Octo-Mom, en Une de Star Magazine, en janvier 2010, un an après la naissance de ses 8 enfants. © Star MagazineOn l'appelle "Wonder-Mom", "Uber-Mom" ou, plus simplement, "Octo-Mom". Nadya Suleman a défrayé la chronique, il y a un an, en portant et en mettant au monde huit enfants, conçus par insémination artificielle. Six filles et deux garçons qui, bientôt, marcheront derrière leur mère ou qui, plutôt, auront intérêt à galoper derrière la jeune femme de 34 ans aux horaires surchargés, entre gestion de la maisonnée, cours de remise en forme et interviews avec la presse people.
C'est que Nadya Suleman est devenue une célébrité aux Etat-Unis, où sont nés ses bambins, les tabloïds américains relatant, avec moult détails, ses sorties avec sa progéniture, ses projets de collections de vêtements ou de poupées pour enfants, ses tentatives pour déposer son surnom Octo-Mom comme une marque, ses négociations pour une émission de télé réalité ou la création d'un site internet familial où les donations financières sont les bienvenues.
Un "corps élastique"
Le jour du premier anniversaire des bébés, le 26 janvier, Octo-Mom s'est largement épanchée dans les magazines du nouveau continent sur son existence quotidienne avec ses quatorze enfants, Nadya Suleman étant déjà à la tête d'une famille de six rejetons, avant son accouchement. Pour que le conte de fée soit parfait, la jeune femme explique qu'elle a retrouvé une silhouette longiligne, passant de 122 kilos à 56 kilos, comme en attestent les photos en maillot de bain qui égayent les pages des tabloïds.
Nadya Suleman exhibe ainsi ses abdos d'acier en couverture du magazine américain Star, la semaine dernière, déclarant qu'elle a perdu du poids, sans chirurgie esthétique, sous le titre "Mon nouveau corps bikini. Comment je l'ai fait". Et la jeune femme de dévoiler ses secrets de fabrication. Outre le fait qu'elle possèderait "un corps élastique qui revient toujours à sa position initiale", observe-t-elle, Octo-Mom révèle, mardi, au magazine People qu'elle fait du sport, précisant qu'elle s'entraîne dans une salle de fitness "plusieurs fois par semaine, pendant la nuit, pendant que tout le monde dort". "Je me pousse à fond et j'ai de la chance, mon corps semble toujours vouloir retrouver ses formes d'avant la grossesse", souligne-t-elle, manifestement très soulagée de n'être gratifiée, contrairement aux communs des mortels, ni de bourrelets, ni de cellulite.
Le magicien Photoshop
Le lecteur apprend, par contre, qu'elle "ne dort pas beaucoup". "Pas plus de deux à trois heures par nuit", estime-telle, déclarant quelle "s'accroche" et essaie "d'être la meilleure mère possible". "J'ai pris de la bouteille", raconte-t-elle, se souvenant : "Quand tout cela a commencé, il ne s'agissait que de moi. Mais, maintenant, je me retrouve dans une situation où je dois m'occuper d'une très grande famille et assurer beaucoup de tâches ménagères. Je suis passée par beaucoup plus de choses en une année que la majorité des gens dans leur vie toute entière. J'ai été poursuivie, harcelée, abusée mais j'ai tenu le coup. Je pense aux autres maintenant et plus autant à moi. Je passe plus de temps à réfléchir a la manière de payer mes factures et les échéances de mon prêt immobilier."
Sur le web, les photos d'Uber-Mom font évidemment réagir les surfeurs. Si certains s'esbaudissent devant la plastique filiforme de la jeune mère, d'autres s'irritent, en ces termes, mercredi : "Pas de chirurgie plastique pour Octo-Mom? Ben voyons...". Sur un site consacré à la chirurgie esthétique, une internaute écrit : "Quand votre peau a été étirée pour accueillir huit bébés, sans compter les précédents, cela défie les lois de la logique médicale d'affirmer qu'un ventre plat, sans marques de vergetures, peut être obtenu sans les bénéfices d'une intervention chirurgicale." "A moins qu'Octo-Mom ne remercie, tout simplement, le magicien de Photoshop", assène-elle.
Spécialiste de la santé mentale
A noter, par ailleurs, que le médecin spécialiste de la fertilité qui avait traité Nadya Suleman à Los Angeles fait l'objet d'une plainte pour "négligence" et pourrait se voir interdire d'exercer, a-t-on appris, récemment, auprès de l'Ordre des médecins de Californie. Dans sa plainte, la directrice de l'Ordre accuse ce docteur d'avoir agi "en-dehors des limites du raisonnable", en aidant cette mère célibataire à concevoir ses octuplés par insémination artificielle.
Déjà, il y a un an, l'affaire avait fait la Une des tabloïdes et la clinique de ce médecin, à Beverly Hills, avait fait l'objet de sévères critiques d'experts. Selon l'Association américaine de médecine reproductive (ASRM), une femme de l'âge de Nadya Suleman n'aurait pas dû se voir implanter plus de deux embryons. Or, elle a été implantée avec un nombre d'embryons bien supérieur aux recommandations de l'ASRM et ses octuplés sont nés à neuf semaines et demi du terme. Il est, de plus, reproché à ce patricien de ne pas avoir orienté Nadya Suleman vers un spécialiste de la santé mentale.
Retour MYTF1
Chargement en cours...

