TF1 News : Votre cliente, Kelly Bochenko, ex-Miss Paris 2009, a assigné en justice le magazine Entrevue, en demandant le retrait des kiosques de l'édition de décembre dévoilant ses photos dénudées. Sur quel motif? Le magazine qui avait publié des photos érotiques de Kelly Bochenko, destituée de son titre après la parution, devra verser une 1re provision de 5.000 euros, selon l'avocat de la jeune fille. La décision du Tribunal de Paris portant sur l'arrêt ou non de la diffusion du magazine Entrevue est tombée. La demande de Miss Paris est rejetée. L'avocat d'Entrevue a contesté que les photos dénudées de Kelly Bochenko, publiés dans ce magazine, aient été réalisées dans un cadre privé, comme l'ex-Miss Paris 2009 l'affirme. <b>Interview - </b> La présidente du Comité Miss France livre son opinion à TF1 News sur la destitution de Miss Paris 2009, samedi, pour cause de photos dénudées. L'avocat de Kelly Bochenko, Miss Paris destituée, samedi, pour photo dénudées, compare la publication de ses clichés volés à "un viol", mardi, dans Le Parisien. Des photos publiées par Entrevue montrent Kelly Bochenko en petite tenue, dans des postures à connotation sexuelle très explicite. Elle est exclue pour avoir fait une "fausse déclaration sur l'honneur". Le tribunal a tranché : Entrevue restera en kiosque, malgré la demande d'interdiction de Kelly Bochenko. Une décision qui "n'étonne pas" la présidente du Comité Miss France, au micro de TF1 News.
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Publié le 16/06/2010

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Me Laurent-Franck Liénard, avocat de Kelly Bochenko : Pour atteinte à son droit à l'image. Si on se trouve dans un lieu public, dans la rue, par exemple, on peut être photographié et ce cliché peut être publié. Dans un cadre prive, intime (et je ne vois pas plus intimes que les organes sexuels de ma cliente), même si on pose librement pour des photos, elles ne peuvent pas être publiées sans votre consentement. C'est le droit à l'image.
TF1 News : Votre cliente a été déboutée, vendredi, par le tribunal qui estime que, s'il y a bien eu violation de son droit à l'image, la demande de retrait des kiosques d'Entrevue était "disproportionnée" (voir notre article "Assigné par Miss Paris, Entrevue restera en kiosques", ici). Comment accueillez-vous cette décision?
L.-F. L. : Le tribunal constate, en effet, que le magazine viole le droit à l'image de ma cliente et, ainsi, que la publication est illicite mais elle est maintenue, au motif qu'elle participe à la liberté d'expression. Cela revient à dire que le droit à l'image de ma cliente est moins important que le droit d'Entrevue a gagner de l'argent. Il s'agit d'une dérive de la liberté d'expression, puisque le tribunal fait prévaloir les intérêts financiers du journal, par rapport à la vie privée et à l'intimité de ma cliente. C'est une interprétation dangereuse de la liberté d'expression.
TF1 News : Comment interprétez-vous cette décision?
L.-F. L. : Le préjudice est considérable pour cette jeune femme et le magistrat n'en a pas tenu compte. Sa volonté est de ne jamais interdire une publication. La vie privée est de moins en moins protégée par excès de protection d'une certaine presse à scandale. Or, il n'y a pas lieu de la protéger, puisqu'il s'agit d'un acte illicite. A terme, le tribunal va condamner Entrevue mais n'arrête pas l'acte en lui-même.
TF1 News : Comment allez-vous réagir?
L.-F. L. : La semaine prochaine, j'entame la deuxième phase des poursuites, à savoir la demande d'indemnisation par allocation de dommages et intérêts. Or, c'est toute la dangerosité de cette absence de sanction : les dommages et intérêts seront toujours inférieurs à l'argent engrangé par Entrevue, grâce à la publication des images. Le calcul étant toujours favorable à Entrevue, ils peuvent faire ce qu'ils veulent à l'avenir.
TF1 News : Et le photographe qui a vendu ces photos à Entrevue?
L.-F. L. : On le cherche, afin de le poursuivre.
TF1 News : Que pensez-vous de la réaction de Geneviève de Fontenay, la présidente du Comité Miss France (voir notre article "Dans un panier, il y a toujours un fruit pourri", ici), dans la presse, au sujet de ces photos dénudées?
L.-F. L. : Elle peut dire ce qu'elle veut mais elle doit être respectueuse de la personnalité de ma cliente. Elle doit éviter l'injure publique qui est un délit. Je pourrais poursuivre pour injure publique.
TF1 News : Dans quel état d'esprit est votre cliente, à l'annonce de cette décision?
L.-F. L. : Je lui ai laissé un message. Elle n'a pas encore répondu. Mais elle doit être dévastée.
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Miss France: Geneviève de Fontenay condamnée par la justice
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