© AFP/A.GharabliDidier Billion est Directeur des publications et rédacteur en chef de la Revue Internationale et Stratégique à l'Institut des relations internationales et stratégiques (Iris).
Etat palestinien : la France s'abstiendra
La France a confirmé vendredi qu'elle s'abstiendrait en cas de vote au Conseil de sécurité sur la demande d'adhésion d'un Etat palestinien à l'ONU, dans une déclaration du ministère des Affaires étrangères.
Publié le 04/11/2011
Après l'admission des Palestiniens à l'Unesco, la réponse d'Israël
Israël va construire 2000 logements à Jérusalem-Est et en Cisjordanie et geler provisoirement le transfert de fonds dus à l'Autorité palestinienne, en guise de rétorsion à l'admission de la Palestine à l'Unesco.
Publié le 01/11/2011
Les Palestiniens deviennent membres à part entière de l'Unesco
Les Palestiniens sont devenus lundi membres à part entière de l'Unesco, après un vote à Paris des Etats membres. La France a voté pour, les Etats-Unis contre, Italie et Royaume-Uni se sont abstenus. Dans la foulée, Washington a suspendu ses versements à cette organisation de l'ONU, comme le prévoit la loi US.
Publié le 31/10/2011
Après l'ONU, la Palestine frappe à la porte de l'Unesco
La conférence générale de l'Unesco se prononce ce lundi sur l'adhésion de la Palestine en tant qu'Etat membre, un vote symbolique qui risque de provoquer une grave crise de l'organisation onusienne avec l'arrêt immédiat de son financement par les Etats-Unis.
Publié le 31/10/2011
Etat palestinien : vers le choc frontal à l'Onu
Mahmoud Abbas, le président palestinien, a finalement choisi de déposer une demande d'adhésion formelle à l'Onu lors de l'Assemblée générale de l'organisation la semaine prochaine. Pour qu'elle soit validée, il faudra l'aval du Conseil de sécurité. Mais Barack Obama a déjà fait savoir qu'il mettrait le veto des Etats-Unis, au risque d'une crise diplomatique.
Publié le 16/09/2011
Etat palestinien : le Conseil de sécurité entre en jeu
Trois jours après la demande d'adhésion déposée par Mahmoud Abbas, le président palestinien, le Conseil de sécurité, décisionnaire, se réunit pour la première fois ce lundi. Objectif des Palestiniens : réunir au moins neuf voix sur 15 pour obliger Barack Obama à mettre le veto américain.
Publié le 26/09/2011
De retour de l'ONU, Abbas accueilli en héros
Des milliers de personnes ont ovationné le président palestinien de retour dimanche à Ramallah, en Cisjordanie, après sa demande historique d'adhésion de la Palestine à l'ONU. Les décalarations de fermeté entre Abbas et Netanyahu, elles, se poursuivent.
Publié le 25/09/2011
Etat palestinien : le Quartette entre en scène
Arrivé après la bataille - c'est-à-dire après la demande formelle de reconnaissance d'un Etat palestinien par l'ONU, et après le discours de Mahmoud Abbas, ovationné par l'Assemblée générale - le Quartette pour le Proche-Orient s'efforce de relancer un processus de paix au point mort.
Publié le 24/09/2011
Etat palestinien : duel Abbas-Netanyahu à la tribune de l'ONU
Le président palestinien a déposé vendredi une demande formelle d'adhésion de la Palestine à l'Onu. Dans son discours, il a condamné l'attitude l'Etat hébreu, seul responsable selon lui de l'échec des pourparlers. Pour réponse, le Premier ministre israélien a rejeté la faute sur les Palestiniens.
Publié le 23/09/2011
Etat palestinien : et maintenant ?
<b> Décodage -</b> Mahmoud Abbas a choisi de déposer une demande d'adhésion pleine et entière pour que la Palestine devienne le 194e membre de l'Onu. Quelles suites cette démarche implique-t-elle ? Le président palestinien peut-il faire marche arrière ? Eléments de réponse avec TF1 News.
Publié le 23/09/2011
Etat palestinien : jour J à l'Onu
Lors de son discours, Mahmoud Abbas, le président palestinien, devrait demander l'adhésion pleine et entière d'un Etat palestinien aux Nations unies, au risque d'un clash diplomatique avec les Etats-Unis. Afin de l'éviter, aura-il changé d'avis pour choisir la solution intermédiaire d'un statut d'observateur d'Etat non-membre ?
Publié le 23/09/2011
Etat palestinien : Obama justifie son veto, Sarkozy pour l'option "Vatican"
Lors de son discours devant l'Onu, le chef de l'Etat a suggéré mercredi que les Palestiniens accèdent au statut d'Etat observateur non-membre, comme c'est le cas du Vatican. Pour l'instant, Mahmoud Abbas entend toujours déposer une demande de reconnaissance formelle, qui se heurterait au veto de Barack Obama.
Publié le 21/09/2011
Etat palestinien : Obama va tenter de fléchir Abbas
Alors que la demande d'adhésion d'un Etat de Palestine doit être remise vendredi au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, le président américain va, à la suite de Nicolas Sarkozy, tenter de convaincre Mahmoud Abbas d'éviter une confrontation à l'ONU.
Publié le 21/09/2011
Avant la session à l'Onu, Sarkozy rencontre Abbas... et reste prudent
Alors que le conflit du Proche-Orient s'annonce comme le sujet dominant de la session onusienne de mercredi, Nicolas Sarkozy, qui est arrivé à New York, s'est abstenu de prendre clairement position sur la décision du président palestinien Mahmoud Abbas, tout en estimant que la rue arabe doit pousser à agir.
Publié le 20/09/2011
Etat palestinien : course contre la montre pour éviter le clash
Les Palestiniens souhaitent toujours demander la reconnaissance formelle de leur Etat cette semaine lors de l'assemblée générale de l'Onu. D'intenses tractations diplomatiques se déroulent en coulisses pour les faire revenir sur leur décision. Le point sur le dossier avec TF1 News.
Publié le 19/09/2011
Palestine : des parlementaires français écrivent à Sarkozy
Une centaine de parlementaires de la majorité et de l'opposition ont mis en garde dimanche contre toute "démarche unilatérale" qui serait initiée par les Palestiniens pour adhérer à l'ONU.
Publié le 18/09/2011
Etat palestinien : quelles frontières ?
<b> Infographie -</b> Comparez avec notre visuel animé les frontières entre Israël et les Territoires palestiniens en 1967 et la situation actuelle. Les Palestiniens veulent que leur Etat soit basé sur un retour à la "ligne verte" de 1967.
Publié le 23/09/2011
Les Palestiniens dans l'attente d'un Etat
A New York, le Président Mahmoud Abbas devrait demander vendredi l'adhésion de la Palestine à l'ONU.
Publié le 19/09/2011
Etat palestinien : beaucoup d'obstacles institutionnels
A l'occasion de l'assemblée générale de l'ONU, Mahmoud Abbas entend déposer une demande de reconnaissance de l'Etat palestinien. Que faut-il à Gaza et à la Cisjordanie pour devenir un Etat à part entière ?
Publié le 20/09/2011
Etat palestinien : veillée d'armes en Israël
<b> Reportage. </b> Les deux tiers des Israëliens sont opposés à la demande de reconnaissance d'un Etat palestinien que va formuler vendredi Mahmoud Abbas à l'ONU. Sur place, les colons sont déjà sur le pied de guerre.
Publié le 22/09/2011
Cisjordanie : ils manifestent pour un Etat palestinien
Mercredi, dans une ambiance festive, des milliers de Palestiniens défilaient pour soutenir la demande d'admission d'un Etat de Palestine à l'ONU. A Ramallah, siège de l'Autorité palestinienne, la foule scandait : "Le peuple veut la libération de la Palestine !"
Publié le 21/09/2011
Etat Palestinien : les Israéliens divisés sur la question
En Israël, si des colons se battent contre un Etat palestinien, d'autres au contraire militent pour un Etat palestinien, seule solution à leurs yeux pour vivre en paix.
Publié le 23/09/2011
La campagne pour un Etat palestinien s'emballe
Le président palestinien Mahmoud Abbas compte présenter la demande d'adhésion d'un Etat de Palestine à l'ONU la semaine prochaine. En Cisjordanie, c'est la mobilisation générale.
Publié le 16/09/2011
TF1 News : S'il était proclamé, qu'apporterait un Etat palestinien aux Palestiniens ?
Didier Billion : Une adhésion pleine et entière ou même limitée au statut d'Etat non-membre changerait le rapport de force diplomatico-politique en faveur des Palestiniens. Ils pourraient alors faire entendre leur voix et prendre des initiatives dans le cadre de l'Onu puis les faire valoir eux-mêmes. Aujourd'hui, leur statut d'observateur les oblige à les déposer via un pays ami. Ils pourraient notamment saisir les instances judiciaires internationales sur le processus de colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-est.
TF1 News : Et sur le terrain ?
D.B. : Cela ne changerait rien. L'occupation israélienne continuera, les checkpoints de Tsahal ne seront pas démantelés. Les éventuelles procédures de saisine des instances judiciaires internationales sont en effet très longues et il n'y aurait pas de modification concrète et immédiate de la vie quotidienne.
Sur le plan économique, cela n'apporterait également pas grand-chose. Seule la capacité de l'Etat palestinien à contracter des accords avec des pays ou des groupes de pays serait facilitée. Mais cela ne permettra pas de faire baisser radicalement le seuil de pauvreté, seulement de l'aider. Surtout, le processus de réformes, à connotations libérales, du gouvernement palestinien a déjà donné des résultats. Il y a eu des progrès incontestables, à tel point que le FMI a estimé qu'un Etat palestinien serait viable économiquement. Les structures ont été dépoussiérées, la traçabilité des aides extérieures est beaucoup plus claire.
| "Abbas ne bluffe pas" |
TF1 News : Un Etat sans frontières définies, avec le problème du retour des réfugiés de la guerre de 1948-49 qui n'est toujours pas réglé, est-il viable ?
D.B. : C'est un vrai sujet de réflexion. Certains estiment qu'on ne peut pas proclamer un Etat sans frontières définies avec ses voisins. C'est effectivement rare. Mais c'est déjà arrivé, et pas plus tard que cette année. Quand il été intronisé 193e Etat de l'Onu en juillet, le Soudan du Sud n'avait pas encore fixée définitivement ses frontières avec le Soudan. Les deux pays ne l'ont fait que très récemment. La proclamation d'un Etat palestinien pourrait donner des leviers pour accélérer le processus de négociations des frontières. Sur ce point, les Palestiniens sont d'ailleurs conscients qu'il faudra probablement accepter des modifications du tracé de la "ligne verte" de 1967 et notamment aborder la question des colonies. Or un Etat permet d'avoir des discussions bilatérales plus poussées, avec ou sans tierce partie, qu'une situation où l'un des protagonistes, reconnu à l'Onu, est l'occupant et l'autre, non reconnu par les Nations unies, l'occupé.
Concernant le retour de réfugiés, les Palestiniens sont toujours arc-boutés dessus. Mais ils sont prêts à discuter des modalités d'application. Là aussi, un Etat pourrait donner des leviers à une négociation.
TF1 News : En annonçant son intention d'aller au Conseil de sécurité dès le début de l'été, Mahmoud Abbas n'a-t-il pas tenté un coup de bluff pour relancer les négociations et ne se retrouve-t-il pas aujourd'hui coincé ?
D.B. : Je ne pense pas. Si c'était le cas, avec l'intransigeance de Benjamin Netanyahu et l'annonce du veto de Barack Obama, il aurait déjà reculé. Ces dernière semaines, Catherine Ashton (ndlr : la chef de la diplomatie européenne), Tony Blair (ndlr : représentant du "Quartette") et des émissaires américains sont venus à Ramallah. Or, malgré leurs pressions, Mahmoud Abbas a maintenu le cap. S'il avait tenté un coup de bluff, une solution pour sortir de l'impasse par le haut aurait été trouvée.
Mahmoud Abbas estime que toutes les solutions ont été tentées, notamment en septembre 2010 avec la relance du processus de paix. Mais quelques semaines plus tard, tout était terminé avec le refus de Benjamin Netanyahu de prolonger le moratoire sur la colonisation. Et ce malgré la demande de Barack Obama. Depuis, rien n'a bougé. Mahmoud Abbas a réussi à convaincre les autres dirigeants palestiniens qu'aller au Conseil de sécurité était nécessaire pour sortir de l'impasse.
| "Le Hamas joue la carte interne" |
TF1 News : Le consensus est cependant loin d'être total entre Palestiniens puisque le Hamas, malgré l'accord de réconciliation, est plutôt défavorable à la demande de reconnaissance.
D.B. : Il s'agit d'une surenchère tactique à des fins de politique interne. Lors du processus de réconciliation avec le Fatah, il avait déjà été question d'une offensive diplomatique à l'Onu. Le Hamas ne s'y était pas opposé. Or, aujourd'hui, il veut montrer la "trahison" de l'Autorité palestinienne. Les plus radicaux semblent donc l'avoir emporté.
TF1 News : Quelle que soit la décision de l'Onu, y a-t-il des risques réels de violences sur le terrain ?
D.B. : S'ils sont bloqués par le Conseil de sécurité, les Palestiniens pourront aller à 'Assemblée générale pour obtenir le simple statut d'"Etat non-membre" et montrer ainsi l'isolement d'Israël (ndlr : les Palestiniens y disposent a priori de la majorité des deux 2/3 nécessaire pour la procédure d'adhésion comme "Etat non-membre"). Ils pourront ensuite utiliser cet aspect pour faire de l'agitation politico-diplomatique, beaucoup plus intelligente que l'attaque de colons ou de l'armée israélienne. Il n'y aura donc pas d'embrasement en Cisjordanie, même si quelques violences isolées sont bien sûr toujours possibles. A l'opposé, les colons israéliens les plus radicalisés et qui ne veulent aucun compromis pourraient poser problème en cas de reconnaissance de l'Etat palestinien.
TF1 News : Quoi qu'il arrive, Palestiniens et Israéliens ne vont-ils pas devoir reprendre les négociations à un moment ou à un autre?
D.B. : Oui. C'est une nécessité absolue. Un jour ou l'autre, des dirigeants palestiniens et israéliens, qui ne seront peut-être plus Mahmoud Abbas et Benjamin Netanyahu, se retrouveront autour d'une table. La reconnaissance d'un Etat palestinien permettra justement d'accélérer le processus.
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