© INTERNEHasard du calendrier, l'acteur Patrick Bruel et Jessica Sarkozy, l'épouse de Jean, ont pris connaissance aujourd'hui de décisions de justice, l'une au civil, l'autre au pénal, concernant la publication de photos de leurs mariages respectifs dans la presse people.
Le 26 septembre 2004, une jeune femme de 23 ans profite d'une belle-mère travaillant au Consistoire pour assister dans une synagogue parisienne au mariage de Patrick Bruel avec Amanda Sthers. Elle en filme une partie "pour faire plaisir à (sa) cousine en Israël". Mais, son petit ami devenu depuis son mari vend, sans l'en avertir, le film à Voici. Et empoche 8000 euros.
Ce jour-là, deux autres étudiants, vigiles à l'entrée de la synagogue, copient certaines photos figurant sur des appareils laissés en garde à la loge. Voici leur en offre 15.000 euros. Dans un volet civil, l'hebdomadaire a été condamné à verser 40.000 euros de dommages et intérêts. Mais le couple, depuis divorcés, a également poursuivi les quatre jeunes au pénal pour atteinte à l'intimité de leur vie privée. Jeudi, le tribunal correctionnel de Paris lui a donné tort et a relaxé les quatre prévenus.
30.000 euros réclamés
Voici était aussi au cœur d'une autre affaire de photos "volées". Concernant celles-là, Jean Sarkozy et son épouse Jessica lors de leur cérémonie de mariage à la mairie de Neuilly-sur-Seine. Et, dans ce cas, le tribunal de Nanterre a condamné Prisma Presse à verser 4000 euros de dommages et intérêts à l'épouse de Jean Sarkozy, Jessica, qui en réclamait 30.000.
Dans le second cas, tout en jugeant que "l'annonce de la célébration, fait public et officiel, était un événement d'actualité que Voici pouvait légitimement évoquer", le tribunal a donné raison à Jessica Sarkozy car "cette réception constituait de la volonté-même des époux un événement strictement privé, à la différence du mariage proprement dit." Une décision plutôt habituelle.
"Prouver que le lieu est privé"
Dans le premier cas, le tribunal, siégeant au pénal, a rappelé que le mariage religieux relève bien de la vie privée, mais "il faut prouver que le lieu est privé". Or en l'espèce, la synagogue où le mariage de Patrick Bruel et Amanda Sthers s'est déroulé "est un lieu par nature ouvert au public". Ainsi "il n'a pas été démontré que le service d'ordre était suffisant pour montrer que le lieu public avait été privatisé".
En outre, aucun appareil photo n'a été confisqué et les prises de vue n'ont pas formellement été interdites, a jugé le siège. "Si les prévenus n'ont pas respecté la volonté des époux et du rabbin, et que cet acte peut être moralement condamnable, il ne constitue pas une infraction pénale", a conclu le tribunal.
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