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Afghanistan, UE, Syrie : les dossiers chauds du futur président

Fabrice Aubert par
le 26 avril 2012 à 11h26 , mis à jour le 04 mai 2012 à 09h25.
Temps de lecture
4min
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MondeLe président de la République élu le 6 mai trouvera trois dossiers délicats sur son bureau : le retrait français d'Afghanistan, le pacte budgétaire européen et la Syrie. Revue de détails avec TF1 News.

AFGHANISTAN

A peine investi -au plus tard le mardi 15 mai- et dans la foulée de la nomination de son premier gouvernement, le nouveau président s'envolera pour les Etats-Unis pour le sommet du G8 à Camp David (18-19 mai) puis se rendra à Chicago où se tiendra le sommet de l'Otan les dimanche 20 et lundi 21. Comme d'habitude, plusieurs sujets sont au programme (défense anti-missile, place de la France dans le commandement intégré, relations avec la Russie...).

Mais le plus polémique sera l'Afghanistan et le rôle de la France. Aujourd'hui, 3.600 militaires français sont présents dans le pays, contre un peu plus de 4.200 il y a quelques mois. La réduction des effectifs a en effet débuté fin 2011, par tranche de 200 hommes à chaque fois.

La question qui se pose désormais est la suivante : faut-il accélérer le retrait des "forces combattantes" françaises (et plus globalement occidentales), prévu au départ pour fin 2014 ? La sémantique est importante dans ce dossier, les mots "forces combattantes", "force de soutien", et "forces de formation" étant loin d'avoir la même signification, tout comme les différentes options sur les modalités du retrait.

Sous l'impulsion de Nicolas Sarkozy, la France a déjà fait savoir que les "soldats combattants" auront quitté le pays un peu plus tôt que prévu, soit dès la fin 2013. Ils laisseront la place à des formateurs qui partiront à leur tour les mois suivants. La plupart des autres pays de la coalition lui ont emboîté le pas. Barack Obama, qui pourrait être gêné par le sujet lors de sa campagne électorale, semble aujourd'hui plus ou moins sur la même ligne, bien qu'il mette "en garde contre tout retrait anticipé".

Si François Hollande est élu, le calendrier serait tout autre. Et cela pourrait jeter un froid à Chicago, et ensuite dans les relations bilatérales entre la France et les Etats-Unis.  Le candidat socialiste entend en effet initier, dès son entrée en fonctions, le retrait des troupes combattantes pour qu'il soit effectif à la fin de l'année. Comme les spécialistes font remarquer qu'il est techniquement impossible de faire également suivre le matériel, François Hollande répond que "les aspects logistiques seront traités" de manière séparée. 
 
EUROPE

Rigueur ou relance par la consommation à la sauce keynésienne ? Deux conceptions de l'Union européenne s'affrontent aujourd'hui. Le futur président aura à choisir. Sans surprise, Nicolas Sarkozy entend valider le pacte budgétaire, centré sur la rigueur et l'austérité, durement négocié avec Angela Merkel. Il veut notamment inscrire dans la Constitution, éventuellement par référendum, la fameuse "règle d'or" qui obligera le gouvernement et la majorité à tendre progressivement vers le déficit  zéro.

A l'opposé, François Hollande affirme qu'il renégociera ce traité dans un sens favorable à la croissance. Il a précisé qu'il enverrait, s'il est élu, une lettre dans ce sens aux autres dirigeants dès le 7 mai. Parmi ses propositions, créer des euro-obligations pour financer des projets d'avenir, donner à la Banque européenne d'investissement (BEI) plus de possibilités de financement, introduire une taxe sur les transactions financières et mobiliser les fonds structurels non utilisés.

Dans cette optique, sachant qu'il s'opposera frontalement à Angela Merkel, qui n'a pas l'intention de rediscuter un texte dont l'accouchement a déjà été difficile,  le candidat socialiste  effectuerait son premier déplacement de président à Berlin (à l'instar de Nicolas Sarkozy qui s'était rendu dans la capitale allemande dans l'après-midi du 16 mai 2007, quelques heures après avoir été investi).
 
En vue de ce bras-de-fer, François Hollande a salué les propos tenus mercredi par le président de la Banque centrale européenne (BCE). Mario Draghi, plutôt étiqueté "libéral", a en effet estimé nécessaire de doter l'UE d'un pacte de croissance. Dans la foulée de la réaction du candidat socialiste, la BCE a précisé néanmoins que ce pacte de croissance devait s'inscrire dans la poursuite de "réformes structurelles", même si elles "heurtent de larges intérêts" et "font mal". Bref, il n'est pas certain que la définition de "pacte de croissance" soit la même pour les deux hommes...
 
SYRIE 

Que faire contre Bachar al-Assad ? Jusqu'à présent, François Hollande ne s'est pas vraiment démarqué des décisions prises par Alain Juppé, le ministre des Affaires étrangères. Mais, mercredi, pour la première fois, ce dernier a évoqué la possibilité d'un recours à la force si le plan de paix de l'Onu n'était pas respecté par le régime syrien.

Le futur chef de la diplomatie -peut-être Laurent Fabius si François Hollande est élu- devra donc se positionner à son tour sur cette question, en sachant qu'une intervention militaire doit être approuvée par le Conseil de sécurité de l'Onu pour être légal sur le plan du droit international. Et il ne fait aucun doute que la Russie et la Chine utiliseraient leur droit de veto pour bloquer toute résolution.

Commenter cet article

  • iness199 : Vous avez raison laissons ces êtres humains se faire massacrer...

    Le 11/05/2012 à 21h55
  • rose-marie54 : Rapatier nos soldats en deux temps,trois mouvements,tant pis pour le reste quel gaspillage,cela naugure rien de bon pour la suite

    Le 27/04/2012 à 08h07
  • pmvallez : Il n'y a aucun problème, comme dirait monsieur hollande, on va se réunir, négocier et le tour est joué, saint françois priez pour nous, afin que la france ait un président, un vrai !!! pas un prometteur de bons jours !!! un gestionnaire, voilà ce qu'il nous faut

    Le 27/04/2012 à 07h01
  • ovation1 : Facile , la syrie et l'afghanistan ce ne sont pas nos problèmes , voilà deux dossiers clos !

    Le 27/04/2012 à 02h21
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