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DOSSIER : Guerre en Afghanistan

Retrait d'Afghanistan : ce qu'Hollande compte dire à Obama


le 20 mai 2012 à 09h07 , mis à jour le 21 mai 2012 à 09h34.
Temps de lecture
4min
Première rencontre entre François Hollande et Barack Obama à Washington (18 mai 2012)

Première rencontre entre François Hollande et Barack Obama à Washington (18 mai 2012) / Crédits : AFP / E. Feferberg

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MondeAlors que Barack Obama accueille dans sa ville de Chicago le sommet de l'Otan, dont le thème majeur est l'Afghanistan, François Hollande compte expliquer à cette occasion les modalités de retrait des troupes françaises présentes dans le pays, avant l'échéance prévue de la fin 2014.

Dans la foulée du sommet du G8, l'Otan rassemble dimanche et lundi à Chicago une cinquantaine de dirigeants du monde entier avec l'ambition d'établir une stratégie claire pour terminer en bon ordre la guerre en Afghanistan. La réunion se déroule dans la ville du président Barack Obama placée sous haute sécurité, surtout après l'inculpation samedi de trois hommes accusés d'avoir projeté un attentat contre le quartier général de campagne d'Obama à l'occasion des manifestations organisées ce dimanche contre le sommet de l'Otan. Les avocats de ces trois jeunes militants ont qualifié ces interpellations de "coup monté" des forces de l'ordre destiné à discréditer le mouvement de contestation.

Six mois avant l'élection présidentielle américaine, Barack Obama sera entouré par une cinquantaine de dirigeants venus du monde entier, faisant de ce sommet "le plus important" depuis la création de l'Otan il y a plus de 60 ans, selon l'Alliance. Aux 28 pays d'Europe et d'Amérique du Nord membres de l'Alliance atlantique, viennent s'ajouter des nations d'Asie ou du Moyen-Orient ayant participé à la coalition internationale en Afghanistan. Réunis dans un immense centre des congrès ultra-protégé, les dirigeants discuteront de la stratégie pour "terminer la mission", censée ouvrir la voie à un retrait d'ici la fin 2014 des 130.000 soldats actuellement déployés. "Nous sommes entrés ensemble, nous en sortirons ensemble" reste le leitmotiv du secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, même si la France a décidé d'accélérer le processus.

"Un acte de souveraineté"

François Hollande a fait savoir samedi qu'il expliquerait lors de ce sommet de Chicago les modalités de retrait des troupes françaises d'Afghanistan, et que les détails de l'organisation de ce départ feraient l'objet de réunions d'état-major en France dans les prochains jours. Le président français a décidé de retirer d'ici la fin de l'année "les troupes françaises combattantes" d'Afghanistan, où quelque 3400 soldats sont actuellement déployés. Cette décision inquiète les alliés, en particulier américains, qui se sont donné deux ans de plus pour organiser leur départ. "Cette décision est un acte de souveraineté et doit se faire en bonne intelligence avec nos alliés et nos partenaires", a déclaré François Hollande lors d'une conférence de presse à la fin du G8 de Camp David. "Les effectifs résiduels qui resteront pour des actions de formation ou de rapatriement des matériels au-delà de 2012, effectifs très limités, devront être toujours dans le cadre de la mission qui s'appelle l'Isaf".

Pour le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, la position française a visiblement été "comprise". Il prévoit d'ailleurs que ce sommet sera celui du "consensus" sur cette question. "Je ne dis pas que le président Obama a adhéré à ce que je lui disais, mais sur ces bases-là, c'est-à-dire une décision de la France, seule, qui ne veut pas faire de leçons à d'autres mais qui veut prendre ses responsabilités, nous pouvons trouver un point d'accord", a commenté pour sa part François Hollande depuis Camp David. 

Outre l'Afghanistan, la priorité du sommet sera d'officialiser la première phase du bouclier antimissile de l'Otan, un ambitieux projet destiné à protéger l'Europe des tirs de missiles tirés du Moyen-Orient, en particulier d'Iran. Cet ambitieux projet, basé sur une technologie américaine, est fortement critiqué par la Russie qui y voit une menace à sa sécurité, ce que récuse l'Otan. Anders Fogh Rasmussen devrait en outre présenter 25 projets de coopération dans le cadre d'un programme surnommé "Défense intelligente" ("Smart defence") lancé pour réduire l'impact des baisses de dépenses militaires, particulièrement en Europe.

Commenter cet article

  • morob... : Il peut lui dire tout ce qu'il veut....obama va lui dire : tais toi petit et écoute moi ,un point c'est tout!

    Le 21/05/2012 à 18h18
  • sunndy78 : Syberya : Monsieur en france c'est M. et pas Mr, savoir balayer devant sa porte...... ça dis quelques choses.... sur un sujet aussi grave je pense que les fautes sont superficielles!!!

    Le 21/05/2012 à 16h20
  • epsilon29 : Compatriotes Francais, il faut arreter ce fiasco aux legislatives....reveillez vous avant qu il ne soit trop tard...

    Le 20/05/2012 à 22h46
  • midi52 : Oui

    Le 20/05/2012 à 21h51
  • syberya : @pst60--NON!!

    Le 20/05/2012 à 21h50
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