A la demande de la France, qui assure la présidente tournante du Conseil de sécurité pour encore quelques jours, le Conseil de sécurité de l'Onu se réunit ce jeudi au niveau des ministres des Affaires étrangères pour tenter de trouver une solution à la crise en Syrie. Laurent Fabius, qui représentera la France, espère notamment profiter de l'occasion pour apporter des solutions concrètes sur le plan humanitaire et relancer un processus diplomatique au point mort.
Mais une avancée spectaculaire paraît cependant d'autant moins probable que les Etats-Unis n'assisteront pas à la réunion et que la Russie pourrait la bouder elle aussi. Hillary Clinton, la chef de la diplomatie de Barack Obama, ne sera pas là puisque l'administration américaine considère que de telles réunions auront peu de sens tant que la Russie soutiendra Bachar al-Assad. De son côté, Sergueï Lavrov, le ministre des Affaires étrangères de Vladimir Poutine, ne devrait pas être là non plus, comme pour rappeler l'opposition persistante de Moscou aux options préconisées par l'Onu.
Assad refuse une zone tampon
Bref, alors qu'aucune issue politique ne se dessine, l'ordre du jour de cette réunion est surtout centré la question des réfugiés (environ 300.000 selon les derniers chiffres) qui ne cessent d'affluer dans les pays voisins de la Syrie, et notamment la Turquie. Mais, même ce point, la situation semble bloquée : Ankara demande notamment l'établissement de zone tampon à l'intérieur même de la Syrie. Evidemment, Damas refuse, comme l'a encore redit Bachar al-Assad mercredi. La mise en place d'une zone de sécurité nécessiterait donc une forme d'intervention militaire et il est peu probable que le rendez-vous de jeudi permette de progresser en ce sens.
Bref, la réunion se bornera sur l'aide à apporter aux associations et aux personnes œuvrant sur le terrain ainsi que sur les moyens d'atténuer la pression pesant sur les pays frontaliers confrontés à un afflux de réfugiés.









