© AFPDix après sa mort, le Royaume-Uni s'apprête à rendre hommage à Diana, la "princesse du peuple". Pour célébrer cet anniversaire, la monarchie a prévu une cérémonie sobre et discrète, à la demande de ses fils, William et Harry. Une messe du souvenir en présence de 500 invités se tiendra le 31 août à la chapelle des Wellington Barracks, une caserne proche du palais de Buckingham, à Londres. William et Harry liront des prières au cours de la messe, qui sera retransmise en direct à la télévision.
La reine Elizabeth, son époux le prince Philip assisteront à cette cérémonie, mais la nouvelle épouse et ancienne maîtresse de Charles, Camilla, que Diana avait accusé d'avoir brisé son ménage lors d'une interview retentissante, a décliné l'invitation de William et Harry. "J'avais accepté et je voulais être à leurs côtés. Toutefois, après avoir réfléchi, j'ai pensé que ma présence risquait de détourner l'attention du but essentiel de la cérémonie, qui est de célébrer la vie et les actes de Diana", a déclaré Camilla.
La "Dianamania" en perte de vitesse
Une décennie plus tard, la "Dianamania" s'est quelque peu essoufflée : les souvenirs à l'effigie de la princesse restent certes en bonne place dans les vitrines des magasins pour touristes, mais les ventes annuelles de "Dianabilia" - souvenirs de Diana - ont fortement reculé. De 145 millions d'euros en 1998, les ventes atteindraient seulement 40 millions aujourd'hui. Les lieux de pèlerinage font en revanche toujours recette : la fontaine inaugurée en juillet 2004 attire 1 million de visiteurs par an, le palais de Kensington où elle a résidé pendant 15 ans avance le chiffre de 300.000 visiteurs annuels et les billets pour visiter gratuitement le 31 août le domaine d'Althorp - demeure ancestrale de la famille Spencer où elle repose - ont été pris d'assaut depuis des mois.
Mais même si le soufflet est retombé chez les aficionados - pas de fan club officiel, peu de sites internet à jour - les Britanniques ont montré qu'ils restaient prompts à réagir pour protéger le mythe. En juin, la chaîne de télévision Channel 4 a reçu "plusieurs centaines" d'appels téléphoniques lui demandant de ne pas diffuser un documentaire contenant des photographies prises juste après l'accident, dans lequel Diana a trouvé la mort le 31 août 1997 à Paris. Et lorsqu'il s'agit de célébrer les dix ans de sa disparition, le public est au rendez-vous : le concert organisé par ses fils le 1er juillet - elle aurait fêté ses 46 ans - a rassemblé 63.000 personnes, au stade londonien de Wembley. Retransmis en direct dans 140 pays, il a été vu par 500 millions de téléspectateurs.
Diana n'est plus inattaquable
A défaut de réveiller une "Dianamania", ce 10e anniversaire a également suscité un regain d'intérêt dans les médias et l'édition. Car la mémoire de Diana n'est désormais plus intouchable. Ni inattaquable. Depuis quelques mois, les coups de griffes se multiplient : une quinzaine de livres ont été publiés ces derniers mois rien qu'en Angleterre, allant des incontournables biographies plus ou moins complaisantes à un ouvrage sur son style vestimentaire et même des polars.
A Londres, la National Portrait Gallery a monté une exposition sur celle qui fut la femme la plus photographiée du monde : Diana la princesse aux tenues chics et élégantes, Diana l'épouse, la mère, la militante des causes humanitaires... Une exposition audiovisuelle a également été organisée au palais de Kensington où vécut la princesse, non loin de la fontaine érigée à Hyde Park en sa mémoire. Le mythe s'essoufle, mais il persiste toujours...
D'après agence
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