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Washington a "un problème avec la volonté des Irakiens de combattre" Daech

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le 24 mai 2015 à 16h01 , mis à jour le 24 mai 2015 à 19h21.
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3min
La prise de la ville de Ramadi en Irak par les djihadistes de l'Etat islamique en mai 2015
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Moyen-orient Si le groupe jihadiste a pu s'emparer de la ville de Ramadi la semaine dernière, c'est parce que l'armée irakienne "n'a pas montré de volonté de se battre". C'est en tout cas ce qu'a affirmé dimanche le ministre américain de la Défense.

La ville est tombée aux mains des jihadistes en une semaine. Dimanche dernier, l'Etat islamique s'emparait de Ramadi, à l'ouest de l'Irak. En cause ? Le manque de volonté des forces irakiennes, affirment les Etats-Unis. "Ce qui est arrivé apparemment c'est que les forces irakiennes n'ont pas montré de volonté de se battre. (...) Nous avons un problème avec la volonté des Irakiens de combattre l'EI et de se défendre", a déclaré sur CNN le ministre américain de Ashton Carter.

"Ils étaient nettement plus nombreux que leurs adversaires et se sont pourtant retirés de la ville". Les Etats-Unis, a ajouté Ashton Carter, continuent de fournir un appui aérien aux troupes irakiennes et de leur fournir matériel et entraînement. "Nous pouvons les entraîner, nous pouvons les équiper mais nous ne pouvons évidemment pas leur donner la volonté de se battre", a-t-il ajouté. Des déclarations qui interviennent au lendemain de la première contre-attaque irakienne depuis la prise de la ville.

"Ce qui est arrivé à Ramadi est un échec des forces irakiennes au combat"

Interrogé pour savoir si les Etats-Unis devaient déployer des contrôleurs aériens avancés (JTAC), des experts près des combats qui guident les avions dans leurs frappes, Ashton Carter a répondu que les bombardements aériens, conduits par une coalition de pays menée par les Etats-Unis, étaient "efficaces mais (...) rien ne peut remplacer la volonté des forces irakiennes de se battre". Alors que certains aux Etats-Unis appellent à aller au-delà des frappes aériennes en envoyant des troupes américaines au sol, Ashton Carter a indiqué que "si nous avons besoin à un moment de changer le type de soutien que nous offrons aux forces irakiennes, nous ferons cette recommandation". Avant de marteler : "mais ce qui est arrivé à Ramadi est un échec des forces irakiennes au combat".

Les jihadistes de l'EI ont pris dimanche le contrôle d'un poste-frontière entre la Syrie et l'Irak, où les forces gouvernementales appuyées par des milices chiites tentent de lancer une contre-offensive après la capture dimanche dernier de la ville clé de Ramadi par les jihadistes. Les victoires du groupe ultra-radical sunnite soulèvent des questions sur la stratégie suivie par les Etats-Unis à la tête de la coalition qui a mené
plus de 3.000 raids aériens en Irak et en Syrie depuis août 2014, dont des dizaines ces derniers jours, sans empêcher l'EI d'avancer.

En 24 heures, ses avions ont ainsi frappé la province d'Al-Anbar à sept reprises pour appuyer le début d'une contre-offensive autour de Ramadi. Aidées des hommes de la principale force tribale sunnite du secteur, essentielles pour leur connaissance parfaite du terrain, et de miliciens chiites, les forces irakiennes sont parvenues à reprendre samedi Houssayba, à 7km à l'est de Ramadi.

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  • bernard0084 : Ils doivent commencer à comprendre pourquoi c'était le parti baas qui était dans l'armée. La guerre Iran , Irak n'aurait pas durée si longtemps avec l'armée irakienne de maintenant.

    Le 25/05/2015 à 12h58
  • pignonmz6 : Demander à des Sunnites de combattre d'autres Sunnites aux côtés de Chiites c'est pas forcément ce qu'il y a de plus malin, à ce stade je ne suis pas certain que Carter connaisse la différence tant l'échec est total. Cette région est condamnée, l'invasion américaine a été le point de départ d'une course vers l'enfer et mettre des soldats au sol ne changera rien, le problème est religieux, politique et diplomatique, certainement pas militaire. Cependant ce conflit a un mérite, celui de clarifier la situation de nos ressortissants musulmans, aujourd'hui on sait qu'une minorité, soit des milliers tout de même, d'entre eux sont fous furieux, pour la plupart on sait qui ils sont et où ils se cachent, reste à voir ce qu'on va en faire maintenant, surtout ceux qui reviennent de Syrie et d'Irak.

    Le 25/05/2015 à 12h03

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