© INTERNEUn héros virevoltant et farceur, courageux mais loin d’être invincible, qui n’hésite pas à combattre une dizaine d’assaillants à la fois, avec tout ce qui lui passe à portée de main — tabouret ou parapluie —, et capable d’enchaîner une pitrerie hilarante après une stupéfiante prouesse physique… voici Jackie Chan tel qu’il apparaît dans la plupart de ses nombreux films.
50 ans et 80 jours
Le casse-cou de Hong Kong devenu star internationale a su imposer son style dans un univers longtemps marqué par l’empreinte de Bruce Lee, signant des films populaires et le plus souvent de qualité. Quelques mois après son 50e anniversaire, célébré le 7 avril dernier, et alors que son dernier film Le Tour du Monde en 80 Jours sort le 11 août sur nos écrans, Jackie Chan bénéficie d’une reconnaissance — un chouia tardive — en France avec la sortie de la première biographie à lui être consacrée en français : Jackie Chan, à la force des poings (1).
L’ouvrage se présente comme un hommage assumé mais pas pour autant aveugle : l’auteur, Eric Faber, n’hésite pas à égratigner son idole (très mégalomane et parfois mesquine) pour mieux en souligner le talent unique, la volonté sans faille et le perfectionnisme exacerbé. Quant à la vie de Jackie Chan, c’est "un roman extraordinaire", écrit Faber.
400 coups… de canon
Après une jeunesse passée à faire les 400 coups à Hong Kong, Jackie en reçoit au moins autant à l’Académie des arts dramatiques chinois, qu’il intègre à l’âge de sept ans. Il faut dire que son maître a droit de vie et de mort sur les élèves ! Dix ans plus tard, le jeune Chan quitte l’établissement, armé d’une solide maîtrise des arts martiaux qu’il met au service du cinéma. D’abord comme cascadeur, puis comme acteur, chorégraphe, producteur et réalisateur. Jackie devient également chanteur et, plus récemment, héros de dessin animé ! Sa popularité le met aux prises avec des hommes d’affaires véreux et les triades mais Jackie fait front et fonde sa société, le JC Group, pour gérer sa carrière et son image.
C’est que l’idole des Asiatiques jouit désormais d’une reconnaissance planétaire. Même si les Etats-Unis lui ouvrent tardivement les bras, Jackie est prêt à tous les compromis pour s’imposer à Hollywood dont il vénère les comédies musicales, les westerns et surtout les films burlesques. Car, comme le montre bien Eric Faber, Jackie se veut l’héritier de Buster Keaton et d’Harold Lloyd. Aujourd’hui, celui qui est surnommé "Pao Pao" (le boulet de canon, en cantonais) s’est assagi : son corps fatigué l’oblige à recourir à des doublures, son style a été édulcoré pour plaire au plus grand nombre mais son talent reste intact. Vivement que "Mister Dynamite" fasse à nouveau parler la poudre.
Plein les yeux ! |
(1) Eric Faber : Jackie Chan, à la force des poings, éditions Carnot Cinéma, 190 pages, 16€.
photo : Jackie Chan dans Le Tour du monde en 80 jours (Pathé Distribution)
Retour MYTF1
Chargement en cours...




