© INTERNEUn show rôdé après quatre mois de tournée, un public parisien généralement considéré comme l’un des meilleurs d’Europe, une salle comble et appréciée d’un groupe qui lui réserve tous ses passages dans la capitale depuis 1984 et une prestation filmée pour les besoins d’un futur DVD. Tous les ingrédients étaient réunis pour que les concerts de Depeche Mode au Palais Omnisports de Paris-Bercy soient aboutis. Même si tout n’a pas été parfait, les kids de Basildon ont réussi leur pari.
Renforcés comme en 1998 lors du "Singles tour" par un batteur, un clavier et deux choristes, ils se produisent sur une scène plutôt minimaliste. Dessinée par Anton Corbijn, le photographe-réalisateur de rock, elle est composée d’un écran géant qui recevra des projections par intermittence.
Contre-pied
Martin Gore, David Gahan et Andrew Fletcher commencent tout d’abord par prendre les 17 000
![]() La voix de David Gahan toujours au top AFP- |
Mené par un David Gahan débordant d’énergie à l’approche de la quarantaine, le trio ne tombe pas ensuite dans le piège tentant de délivrer un "Greatest hits tour" agrémenté d’une ou deux chansons du nouvel album. Evidemment, les grands classiques repris en chœur ("Personal Jesus" ou "I feel you", dans une version que ne renierait pas les hardos) alternent avec les extraits d’Exciter ("The sweetest condition", "When the body speaks"…).
Le single du moment à la trappe !
Mais, avec une partie lente qui laisse la part belle à la prestation vocale de son chanteur (tout en refroidissant les ardeurs des moins ultra des fans), Depeche Mode n’hésite pas également à remettre en selle des anciens titres comme "Waiting for the night" ou "Condemnation". Et quand Martin Gore passe comme d’habitude derrière le micro principal, c’est pour interpréter "Sister of night", chantée par Gahan dans sa version studio –certains soirs, il reprend même "Surrender", une obscure face B. Cette prise de risque se traduit par le passage à la trappe de "I feel loved", morceau le plus dansant d’Exciter, actuellement diffusé sur les radios !
L’attitude est artistiquement louable. Mais elle est loin de plaire à une grande partie d’un public venu justement pour entendre les tubes des années 80. Un malentendu partiellement oublié lorsque le célèbre "Never let me down again" conclut une prestation de deux heures en transformant Bercy en un véritable champ de blé. Et on se dit finalement que l’"Exciter tour" ne porte peut-être pas si mal son nom.
A VOIR
Souvenir : Depeche Mode joue "Personal Jesus" sur TF1 en 1989
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La discographie de Depeche Mode
Depeche Mode se chauffe à L.A.
Deux nuits à la Mode à Bercy
POUR ALLER PLUS LOIN
Le site officiel de Depeche Mode
Le site de Labels, la maison de disque française du groupe
Un site de fans français
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