Il y a quarante ans... Marilyn

Par Christophe ABRIC, le 05 août 2002 à 18h21 , mis à jour le 04 août 2002 à 18h27

Le 5 août 1962, Marilyn Monroe était trouvée morte sur son lit, dans son appartement de Los Angeles. Quarante ans après, elle reste la figure la plus fascinante jamais façonnée -et détruite- par Holywood.

Marilyn Monroe © INTERNE

Une enfance difficile, une double personnalité, des maris et amants à foison, une plastique parfaite et une image soigneusement façonnée, des scènes mythiques et, pour finir, une mort aussi mystérieuse que soudaine… Quarante ans après sa mort, on n'a pas trouvé mieux que Marylin Monroe : elle reste l'incarnation parfaite de la star. A la fois personnage parfaitement taillé pour répondre aux exigences et fantasmes de l'imagnaire collectif et femme fragile, à la vie riche en drames et péripéties. Il y avait Marilyn à l'écran, sexy, fraîche, fascinante, et Marilyn dans la vie, dépressive, cherchant en vain un sens à sa carrière et à sa vie. Marilyn Monroe, tiraillée à l'extrême entre ces deux figures, ne peut que fasciner.

Il y a quarante ans jour pour jour, le matin du 5 août 1962, on la retrouvait morte, gisant nue sur le lit de son appartement à Los Angeles. Le téléphone décroché et le tube de barbituriques vide trouvés à ses côtés ont vite accrédité la thèse officielle du suicide. Mais nombreux furent ceux qui dénoncèrent – et dénoncent toujours- un assassinat déguisé. On colla à sa mort tous les fantasmes possibles, imaginant que la CIA, les communistes, son psychiatre ou même la la mafia était responsable de son décès. Comme si Marilyn ne pouvait avoir une mort limpide, après avoir une vie en eaux troubles.

Elle est née Norma Jean Baker, fille d'un père fugueur et d'une mère dépressive, ballottée entre orphelinats et familles nourricières. Elle se marie à 16 ans, divorce à 20, âge auquel elle devient mannequin. Ses premières photos en maillot de bain séduisent les studios, elle décroche un contrat, puis tout s'accélère. Elle fait ses premiers pas en tant que Marylin sous la direction de John Huston, dans "Quand la ville dort", en 1950. Trois ans plus tard, elle est en une de Playboy et une star à l'écran: "Niagara", "Comment épouser un millionnaire", "Les hommes préfèrent les blondes"…

Elle aura des mariages tumultueux avec des hommes talentueux : Joe Di Maggio (champion de baseball, épousé en 1954, quitté neuf mois plus tard), Arthur Miller (dramaturge, mariage en 1956, divorce en 1961). On lui prête des liaisons avec Yves Montant, mais surtout avec John Fitzgerald Kennedy, président des Etats-Unis. Personne ne connaîtra jamais vraiment la nature de leur relation ; elle n'en reste pas moins l'une des aventures amoureuses les plus célèbres et les plus fascinantes de ce siècle.

Les années précédant sa mort sont plus troubles encore. Son mariage avec Arthur Miller tourne au mélodrame, on lui prête de multiples conquêtes alors qu'elle essaie de se débarasser de son image de plantureuse béotienne en tournant dans des films plus graves qu'à ses débuts. Au moment de sa mort, elle tournait un film avec George Cukor. Elle buvait, se gavait de médicaments, pleurait entre les prises. Du film, seules quarante minutes ont été tournées. Elles ont été exhumées pour célébrer ce funeste anniversaire. L'occasion de voir une femme plus torturée, plus belle, plus fascinante qu'aucune autre créature sortie du giron d'Hollywood.

Par Christophe ABRIC le 05 août 2002 à 18:21
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