Image d'archives © ABACA"Je l'ai trouvé fatigué et déprimé. Il paraissait très abattu lorsque je lui ai rendu visite". L'avocat de Roman Polanski, qui est allé le voir vendredi dans sa cellule de Zurich, craint pour la santé physique et psychologique de son client. Il a fait part de ses inquiétudes dimanche dans le NZZ am Sonntag.
Johnny Hallyday veut qu'on "foute la paix" à Polanski
Le chanteur français se porte au secours du cinéaste détenu en Suisse sur mandat américain pour une affaire de moeurs vieille de plus de 30 ans.
Publié le 28/10/2009
Le réalisateur franco-polonais a été arrêté le 26 septembre à son arrivée à Zurich où il était l'invité d'honneur du festival de cinéma. La justice américaine lui reproche une affaire de moeurs - des relations sexuelles avec une mineure de 13 ans qui, aujourd'hui, a retiré sa plainte - remontant à 1977. Mardi, les autorités suisses ont rejeté une demande de remise en liberté provisoire sous caution présentée par ses avocats en invoquant un risque "très élevé" de fuite de la part du cinéaste.
Toujours pas de demande d'extradition
Me Temime a déclaré au Sonntag que la Cour pénale fédérale suisse devrait à ses yeux se prononcer très prochainement sur sa demande de remise en liberté sous caution. L'avocat a promis que le réalisateur de Rosemary's Baby et du Pianiste respecterait toutes les conditions mises à cette éventuelle libération et resterait en Suisse jusqu'à la fin de la procédure de demande d'extradition.
Les autorités américaines disposent d'un délai de deux mois maximum pour déposer une demande en bonne et due forme pour l'extradition de Roman Polanski. Le réalisateur est déjà considéré comme un fugitif aux Etats-Unis, pays qu'il a quitté précipitamment en 1978 pour échapper à une procédure judiciaire, après avoir passé plus de 40 jours en prison.
Mais même si la procédure s'éternise et qu'il en est réduit à attendre dans sa cellule, la demande de libération sous caution du réalisateur a des chances limitées d'aboutir. Christian Piguet, spécialiste suisse des questions d'extradition, relève que Polanski "a fui pendant 32 ans" et qu'il n'y a pas de contrôles des personnes aux frontières entre la Suisse et la France où, en tant que citoyen de nationalité française, il ne peut plus être menacé d'extradition. Et les autorités suisses ont déjà prévenu qu'une liberté provisoire était "exceptionnelle" dans la Confédération.
D'après agence
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