Alain Delon, à Cannes, le 18 mai 2006 © Abacapress.comCollectionneur d'art depuis longtemps, Alain Delon n'avait pas fait mystère de son peu de goût pour les ventes posthumes, courantes lors des successions. Aussi, à 71 ans, il avait décidé de disperser lui-même sa collection, pour "régler cela maintenant". Ce qui fut fait ce lundi, et rondement : la vente d'une partie de ses toiles, des tableaux abstraits des années 50, a totalisé à Paris 8,740 millions d'euros, frais inclus. Clou de la vente, un tableau du Canadien Jean-Paul Riopelle, La vallée de l'oiseau, est parti pour 882.740 euros (750.000 euros hors frais), en deçà toutefois de son estimation initiale.
D'autres pièces acquises par Delon au fil des années ont fait flamber les enchères. Un tableau de Pierre Soulages daté de 1950, sans nom, est parti pour 781.976 euros (660.000 hors frais), à l'issue d'une longue bataille entre acheteurs au téléphone. Une oeuvre de Karel Appel, La famille, a fait monter les enchères jusqu'à 658.820 euros (550.000 euros hors frais, près de deux fois son estimation basse), soit un peu plus qu'un tableau du Français Nicolas de Staël, parti pour 625.232 euros.
"C'est un succès, les tableaux étaient rares et beaux. On a vendu en Chine, au Venezuela, aux Etats-Unis, partout en Europe", s'est félicité le commissaire-priseur Arnaud Cornette de Saint-Cyr. Parmi les acheteurs figurent également des Russes, des Anglais, ainsi que certains musées d'Europe du Nord.
D'après agence
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