Stanislassia klein, créatrice de Stella Cadente et Biba Rozencwajg, directrice de la communication de la marque, le 17 juillet 2007, au Café de la Paix, à Paris © Ludmilla INTRAVAIALCI.fr : Un nouveau parfum, intitulé Miss Me Eau de Toilette Discrète ?, de l'art de la table, une voiture customisée et bientôt de la lingerie pour Rosy, en septembre, Stella Cadente investi d'autres domaines que la mode. Pouvez-vous nous en dire plus sur cette stratégie marketing ?
Stanislassia Klein, créatrice : Stella Cadente n'est pas une marque de mode pure, mais plutôt une griffe d'état d'esprit, d'univers. Je ne suis pas du genre à passer huit heures par jour à monter une manche. Je ne me sens donc pas bloquée par la mode ou les accessoires. Voila pourquoi, je me sens totalement libre d'intervenir dans un maximum de domaines. Par exemple, habiller la dernière citadine de Skoda me correspondait bien. Les automobiles sont toujours si tristes, peu féminines. J'ai imaginé cette SkodaFabia comme une vraie fille qui porterait de l'eye-liner, du strass ou des boucles d'oreilles et j'ai créé un kit de trois décors éphémères, à changer à volonté. Mais ma démarche ne relève pas du marketing. Le marketing, je n'en ai ni l'envie, ni les moyens. Ce qui importe, c'est la femme et ses multiples facettes. Sans tricherie.
Biba Rozencwajg, directrice de la communication : La personnalité de notre marque est si forte, quelle peut se fondre dans l'univers d'autres griffes, sans dénaturer ses codes. Chez Stella Cadente, le vêtement est travaillé comme un accessoire, à mélanger à sa garde-robe. Cultiver le décalage et la transversalité des domaines s'accorde, ainsi, tout à fait à notre philosophie. Cela nous permet d'être accessible et de toucher toutes sortes de femmes.
LCI.fr : Lio, Alysson Paradis ou Emilie Simon sont fans de votre marque...
S.K. : Je ne communique pas sur le nom de nos clientes fidèles. La peopolisation des défilés ne m'intéresse pas. C'est l'humain qui compte. Et la satisfaction de nos clientes, célèbres ou pas.
B. R. : Aujourd'hui, le luxe, c'est les people. Mais il faut offrir autre chose aux femmes. Pour nous, le luxe, c'est le service, par exemple. En tout cas, jamais nous n'avons payé une célébrité pour assister à nos défilés. Si elles se déplacent, c'est parce qu'elles nous apprécient.
LCI.fr : Le luxe est de plus en plus présent sur internet, par le biais des ventes privés, notamment. Allez-vous vous développer sur le web ?
S. K. : J'adore internet. La journée, je n'ai pas le temps de surfer car je travaille beaucoup. Mais la nuit, je dors très peu et je passe beaucoup de temps sur le web. Je me googelise et je visite les blogs. Je suis friande de technologie. J'ai été une des premières à posséder un BlackBerry et un iPod. Jusqu'à présent, Stella Cadente a fait une seule vente privée, une bonne expérience. Mais ce que je voudrais vraiment, c'est créer une boutique dans Second Life. On y pense de plus en plus. Même Biba qui, pourtant, est un véritable dinosaure de l'internet (rires) !
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