Tout ça pour ça ! Depuis le début de l'été, le Conseil de sécurité des Nations unies était penché sur un texte condamnant la répression en Syrie. Les Occidentaux -France, Etats-Unis, Allemagne, Royaume-Uni et Portugal- voulaient une résolution forte contre Bachar al-Assad. Celui-ci était défendu par la Russie et la Chine, qui menaçaient d'opposer leur veto.
Répression en Syrie : ce que réclame la Ligue arabe
La Ligue arabe attend ce lundi la réponse de la Syrie à son plan. Elle y réclame l'arrêt "immédiat" de la violence, le retrait des chars des rues et un dialogue entre le régime et l'opposition au Caire.
Publié le 31/10/2011
Assad menace et promet "un séisme" en cas d'intervention occidentale
Dans un entretien au journal britannique The Sunday Telegraph, le président syrien a estimé que la Syrie était "différente" des pays ayant vécu le printemps arabe. Et a affirmé qu'en cas d'intervention des Occidentaux, "la Syrie n'hésitera pas à embraser toute la région".
Publié le 30/10/2011
"La Syrie est une oasis d'impunité"
TEMOIGNAGE - En prison au début du soulèvement, Muhanad Alhasani (à gauche), avocat syrien, a été libéré en juin dernier. Honoré par le barreau de Paris, il dénonce l'inaction de la communauté internationale face à la répression menée par le régime de Bachar al-Assad.
Publié le 27/10/2011
Syrie : la mort de Kadhafi alimente la contestation
La mort de Mouammar Kadhafi a poussé les manifestants syriens à braver une nouvelle fois vendredi le dispositif militaire pour réclamer le départ de Bachar al Assad. Une quinzaine de manifestants avaient été tués à la mi-journée.
Publié le 21/10/2011
Annoncée morte, une jeune femme réapparaît à la TV syrienne
Elle était devenue un symbole de la répression en Syrie. Une jeune femme de 18 ans, que l'on croyait morte dans des circonstances atroces, est apparue à la télévision officielle pour démentir sa propre disparition. Une révélation qui surprend les organisations de défense des droits de l'Homme.
Publié le 06/10/2011
Syrie : "nous avons besoin d'aide. C'est votre responsabilité"
De passage à Paris, Haytam Al-Maleh, l'une des figures de la dissidence syrienne, appelle la communauté internationale à intervenir pour stopper ce qu'il qualifie de "bain de sang". "S'ils continuent, il ne restera bientôt que des enfants en Syrie", affirme-t-il.
Publié le 28/09/2011
Pour éviter ce blocage, le contenu de la résolution initiale a été sérieusement édulcoré. Après de longues discussions en coulisses, le terme "sanctions" avait ainsi été soigneusement évité, pour être remplacé par "mesures ciblées". C'était donc encore trop fort pour la Chine et surtout la Russie. Moscou souhaitait simplement mettre l'accent sur la nécessité du dialogue politique en Syrie et que la pression soit mise aussi bien sur l'opposition que sur le pouvoir en place.
Résultat : le projet de résolution a certes bien obtenu mardi soir les neuf voix nécessaires pour être adopté. Ce n'était d'ailleurs pas gagné d'avance car les Occidentaux devaient aussi convaincre au moins quatre membres non permanents. Mais, comme beaucoup de diplomates le craignaient, la Russie et la Chine ont tout fait capoter en apposant leur veto de membre permanent. Les pays émergents -Afrique du Sud, Brésil, Inde- et le Liban, voisin de la Syrie, se sont pour leur part abstenus.
Juppé : "un triste jour"
Sans surprise, les Occidentaux ont vivement réagi. Et pour une fois, ils n'ont pas usé de l'habituelle langue de bois diplomatique. Ban Ki Moon "regrette" cet échec, les Etats-Unis se disent "furieux", l'Allemagne juge "l'échec très regrettable", la France, par la voix d'Alain Juppé, son ministre des Affaires étrangères, parle d'un "triste jour pour le peuple syrien et le Conseil de sécurité". La Russie affirme pour sa part que "la menace de sanctions était inacceptable" tandis que la Chine estime que la résolution "n'aurait pas amélioré la situation en Syrie". Se défendant également d'être l'"avocate d'Assad", la Russie a invité des représentants de l'opposition à se rendre à Moscou.
Au-delà de ce rejet, les Occidentaux ont au moins atteint l'un de leurs objectifs : placer la Russie et la Chine devant leurs responsabilités en les forçant à utiliser leur veto puisque la majorité nécessaire à l'adoption du texte a été obtenue. Il s'agit du premier veto russo-chinois depuis celui qui avait bloqué des sanctions contre Robert Mugabe, le président du Zimbabwe, en juillet 2008.
| L'opposition syrienne en France va donner de la voix |
Une "Semaine de Solidarité avec le Peuple syrien" aura lieu toute la semaine prochaine à Paris. Lundi 10 octobre, une soirée baptisée "La Syrie... vers la liberté" est notamment programmée au théâtre de l'Odéon. Des opposants syriens seront aussi reçus à l'Assemblée nationale, au Sénat ou encore par les ambassadeurs sud-africain, indien et brésilien, pays membres du Conseil de sécurité de l'Onu qui se sont abstenus mardi soir lors du vote sur la résolution. Un rassemblement devant l'ambassade russe est également prévu. Enfin, samedi 15 octobre, une manifestation se tiendra entre la Place de la République et la Place de la Bastille, avec des politiciens et des syndicalistes français. |
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