C'est officiel. Le cinéaste franco-polonais Roman Polanski a été libéré sous caution et ramené dans son chalet suisse de Gstaad (centre) où il est assigné à résidence dans l'attente de l'examen d'une demande d'extradition vers les Etats-Unis, a indiqué vendredi le ministère suisse de la Justice dans un communiqué. Le réalisateur franco-polonais, âgé de 76 ans, qui devra porter un bracelet électronique, "s'est engagé à ne franchir à aucun moment les limites de sa propriété", a ajouté le ministère.
Un convoi de deux limousines noires aux vitres teintées est arrivé en trombe peu avant 13 heures dans le chalet en bois de la station huppée des Alpes suisses, avant de s'engouffrer dans le garage souterrain. Quelque 200 journalistes ont été tenus à distance de la propriété du cinéaste par un cordon de police. Des agents de sécurité privés ont ensuite pris le relais des policiers helvétiques, se plaçant au quatre coins de la demeure assiégée par plusieurs dizaines de journalistes présents depuis le matin.
3 millions d'euros de caution
Polanski doit désormais attendre la décision de Berne qui a reçu fin octobre la demande d'extradition officielle des Etats-Unis où il est recherché pour des "relations sexuelles illégales" avec une mineure de 13 ans en 1977. Arrêté le 26 septembre à son arrivée à Zurich sur mandat américain, Roman Polanski a obtenu une libération sous conditions de la justice suisse. Il a dû verser une caution de 3 millions d'euros. "S'il advenait que Roman Polanski ne respecte pas ses engagements, la caution reviendrait à la Confédération suisse", a ajouté le ministère.






