Le Milky Way, le chalet de Roman Polanski, à Gstaad en Suisse. © Reuters / C. HartmannRoman Polanski va arriver, mais quand ? Depuis des heures, des photographes font le pied de grue devant un chalet de Gstaad que rien ne distingue en apparence du reste de la localité, qu'aucun dispositif de protection n'entoure, et qui ne se protège même pas d'une simple clôture : la demeure du cinéaste où il doit passer le reste de son séjour en Suisse, après sa libération sous caution. Jeudi, il a été transféré de la prison de Winterthour dans un lieu tenu secret, officiellement pour garantir son arrivée "tranquille" dans sa demeure de Gstaad. Mais si le but était de tenir les médias à distance, pourquoi avoir donné l'heure prévue de son arrivée - vers 13 heures ?
Polanski demande à nouveau l'abandon des poursuites
Les avocats du cinéaste accusé de "relations sexuelles illégales" avec une mineure en 1977, ont à nouveau demandé l'abandon des poursuites, estimant que le procès n'avait pas été équitable, rapporte, jeudi, le Los Angeles Times.
Publié le 19/03/2010
Polanski a été libéré sous caution
Le cinéaste franco-polonais Roman Polanski a été libéré sous caution et ramené dans son chalet suisse de Gstaad (centre) où il est assigné à résidence, a annoncé le ministère suisse de la Justice.
Publié le 04/12/2009
Polanski devra attendre
La caution de 3 millions d'euros réclamée par la justice de Suisse au cinéaste, détenu depuis 2 mois, n'a pas encore été payée. Il passera donc le week-end en prison.
Publié le 27/11/2009
Feu vert pour la libération sous caution de Polanski
Le ministère de la justice helvétique n'a pas opposé de veto à la libération du cinéaste, détenu en Suisse depuis 2 mois pour une affaire de moeurs vieille de 30 ans aux USA. Il devra verser une caution de 3 millions d'euros.
Publié le 26/11/2009
Polanski à deux pas de la liberté... surveillée
Le cinéaste, détenu en Suisse depuis 2 mois pour une affaire de moeurs vieille de 30 ans aux USA, devra verser une caution de 3 millions d'euros. Il sera assigné à résidence avec bracelet électronique.
Publié le 25/11/2009
Johnny Hallyday veut qu'on "foute la paix" à Polanski
Le chanteur français se porte au secours du cinéaste détenu en Suisse sur mandat américain pour une affaire de moeurs vieille de plus de 30 ans.
Publié le 28/10/2009
La victime de Polanski réclame l'abandon des poursuites
Samantha Geimer souffre de problèmes de santé, provoqués par le harcèlement médiatique dont elle serait la victime depuis l'arrestation du cinéaste en Suisse.
Publié le 26/10/2009
La petite station de ski, habituée à la discrétion et à la tranquillité, devrait ainsi connaître une nouvelle poussée de fièvre. Le petit chemin goudronné qui mène au chalet de Polanski, à l'entrée de la station huppée, concentre donc déjà l'attention de journalistes, cameramen et camions satellites, à l'affût d'images et de commentaires du réalisateur du Pianiste, arrêté le 26 septembre à Zurich, où il devait recevoir une distinction au festival du film de la ville. Du côté de la police cantonale bernoise, on assure n'avoir pris "aucune mesure spécifique" pour son arrivée. Son épouse Emmanuelle Seigner et ses deux enfants Morgane et Elvis devraient être présents pour l'accueillir, de source proche du dossier. Par ailleurs, l'un de ses avocats français, Me Georges Kiejman, se rendra dans les prochains jours auprès de son client.
La suite attendue du marathon judiciaire
Recherché par la justice américaine pour une histoire de moeurs vieille de plus de 30 ans, Polanski devrait en tout cas vivre ce transfert en résidence surveillée comme un soulagement. Il avait été décrit comme très affecté par ces deux mois de détention. Mais le réalisateur a dû livrer des garanties substantielles à la justice suisse, qui craignait sa fuite vers la France voisine. Afin de bénéficier d'une sortie de prison, exceptionnellement accordée dans les cas d'extradition, il a dû déposer une caution de 4,5 millions de francs suisses (soit 3 millions d'euros). Il doit également remettre ses documents d'identité et porter un bracelet électronique.
Le marathon judiciaire n'est pas pour autant terminé pour Polanski, qui risque une extradition vers les Etats-Unis où il est poursuivi pour des "relations sexuelles illégales" avec une mineure de 13 ans en 1977. Le réalisateur avait à l'époque plaidé coupable pour ce chef d'accusation pour lequel il risque deux ans de prison, selon les autorités fédérales. Les Etats-Unis ont adressé le 22 octobre une demande formelle d'extradition à l'office fédéral de la Justice, qui doit transmettre cette demande au canton de Zurich, chargé de la notifier à Roman Polanski. L'OFJ dispose de plusieurs semaines pour décider s'il accepte l'extradition vers les Etats-Unis du cinéaste. Ce dernier disposera lui-même d'un délai pour s'y opposer auprès du Tribunal pénal fédéral de Bellinzone et, en dernière instance, auprès du Tribunal fédéral de Lausanne. La défense de Roman Polanski a d'ores et déjà prévenu que le cinéaste se battrait jusqu'au bout contre son extradition.
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