© AFPCharlotte Lewis n'abandonnera pas les poursuites. L'actrice britannique qui a relancé la polémique autour de Roman Polanski en l'accusant de l'avoir abusée sexuellement, a insisté mercredi sur le fait qu'elle disait la vérité après la diffusion d'une interview qui sème le trouble sur la véracité de ses propos. L'actrice avait affirmé vendredi à Los Angeles, pour la première fois, avoir été "abusée sexuellement" par le cinéaste, dans son appartement parisien au début des années 80, alors qu'elle avait 16 ans. "Polanski savait que je ne n'avais que 16 ans quand nous nous sommes rencontrés, et il m'a forcée (à avoir des relations sexuelles avec lui) dans son appartement à Paris", avait-elle déclaré.
Polanski dit "merci", les USA ne renoncent pas
Par le biais de son avocat, le cinéaste, qui a quitté son chalet de Gstaad après la décision de la justice suisse de ne pas l'extrader vers les Etats-Unis, a dit lundi un "immense merci" à tous ceux qui l'ont soutenu. "Déçus", les USA vont continuer à chercher "justice".
Publié le 12/07/2010
Libre, Polanski a quitté son chalet
Le cinéaste franco-polonais "ne sera pas extradé vers les USA et les mesures de restriction de sa liberté sont levées", a annoncé lundi la Suisse. Il a déjà quitté son chalet de Gstaad, selon son entourage. Sa femme Emmanuelle Seigner évoque la "fin d'un cauchemar".
Publié le 12/07/2010
L'accusatrice de Polanski a-t-elle menti ?
L'actrice Charlotte Lewis déclarait en 1999 dans le journal britannique "News Of the World" avoir "séduit à 17 ans" le cinéaste. L'un des avocats de Polanski parle de "chantage".
Publié le 18/05/2010
Polanski accusé d'abus sexuel : la défense contre-attaque
Un des avocats du réalisateur menace l'actrice Charlotte Lewis de poursuites, après ses accusations d'abus sexuel lorsqu'elle était mineure lancées contre Roman Polanski.
Publié le 15/05/2010
Une femme dit avoir été "abusée sexuellement" par Polanski à 16 ans
L'actrice britannique Charlotte Lewis, 42 ans, a assuré vendredi à Los Angeles avoir été "abusée sexuellement" par le cinéaste Roman Polanski dans son appartement parisien au début des années 80.
Publié le 14/05/2010
Néanmoins, une interview qu'elle avait donnée en 1999 au journal britannique News of the World, et ressortie depuis, a semé le trouble. "Je savais que Roman avait fait quelque chose de mal aux Etats-Unis, mais je voulais être sa maîtresse. Je le désirais probablement plus que lui ne le voulait", disait-elle à l'époque. "Nombre des citations qui me sont attribuées dans l'article de News of the World ne sont pas exactes", dit mercredi dans un communiqué l'actrice qui a été interrogée par la police et la justice de Los Angeles. "J'en reste aux déclarations que j'ai faites à la police de Los Angeles et au procureur du comté de Los Angeles, et je serais heureuse d'être confrontée à Roman Polanski, en face à face, n'importe quand, n'importe où dans le monde car je dis la vérité et il le sait", ajoute l'actrice.
"La vérité finira par éclater"
Roman Polanski est actuellement assigné à résidence en Suisse pour une autre affaire de "relations sexuelles illégales". Il est dans l'attente d'une éventuelle extradition vers les Etats-Unis. "Juste après l'incident que j'ai eu avec M. Polanski, quand j'avais 16 ans, j'ai raconté à un ami la vérité sur ce qui s'est passé, comment M. Polanski a abusé de moi", explique mercredi l'actrice. "Mon avocat, Gloria Allred, a remis à la police un acte notarié de cet ami, il soutient mes déclarations", ajoute-t-elle. "M. Polanski et ses partisans ne vont pas me dissuader de poursuivre. Je suis persuadée que la vérité finira par éclater", conclue-t-elle.
Georges Kiejman, un des avocats de Roman Polanski, avait qualifié lundi de "chantage" les accusations de Charlotte Lewis contre le cinéaste, en rappelant ses déclarations datant de 1999. En plein festival de Cannes, ce rebondissement dans l'affaire Polanski a amené de nombreuses personnalités à prendre position. Le réalisateur américain Woody Allen, l'écrivain français Bernard-Henry Lévy et, à titre personnel, le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, ont apporté leursoutien au cinéaste alors que le président du Festival, Gilles Jacob, a estimé que "personne n'était à l'abri des lois".
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