Image d'archives © ABACAUn tribunal de Los Angeles a refusé vendredi que Roman Polanski soit jugé par contumace : le juge Peter Espinoza a assuré que sa décision était ferme et que le cinéaste franco-polonais devait revenir en Californie pour y être jugé. "Je choisis d'insister pour qu'il comparaisse", a-t-il dit. Le magistrat s'est ainsi rangé à l'avis du procureur adjoint David Walgren qui avait estimé que "l'accusé est un fugitif". Les avocats de Polanski ont déclaré qu'ils feraient appel de la décision.
Polanski dit "merci", les USA ne renoncent pas
Par le biais de son avocat, le cinéaste, qui a quitté son chalet de Gstaad après la décision de la justice suisse de ne pas l'extrader vers les Etats-Unis, a dit lundi un "immense merci" à tous ceux qui l'ont soutenu. "Déçus", les USA vont continuer à chercher "justice".
Publié le 12/07/2010
Libre, Polanski a quitté son chalet
Le cinéaste franco-polonais "ne sera pas extradé vers les USA et les mesures de restriction de sa liberté sont levées", a annoncé lundi la Suisse. Il a déjà quitté son chalet de Gstaad, selon son entourage. Sa femme Emmanuelle Seigner évoque la "fin d'un cauchemar".
Publié le 12/07/2010
Polanski demande à nouveau l'abandon des poursuites
Les avocats du cinéaste accusé de "relations sexuelles illégales" avec une mineure en 1977, ont à nouveau demandé l'abandon des poursuites, estimant que le procès n'avait pas été équitable, rapporte, jeudi, le Los Angeles Times.
Publié le 19/03/2010
Polanski, âgé de 76 ans, a fui la Californie en 1978 après avoir plaidé coupable des charges qui lui étaient reprochées. Il avait alors expliqué craindre que le juge revienne sur un accord prévoyant qu'il ne servirait pas une peine supplémentaire après 42 jours passés en prison. Il a été arrêté en Suisse au mois de septembre en application d'un mandat d'arrêt américain et il est assigné à résidence dans son chalet de Gstaad où il tente d'éviter l'extradition.
"Ce violeur d'enfant doit se livrer"
Polanski avait formellement demandé le mois dernier à être jugé par contumace. La victime dans cette affaire avait appuyé sa requête mais les procureurs de Los Angeles s'y sont opposés. Ils ont fait valoir que Polanski ne devait pas être autorisé à "dicter" la conduite de l'affaire à distance et qu'il ne devait pas être traité différemment des autres sous prétexte qu'il est une célébrité.
"Ce criminel reconnu coupable, ce violeur d'enfant doit se livrer au tribunal", a déclaré le procureur David Walgren lors de l'audience de vendredi. Les avocats de Polanski, pour leur part, s'opposent toujours vigoureusement à son extradition et réclament l'abandon des poursuites, arguant du fait que l'affaire remonte à plus de 30 ans. "Cela m'attriste de le dire mais il ne fait pas confiance au système (judiciaire américain) et ce système ne lui a donné aucune raison de lui faire confiance", a déclaré Chad Hummel, l'un des représentants du cinéaste. Hummel a exhorté le juge Espinoza à respecter la promesse du juge de l'époque, Laurence Rittenband, décédé depuis, de ne pas renvoyer Polanski en prison.
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