Image d'archive. Mathieu Bastareaud, joueur de l'équipe de France de rugby © Reuters/Regis DuvignauUne erreur de jeunesse, à 21 ans ? Souvenez-vous, fin juin, Mathieu Bastareaud, avait prétendu avoir été agressé en pleine rue par des inconnus à Wellington dans la nuit du 20 au 21 juin, avant de se rétracter sous la pression de la police néo-zélandaise et d'affirmer qu'il s'était blessé seul en "heurtant la table de nuit" de sa chambre de l'hôtel du centre de Wellington, où résidait le XV de France. Le centre du XV de France a été entendu pour avoir menti sur son agression, la Commission de discipline de la Fédération française de rugby a délibéré le 24 septembre et voici donc la sanction.
Mathieu Bastareaud a été suspendu trois mois pour ce mensonge. Car, "la Commission de discipline de la FFR (...) a considéré que les faits reprochés à Mathieu Bastareaud constituaient effectivement une atteinte à l'intérêt supérieur du rugby", a indiqué la FFR dans un communiqué. Mais la FFR a aussi décidé de ramener cette peine à l'exécution d'activités d'intérêt général, "en application du règlement disciplinaire de la FFR. Au final, le rugbyman devra s'acquitter de "18 activités d'intérêt général au bénéfice du rugby amateur avant le 30 Juin 2010". "Si celles-ci ne sont pas effectuées dans les délais impartis, la suspension prononcée sera exécutée", conclut le texte.
Le président de la Fédération française de rugby, Pierre Camou, a annoncé lundi soir qu'il ne ferait pas appel de la sanction (non plus que le joueur, a annoncé son avocate), souhaitant que cette décision ait un effet "pédagogique". "Je tenais à la sanction car avoir 20 ans n'est en aucun cas une excuse. Mais il faut éduquer et essayer de construire." Je crois que Mathieu commence à réaliser que ce mensonge a entraîné des conséquences qu'il n'avait pas prévues quand il l'a dit. Chacun se construit avec ses propres erreurs", a poursuivi le président de la FFR, qui avait saisi la Commission de discipline à la fin du mois de juin. "J'ai souhaité protéger médiatiquement un joueur, tout en respectant les procédures que j'ai initiées, a encore déclaré M. Camou. Rien ne m'y obligeait. Or, j'ai tenu à le faire immédiatement." Quant à l'entraîneur du XV de France, Marc Lièvremont, il a jugé que la peine de trois mois, ramenée à des activités d'intérêt général, était "une bonne sanction", soulignant que le joueur restait "sélectionnable" pour le XV de France.
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