Michael Jackson, le 15 novembre 2006 © Abacapress.comAu lendemain de l'hommage planétaire à la mémoire de Michael Jackson, à Los Angeles, l'enquête sur la mort du chanteur se concentre plus que jamais sur sa dépendance aux médicaments. Michael Jackson, dont on ignore toujours la destination finale, avait le corps criblé de piqûres d'aiguilles au moment de sa mort, selon une source proche de l'enquête citée mercredi par les chaînes de télévision américaines ABC et CNN. Ces révélations renforcent les conjectures sur le rôle qu'aurait pu jouer l'administration de puissants sédatifs dans la mort du chanteur. Les marques sur le corps de Michael Jackson "pourraient certainement être cohérentes avec une consommation régulière de médicaments par intraveineuse, comme le Diprivan", selon des propos de cette source rapportés par CNN.
Le dermatologue nie toute implication
Le Diprivan (nom commercial du propofol) est un anesthésiant extrêmement puissant dont l'usage est réservé au personnel médical. Selon des informations de presse, des bouteilles de Diprivan auraient été trouvées dans la maison de la pop star après sa mort. Une ancienne infirmière de Michael Jackson, Cherilyn Lee, avait assuré que Michael Jackson et ses proches l'avaient pressée de lui obtenir du Diprivan, dans les derniers mois de la vie du chanteur. Les analyses toxicologiques de la première autopsie du corps de Michael Jackson seront connues dans plusieurs semaines. Rien n'a filtré jusqu'ici des résultats de la seconde autopsie, commandée par la famille.
Pour sa part, le dermatologue de Michael Jackson, Arnold Klein, interrogé mercredi sur la chaîne de télévision américaine ABC, a nié avoir fourni au chanteur de puissants médicaments, analgésiques ou sédatifs. "Je ne lui ai pas donné cette saloperie dont on parle", a-t-il déclaré. "Comment pourrais-je prescrire du Diprivan (un sédatif utilisé pour les anesthésies, ndlr) si je ne sais même pas comment l'utiliser?", a-t-il ajouté. Le Los Angeles Times avait révélé que les enquêteurs s'intéressaient de près à cinq médecins de Michael Jackson et à leurs ordonnances. "Je ne suis pas l'un des cinq docteurs, je n'ai été interrogé par personne et je n'ai pas été contacté par la police de Los Angeles", a assuré M. Klein. Le certificat de décès de Michael Jackson, délivré mardi par le comté de Los Angeles, ne précise pas la cause de la mort.
Mystère sur la destination finale
Mercredi, le mystère régnait toujours sur la destination finale de la dépouille du chanteur.
A la fin de l'hommage au Staples Center, les hélicoptères des chaînes de télévision avaient perdu la trace du corbillard et rien n'a filtré depuis sur la dernière demeure du "roi de la pop".
Ni la police, ni le cimetière de Forest Lawn, mentionné dans le certificat de décès du chanteur comme lieu temporaire de localisation du corps, n'ont voulu faire de commentaire sur le lieu des funérailles du chanteur. Plusieurs médias évoquaient une incinération de Michael Jackson, puis une dispersion de ses cendres sur les terres de son ranch californien de Neverland, au nord-ouest de Los Angeles.
Mardi, l'émouvante cérémonie d'adieu au "roi de la pop" a été à la hauteur de l'attente des fans, qui ont vu défiler sur la scène de la salle omnisports du Staples Center des proches du chanteur, les membres de sa famille -notamment sa fille Paris, 11 ans, dans un poignant hommage à son père- et un parterre de stars. La presse américaine a salué une cérémonie "en partie fête musicale, en partie expérience religieuse", suivie partout dans le monde, même si, selon des experts, elle n'aurait pas atteint l'audience de l'investiture de Barack Obama. En France, un téléspectateur sur deux a regardé la cérémonie.
(D'après agences)
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