La transition démocratique s'accélère au Yémen. Le chef de l'opposition, Mohamed Basindawa, a été chargé dimanche par décret de former un gouvernement d'entente nationale au Yémen, pour la période intérimaire précédant le départ du président Ali Abdallah Saleh prévu en février.
Yémen : un an après, le "printemps arabe" aboutit à la transition
Le Yémen tourne ce mardi la page d'Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 1978, en élisant son vice-président Abd Rabbo Mansour Hadi (photo) à la présidence pour une période intérimaire de deux ans. Il s'agit du premier pays arabe où un soulèvement populaire aboutit à une solution négociée.
Publié le 21/02/2012
Yémen : le président Saleh signe l'accord de transfert du pouvoir
Le président yéménite Ali Abdallah Saleh a signé mercredi à Ryad, en Arabie saoudite, l'accord prévoyant son départ du pouvoir. Les protestataires qui campent à Sanaa ont rejetté cet accord, exigeant que Saleh et son régime soient jugés.
Publié le 23/11/2011
M. Saleh, 69 ans dont 33 au pouvoir, a signé mercredi à Ryad un plan élaboré par les monarchies arabes du Golfe et prévoyant son départ dans un délai de 90 jours et la formation d'un gouvernement d'union nationale. D'où cette annonce : "Mohamed Salem Basindawa a été chargé du gouvernement d'entente nationale". Ce décret a été promulgué par le vice-président Abd Rabbo Mansour Hadi, en charge de la période intérimaire, et publié par l'agence officielle Saba.
L'opposition avait présenté vendredi la candidature de M. Basindawa au poste de Premier ministre, conformément à un accord sur une transition du pouvoir signé le 23 novembre à Ryad et prévoyant le départ du président Saleh dans 90 jours. M. Basindawa doit former, dans un délai de deux semaines, un gouvernement où l'opposition et le parti de M. Saleh, le Congrès populaire général (CPG), se partageront les portefeuilles à parité, selon l'accord de Ryad. Le chef du gouvernement désigné avait fait partie de l'administration de M. Saleh. Natif d'Aden, dans le sud du Yémen, il avait été notamment ministre des Affaires étrangères avant de rompre, il y a dix ans, avec le CPG.
Par ailleurs, le président yéménite décrié par la rue pour la répression de la contestation populaire, a annoncé dimanche une amnistie générale. Toutefois, une porte-parole de l'opposition a aussitôt dénié à M. Saleh le droit de décréter une telle amnistie au moment où les jeunes protestataires, qui campent dans la rue depuis février, appellent à des poursuites contre le chef de l'Etat pour la répression de la contestation qui a fait des centaines de morts.
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