Alexia Laroche-Joubert: "La vie à bras-le-corps"

Par , le 10 octobre 2007 à 18h21 , mis à jour le 11 octobre 2007 à 10h18

Interview - La directrice de la Star Academy 7 se livre sur son existence dans un ouvrage intitulé "Pas de pitié pour les dindes".

Alexia Laroche-JoubertDétail de la couverture du livre "Pas de pitié pour les dindes", d'Alexia Laroche-Joubert, aux Editions Plon © DR

Laroche-JoubertPas de pitié pour les dindes
 
Alexia Laroche-Joubert
 
Editions Plon
 
187 pages, 18 euros
 
LCI.fr: Votre livre s'appelle Pas de pitié pour les dindes. Qui sont ces gallinacés?
 
Alexia Laroche-Joubert : Je m'insurge contre le mouvement littéraire "Chick litt", cette littérature de pintade qui encense une génération de trentenaires victimes de leur vie, de leur boulot, du prince charmant qu'elles n'ont de cesse de trouver, bref des femmes qui ne prennent pas leur existence à bras-le-corps.
 
LCI.fr: Que voulez-vous démontrer dans cet ouvrage?
 
A. L-J. : Que si notre génération de femmes a bénéficié des fruits du combat collectif mené par nos mères, elle doit continuer la lutte, sur un plan individuel et qu'il est tout a fait possible de réussir sa vie de femme, au jour le jour.
 
LCI.fr: Vous déclarez: "La nouvelle terre à conquérir, pour nous, les femmes, c'est celle de l'entreprise". Il y a encore beaucoup à faire, d'après vous?
 
A. L-J. : Le monde de l'entreprise demeure machiste. Mais on peut faire changer les choses, par exemple, en obtenant un salaire égal entre hommes et femmes ou en mobilisant les politiques sur l'augmentation des aides à la garde d'enfants. Le combat des femmes passe aussi par celui des hommes. Le jour où les hommes revendiqueront leurs congés parentaux comme les femmes, on ne se posera plus la question de l'égalité des sexes au travail.
 
LCI.fr: Comment avez-vous mené votre conquête personnelle de l'entreprise?
 
A. L-J. : Au début, j'ai mis de côté mon aspect sexué, en évitant de jouer de mes attributs féminins. J'ai voulu qu'on me considère comme une professionnelle, avant tout pour mes compétences. Longtemps, j'ai été unisexe mais depuis, j'ai fait évoluer mon image vers plus de féminité.
 
LCI.fr: Difficile de s'accomplir dans le milieu décrié de la télé réalité?
 
A. L-J. : Mes collègues masculins ont dû surmonter autant d'obstacles que moi. J'ai longtemps été attaquée par les intellectuels et les politiques. Mais maintenant, c'est passé. Tout ce petit monde s'est rendormi.
 
LCI.fr: Et votre rôle de mère dans tout ça?
 
A. L-J. : Comme toute maman, je me sens concernée par le fait de ne pas beaucoup voir ma fille. Lorsque j'étais petite, ma mère, grand reporter de guerre, était absente, pendant quatre à six mois par an. Mais quand l'amour est présent, on ne se sent pas abandonnée. Mon père était là. Et ma mère, même si elle couvrait des conflits, est toujours restée une maman, à mes yeux. Pour ma part, je ne voyage pas souvent à l'étranger. Ma fille me voit donc au moins une fois par jour. Je veille à préserver des moments uniques avec elle. D'ailleurs, il ne faut pas se laisser culpabiliser sur son statut de mère. Il est aussi important de mettre en avant l'image de parents qui s'épanouissent dans leur travail.
 
LCI.fr: Vous êtes, à nouveau, directrice de la Star Academy 7 qui débute, le 23 octobre, sur TF1 et vous attendez un bébé pour décembre. Ce n'est pas un peu trop, même pour une femme très active?
 
A. L-J. : Avec la maternité, je continue à me consacrer à mes trois sociétés chez Endemol. Je vais également animer une émission sur TMC. Relever le défi de ce deuxième bébé est très important pour moi. Je suis raisonnable et bien suivie médicalement. Donc, tout va bien se passer.
 
LCI.fr: Vous semblez être une femme comblée. Que peut-on vous souhaiter de meilleur?
 
A. L-J. : Ce que j'aime par-dessus tout, ce sont les contacts humains. Il faut me souhaiter de multiplier ces contacts, à l'avenir, par exemple au sein de la Star Ac, où j'essaie d'être très proche des élèves psychologiquement. C'est un processus que j'ai déjà amorcé dans le passé et j'aimerais persévérer dans cette voie. Mais je suis aussi certaine que les élèves iront très bien et qu'ils n'auront pas trop besoin de mes conseils!

Par Ludmilla Intravaia le 10 octobre 2007 à 18:21
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14 Commentaires

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  • Jacqueline, le 16/10/2007 à 22h32

    Cécile. Votre avis me fait hurler de rire ! Quel humour avec cette réflexion si bien trouvée. J'en ai mal au ventre.

  • Cecile, le 12/10/2007 à 14h20

    Quelle dinde:-)

  • Axel, le 12/10/2007 à 10h18

    Il faut dépassionner le débat sur le salaire Hommes/Femmes. Si on y regarde de plus près, il y beaucoup catégorie professionnelles où l'égalité est totale: les fonctionnaires, les artisants ou les professions libérales par exemple. Quant à savoir si un maçon est mieux payé qu'une maçonne, difficile tant certains métiers sont (quasiment) uniquement masculin ou féminin. Et qui s'insurge contre la différence de traitement en les mannequins hommes et femmes? Il ne faut pas voir le machisme là où il n'est pas!

  • Gaelle, le 12/10/2007 à 09h15

    A Gilles:vous etes bien content aussi quand votre femme vous annonce que vous allez etre papa alors faut arreter.

  • Catherine, le 11/10/2007 à 23h51

    Cher Gilles, nous ne perdons pas de neurones après les maternités. Et nous sommes toujours efficaces intellectuellement car sinon comment ferions nous nos doubles journées ? Et contrairement à ce que vous pensez nous produisons quelque chose au plutôt quelqu'un (un être humain). Garder toujours à l'esprit que nos enfants seront les forces vives de demain, et ce seront elles qui produiront les richesses qui vous permettrons d'avoir une retraite, un système de santé... lorsque vous serez vieux et improductif... Alors lorsque nous demandons à travail égal salaire égal c'est juste l'application c'est juste une question d'équité. Et au delà de la satisfaction de l'envie personnelle de maternité, nous contribuons à la vie sociétale. Et ne l'oubliez pas une société sans enfants est une société qui se meurt. Svp mettez un peu d'humanité dans votre machisme, la vie n'en sera meilleure, et toutes les femmes vont diront merci

  • Anna, le 11/10/2007 à 21h06

    Tant mieux pour elle si sa gosse ne souffre pas de voir sa mere mais plus tard elle risquera de lui faire payer on a toujours le revers de la medaille meme s'il y a beaucoup d'amour

  • Sandanna, le 11/10/2007 à 17h02

    Encore un chef d'oeuvre littéraire en vue, rien que le titre m'inspire... les grands auteurs n'ont qu'à bien se tenir!!!nous n'attendions que ca de lire la vie romancée d'alexia laroche joubert...

  • Pierre, le 11/10/2007 à 16h09

    Si on regarde les statistiques à investissement et rentabilité égal il y a bien salaire égal, avant le premier enfant une femme diplomée et très carriériste gagne autant que son alter égo masculin c'est ensuite qu'il commence à y avoir une différence lorsque les enfants arrivent, parce que on a beau dire tout ce qu'on veut mais la présence d'un ou de plusieurs enfants à la maison surtout en bas age ça influence sur le comportement de la mère au travail et c'est tout à fait louable de ne penser pas exclusivement à son rendement mais plus à ses enfants.

  • France, le 11/10/2007 à 14h00

    Bien lancé Josie, Bravo !!

  • Steph, le 11/10/2007 à 12h10

    A Gilles : on ne parle pas du salaire qui nous est versé pendant le congé de maternité, mais d'une égalité au quotidien. Comment comparer les salaires entre un congé de maternité de 6 mois et toute une vie de travail ?? C'est vous qui n'êtes pas logique !!

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