : la Ligue arabe veut l'envoi de Casques bleus, Damas parle d'"hystérie"
Réunis dimanche au Caire, les ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe ont examiné un projet de résolution concernant la Syrie. Le texte prévoit notamment la fin de la mission des observateurs arabes et préconise l'envoi de soldats de l'Onu sur le terrain. Des décisions que refus "catégoriquement" la Syrie qui parle de l'"hystérie" de certains pays arabes.
Publié le 12/02/2012
Syrie : la Ligue arabe veut renvoyer ses observateurs, Sarkozy appelle Medvedev
Alors que le pouvoir syrien a bombardé sans relâche la ville rebelle de Homs faisant 50 morts, la Ligue arabe en appelle à l'ONU pour dépêcher une mission conjointe. Nicolas Sarkozy a demandé mercredi à Dmitri Medvedev son "plein soutien" au plan de la Ligue arabe.
Publié le 09/02/2012
Syrie : le coup de fil entre Sarkozy et Medvedev
Nicolas Sarkozy a demandé mercredi par téléphone au président russe Dmitri Medvedev son "plein soutien" au plan de la Ligue arabe afin de convaincre le numéro un syrien Bachar al-Assad de quitter le pouvoir, a rapporté l'Elysée.
Publié le 08/02/2012
Violences en Syrie : les ambassadeurs rappelés les uns après les autres
Alors que Washington a fermé son ambassade lundi, Paris, Londres et d'autres pays européens rappelaient mardi leurs ambassadeurs pour les consulter. Le ministre russe des Affaires étrangères a rencontré Bachar al-Assad mardi. Il lui aurait affirmé la tenue d'un référundum sur une nouvelle Constitution.
Publié le 07/02/2012
Syrie : "coup de pied au cul" ou "hystérie" ?
"Des cultures politiques qui méritent des coups de pied au cul" selon Gérard Longuet, une "réaction indécente et hystérique de l'Occident" pour la Russie : les échanges verbaux deviennent de plus en plus acerbes après le rejet de la résolution contre Bachar al-Assad en raison des vetos russe et chinois.
Publié le 06/02/2012
Syrie : Paris et Washington promettent de durcir les sanctions
Au lendemain du veto russe et chinois, synonyme de résolution bloquée, Hillary Clinton a annoncé dimanche que les Etats-Unis allaient travailler à renforcer les sanctions contre la Syrie. Des propos validées quelques heures plus tard par son homologue français Alain Juppé.
Publié le 05/02/2012
Syrie : Chine et Russie opposent leur veto à l'Onu, aucune résolution votée
Pékin et Moscou ont opposé, samedi, leur veto au Conseil de sécurité de l'Onu à un projet de résolution visant à condamner la répression sanglante en Syrie. De son côté, Damas accuse l'opposition d'avoir pilonné Homs la veille afin d'influencer l'Onu.
Publié le 04/02/2012
Juppé : l'ONU doit sortir de son "silence scandaleux" sur la Syrie
La Ligue arabe a imploré mardi les Nations unies de sortir de leur inaction face à "la machine à tuer" du régime syrien, mais Damas et son allié russe ne semblaient pas prêts à céder à la pression mise par les pays occidentaux au Conseil de sécurité.
Publié le 01/02/2012
Syrie : Juppé et Clinton à l'Onu pour "convaincre" le Conseil de sécurité
Le ministre des Affaires étrangères est à New York pour convaincre la Russie de ne pas mettre son veto à une résolution condamnant la répression des manifestations hostiles au régime de Bachar al-Assad. Hillary Clinton et William Hague, ses homologues américain et britannique, sont également présents.
Publié le 31/01/2012
Massacres en Syrie, bras de fer sur un projet de résolution
Alors qu'une partie des faubourgs à l'est de Damas est l'objet d'âpres combats entre des soldats déserteurs et l'armée syrienne, et que la ville de Rankous est pilonnée par des chars, les pays européens et arabes retravaillent leur projet de résolution sur la Syrie. La Russie reste inflexible.
Publié le 29/01/2012
Syrie : la pression des pays occidentaux
La Ligue arabe a imploré mardi les Nations unies de sortir de son inaction face à "la machine à tuer" du régime syrien, qui a fait au moins 5.000 morts depuis mars dernier, mais Damas et son allié russe ne semblaient pas prêts à céder à la pression mise par les pays occidentaux au Conseil de sécurité.
Publié le 01/02/2012
Si le bilan reste provisoire et toujours difficile à confirmer de source indépendante, les dernières heures auront probablement été les plus meurtrières depuis le début de la contestation en Syrie. Le Conseil national syrien, qui regroupe la plupart des courants de l'opposition, a affirmé samedi que 260 civils avaient été tués à Homs dans la nuit, en évoquant un "terrifiant massacre". Auparavant, l'Observatoire syrien pour les droits de l'homme, basé à Londres, avait parlé d'au moins 217 morts. Les Comités locaux de coordination, autre émanation de la contestation, avaient avancé un bilan similaire.
Ce bain de sang aurait été provoqué, selon les opposants, par des bombardements déclenchés à partir de vendredi soir par les forces armées syriennes contre la ville, un des épicentres de la contestation du régime. Des habitants de Homs contactés depuis l'extérieur ont déclaré que les tirs d'artillerie et de mortier avaient débuté vers 20 heures locales contre le quartier de Khalidya. "Nous ne recevons aucune aide, il n'y a pas d'ambulances, rien. Nous retirons les corps à main nue", a dit un activiste joint en pleine nuit. "Nous avons extrait au moins 100 corps jusqu'à présent, ils reposent à l'intérieur de deux mosquées". Les deux seuls hôpitaux de campagne accessibles aux blessés, a-t-il ajouté, ne peuvent recevoir chacun que trente patients, alors qu'il y aurait un demi-millier de blessés. Selon Alain Juppé, les autorités syriennes "ont franchi un pas supplémentaire dans la sauvagerie" à Homs.
Que fera la Russie ?
Mais le régime de Damas nie vigoureusement une telle offensive, et a affirmé samedi matin que les civils tués dans la nuit l'avaient été par des hommes armés. "Une source de presse dément le pilonnage par l'armée de certains quartiers de Homs, colporté par les chaînes de télévision qui incitent" à la violence, a précisé Sana. L'agence a accusé les hommes armés responsables, selon elle, de ces kidnappings et meurtres de civils, de "vouloir exploiter ces informations pour (faire pression) au Conseil de sécurité" de l'ONU qui tente de mettre au point une résolution condamnant la répression en Syrie.
Précisément, ce nouveau développement dans la répression menée par le régime intervient alors que le Conseil de sécurité des Nations unies s'apprête à se réunir ce samedi pour tenter d'adopter un projet de résolution soutenant le plan de sortie de crise de la Ligue arabe, qui appelle Bachar al Assad à se démettre de ses fonctions. La réunion devrait débuter dès 10 heures, heure de New York (soit 16 heures, heure française), selon les dernières informations communiquées par l'ONU. Des diplomates reconnaissent qu'ils ignorent si la Russie votera le texte, s'abstiendra ou opposera son veto, comme elle l'a fait début octobre avec la Chine sur un précédent projet de résolution qui aurait condamné la répression en cours en Syrie depuis mars de l'année dernière.
Sur son compte Twitter (@franceonu), la délégation française à l'ONU a dit espérer que tous les membres du Conseil de sécurité voteraient en faveur de la résolution et apporteraient leur soutien à l'initiative de paix de la Ligue arabe. Le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé a ainsi estimé, dans un communiqué, que "ceux qui freineraient l'adoption d'une telle résolution prendraient une lourde responsabilité devant l'histoire". Et des diplomates ont estimé qu'en raison des événements de Homs, les Russes auraient du mal à justifier un veto. "Comment oseraient-ils avec ce qui se passe à Homs ?", interroge un diplomate.
Avant le bombardement à Homs, les activistes syriens avaient fait état d'au moins 18 morts en Syrie dans la journée de vendredi, notamment à Hama où un homme a été tué lorsque les forces de sécurité ont dispersé une manifestation commémorant le massacre commis il y a trente ans dans cette ville du centre-ouest : en février 1982, déjà, les forces du président Hafez al Assad, père de l'actuel chef de l'Etat, avaient écrasé un soulèvement dans le sang. Mais l'ampleur atteinte par le massacre à Homs a horrifié les opposants au régime d'Assad. A Hama, à Idlib, des centaines de Syriens seraient descendus dans les rues alors que se propageaient des vidéos tournées dans Homs, rapportent des activistes. "Homs est bombardé, et vous, vous dormez ?", ont scandé les manifestants à Idlib, non loin de la frontière turque. A Zabadani, près de la frontière libanaise, à l'est de Damas, des habitants ont fait état de bombardements et d'affrontements. A l'étranger, des ambassades syriennes ont été prises pour cibles. Au Caire, des Syriens ont fait irruption dans la nuit de vendredi à samedi dans l'ambassade de Syrie. Samedi à l'aube, le calme était revenu autour de l'enceinte, protégée par un cordon de policiers égyptiens mais une partie de l'ambassade a été incendiée et des meubles et équipements divers ont été détruits. Des rassemblements ont également été signalés devant les ambassades syriennes à Londres, Berlin et Washington.
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