© AFPCette année, la halte parisienne du "plus grand groupe de rock du monde" mérite plus que jamais son nom de "Rolling Stones Circus". Pour fêter leur quarante ans de carrière, Mick Jagger et ses acolytes ont en effet choisi d'alterner passages dans les stades, grandes arènes couvertes et petites salles.
Le "Forty Licks Tour", entamé en septembre dernier à Boston, leur permet ainsi de donner dans certaines villes trois concerts complètement différents à quelques jours d'intervalle. Les performances en stade visent le grand public et sont surtout l'occasion d'un "greatest hits" live avec par exemple les éternels "Satisfaction" ou "Jumpin' Jack Flash". A l'opposé, les prestations dans les clubs intimistes, destinées à une assistance en partie triée sur le volet et aux plus "stoniens" des fans, remettent en selle des morceaux rarement joués par le passé. Dans les grandes salles, l'originalité provient généralement d'une partie thématique où quatre chansons d'un même album sont interprétées à la suite. Au total, plus de cent cinquante titres ont été répétés pour renouveler le répertoire d'un soir sur l'autre.
Premier Bercy, retrouvailles avec l'Olympia et le SDF
A l'instar de New York ou Londres, Paris a donc été choisi comme théâtre du triptyque. Ce soir, le groupe investira Bercy. Assez bizarrement, il s’agira d’ailleurs de son premier passage dans l'enceinte omnisports et ses 17 000 places. Après-demain mercredi, Mick Jagger, Keith Richards, Charlie Watts et Ron Woods retrouveront 80 000 supporters au Stade de France, qu'ils avaient inauguré dans sa version concert quelques jours après la finale de la Coupe du monde en 1998.
La caravane terminera enfin son périple vendredi dans la mythique Olympia, qui avait accueilli les jeunes Stones à plusieurs reprises dans les années 60 ainsi qu'en 1995 pour un concert "secret". A peine 2 000 privilégiés auront la chance d'y apercevoir à nouveau à quelques mètres les riffs de guitare de Keith Richards. Et nul doute que la salle du boulevard des Capucines ne sera pas dévastée comme elle le fut en 1965. Il est vrai que depuis, le public -comme les membres du groupe- s'est embourgeoisé.
photo afp : Mick Jagger (g) et Keith Richards (d), à Marseille, samedi 5 juillet
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