Trêve plus que fragile entre Israël et Gaza

le 31 octobre 2011 à 00h51 , mis à jour le 31 octobre 2011 à 00h56

La trêve entre Israël et les factions palestiniennes de Gaza ne tient qu'à un fil après la flambée de violence de ces derniers jours. Dimanche soir, les deux camps étaient fébriles après le bilan de ces attaques qui ont fait 11 morts.

[Expiré] Israel © AFP

Ce sont les affrontements les plus sanglants depuis l'instauration d'une trêve tacite entre les organisations paramilitaires de Gaza et Israël fin août. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a appelé Israël à la "retenue maximale" tout en condamnant les tirs de roquette depuis Gaza.

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L'armée israélienne a confirmé qu'un appareil de l'armée de l'air avait visé dimanche après-midi un commando qui s'apprêtait à lancer des roquettes contre Israël. Durant ce raid, un membre de l'aile militaire du Front démocratique de libération de la Palestine (FDLP), petite organisation nationaliste d'extrême gauche, a été tué et un autre grièvement blessé, près de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza.

Cette frappe a porté à dix le nombre des Palestiniens tués à Gaza ces dernières 24 heures, dont neuf activistes du groupe radical Jihad islamique. Un Israélien est décédé de ses blessures samedi soir à la suite de tirs de projectiles contre le sud d'Israël.

Médiation égyptienne pour la trêve 

Tôt dimanche matin, les mouvements palestiniens de Gaza s'étaient engagés à rétablir le cessez-le feu avec Israël, à la suite de l'intervention des services de renseignement égyptiens.  Mais trois roquettes ont explosé dimanche soir dans le sud d'Israël, sans faire ni victime ni dégât, a indiqué un porte-parole de l'armée. Durant la nuit, l'aviation israélienne a mené un raid à Khan Younes qui n'a pas fait de victime, selon des témoins palestiniens.

Le Jihad islamique, qui a revendiqué la plupart des récents tirs, s'est dit "engagé par la trêve". "Nous sommes liés par les efforts égyptiens mais (nous nous réservons) le droit de répondre à toute escalade à venir", a expliqué un porte-parole du Jihad islamique, soulignant que "le retour au calme dépendra du comportement de l'occupant (Israël, ndlr) sur le terrain".

Dans un communiqué, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a assuré qu'"il n'y a pas de cessez-le-feu". "Je promets que l'autre camp paiera un prix plus cher encore que maintenant jusqu'à ce qu'il arrête de tirer", a répété M. Netanyahu. Le service de la défense passive de l'armée a pour sa part annoncé dans la soirée qu'il autorisait la réouverture des établissements scolaires lundi. Mais, selon la radio militaire, la plupart des municipalités du sud d'Israël ont décidé de maintenir ces établissements fermés de crainte de tirs de roquettes.

le 31 octobre 2011 à 00:51
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2 Commentaires

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  • alzoo, le 31/10/2011 à 07h09

    Mais helas c est comme cela chaque saison et chaque annee avec la bande de gaza

  • Jules, le 31/10/2011 à 06h34

    Apres le printemps arabe place a l'automne arabe !!! Ma parole ils vont nous faire toutes les saisons...

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