Laurent Fignon en 2009, alors qu'il venait d'annoncer sa maladie. © eTF1
- Laurent Fignon : retour en images sur une carrière hors norme - 01 min 50 s
- Laurent Fignon : l'hommage des pros et amateurs - 01 min 50 s
- Laurent Fignon, un champion jusqu'au bout - 02 min 43 s
- Laurent Fignon, "un homme généreux et humble" - 02 min 20 s
- Laurent Fignon, "un modèle de coureur cycliste" - 03 min 47 s
Laurent Fignon : l'hommage des pros et amateurs
La disparition brutale de Laurent Fignon, mardi à 50 ans, a suscité une vague d'émotions dans le monde du cyclisme, qui se souvient d'un champion râleur, exigeant mais doté d'un immense panache.
Publié le 31/08/2010
Laurent Fignon, un parcours hors du commun
Avec 76 victoires au total, Laurent Fignon restera l'une des figures majeures du cyclisme français mais son parcours a été semé d'embûches avec plusieurs épreuves physiques et morales.
Publié le 31/08/2010
Laurent Fignon révèle sa maladie
L'ancien champion de cyclisme a révéla qu'il est malade d'un cancer. Des décalrations à découvrir dans Sept à Huit dimanche.
Publié le 12/06/2009
Laurent Fignon, "un modèle de coureur cycliste"
L'ancien cycliste Bernard Thévenet réagit à la mort de l'ancien coureur, Laurent Fignon, mort d'un cancer à l'âge de 50 ans. "C'était vraiment un gros moteur avec de grosse capacité physique", a-t-il dit.
Publié le 31/08/2010
Laurent Fignon, "un homme généreux et humble"
David Douillet réagit depuis Port-Marly au décès du coureur cycliste Laurent Fignon, dédécé d'un cancer à l'âge de 50 ans. Il salue un homme "rempli de valeur".
Publié le 31/08/2010
Laurent Fignon : retour en images sur une carrière hors norme
Avec deux victoires au Tour de France cycliste et une autre Grande Boucle concédée à 8 petites secondes près à Greg LeMond, Laurent Fignon, décédé mardi à 50 ans des suites d'un cancer, a eu une carrière exceptionnelle.
Publié le 31/08/2010
Laurent Fignon, un champion jusqu'au bout
Laurent Fignon est mort mardi à 50 ans des suites d'un cancer. Courageux, il aura fait face jusqu'au bout en commentant cet été encore le Tour de France, avant d'être hospitalisé.
Publié le 31/08/2010
"Je n'ai pas envie de mourir à 50 ans, mais si c'est incurable, qu'est-ce que j'y peux ? J'aime la vie, j'adore rigoler, voyager, lire, bien bouffer, comme un bon Français. Je n'ai pas peur de la mort, je n'en ai juste pas envie !", disait-il à Paris Match en janvier dernier... L'ancien coureur français Laurent Fignon, double vainqueur du Tour de France en 1983 et 1984 est décédé mardi à 12h30 des suites d'un cancer à l'âge de 50 ans, a annoncé France Télévisions. Les obsèques seront célébrées en toute intimité, a précisé son ami et ancien masseur Alain Gallopin.
Laurent Fignon avait annoncé dans un livre en juin 2009 qu'il souffrait d'un cancer avancé des voies digestives. Malgré la maladie, il avait tenu son poste de consultant lors des éditions 2009 et 2010 du Tour de France. Dans son ouvrage intitulé Nous étions jeunes et insouciants, Laurent Fignon avait également reconnu la prise d'amphétamines et de cortisone durant sa carrière de coureur, mais n'avait pas établi un lien direct avec la maladie.
Outre ses deux victoires finales dans le Tour de France, Fignon, coureur professionnel de 1982 à 1993, a gagné également un Giro (1989) et plusieurs classiques dont Milan-Sanremo à deux reprises (1988 et 1989). Le Parisien s'est aussi incliné pour 8 secondes à l'arrivée du Tour de France 1989 derrière l'Américain Greg LeMond.
Revoir son interview dans Sept à Huit en juin 2009 :
"C'est un frère que je perds"
Le directeur sportif Alain Gallopin, proche de Laurent Fignon présent avec les proches de l'ancien coureur mardi au moment de sa mort, a déclaré avoir "vu jusqu'à la fin un combattant". "C'est un frère que je perds aujourd'hui (mardi). J'ai vu jusqu'à la fin un combattant. Hier (lundi) matin, on sentait encore qu'il se battait, il demandait des renseignements sur le traitement. Ensuite, son état s'est détérioré, il a ‘décroché'. Ce matin (mardi), on sentait que c'était fini", a déclaré à l'AFP Alain Gallopin, qui a été le kinésithérapeute personnel de Fignon pendant plusieurs années. "Hier (lundi) après-midi, il était encore conscient. Il savait qui était là, il parlait surtout par signes", a-t-il raconté. "Tout le monde s'était préparé (à sa mort) parce que depuis un an et demi, beaucoup de traitements ont été essayés qui ne marchaient pas. Il avait été hospitalisé après des complications pulmonaires il y a une quinzaine de jours. Ca devenait de plus en plus compliqué", a poursuivi l'actuel directeur sportif de l'équipe RadioShack.
"Il a été noble jusqu'au bout, comme il l'a toujours été. Il a donné tout ce qu'il pouvait. Quand il m'avait annoncé son cancer il y a un an et demi, il m'avait dit ‘De toute façon, je n'ai pas peur de mourir'", a-t-il raconté. Gallopin a également souligné le combattant qu'était Fignon pendant sa carrière sportive. "Il avait un caractère fort, il a toujours gardé sa ligne de conduite, ce qui lui a parfois coûté très cher mais il est toujours resté droit", a-t-il estimé. "Il a écrit l'histoire du cyclisme avec ses victoires dans le Tour (1983, 1984) et sa défaite pour huit secondes face à LeMond (en 1989)", a-t-il rappelé.
Sarkozy : "une énergie surhumaine"
"Lors du dernier Tour de France, qu'il a commenté avec une passion intacte et une énergie surhumaine, Laurent Fignon a montré qu'il était un homme qui savait faire face à son plus difficile combat. Il a donné alors, au monde entier, une leçon magistrale de dignité, de courage et d'humanité", a commenté le président de la République, tandis que le Premier ministre saluait la mémoire d'un homme qui "malgré la maladie qui l'avait beaucoup affaibli, a commenté le Tour de France à la radio et à la télévision, jusqu'en juillet dernier. Après avoir séduit les Français par ses qualités de champion, il avait su transmettre sa passion par ses analyses toujours pertinentes. Nous garderons le souvenir d'un homme sympathique et courageux". La secrétaire d'Etat aux Sports Rama Yade s'est déclarée "attristée et très émue", estimant que la France avait perdu "un coureur immense au talent exceptionnel". "J'ai eu l'occasion (...) de le côtoyer sur le dernier tour et de le voir commenter avec beaucoup de passion et de plaisir le duel entre (Andy) Schleck et (Alberto) Contador", a-t-elle déclaré en marge du campus des jeunes de l'UMP réuni à Port-Marly.
Martine Aubry a évoqué "cet immense sportif nous a fait vibrer pendant toute sa carrière par son énergie et ses exploits autant que par l'élégance de son style et a offert son exceptionnelle contribution au rayonnement du cyclisme français". Pour Jean-François Lamour, député UMP et ancien ministre des Sports : "avec le décès de Laurent Fignon, la France perd aujourd'hui une figure emblématique du monde sportif, dont les performances ont notamment marqué l'histoire du Tour de France. Outre ses victoires, Laurent Fignon était également une personnalité attachante, au caractère fort et au franc-parler mémorable".
Prudhomme : "il avait 'une gueule'"
Autre réaction, Laurent Jalabert, lui, s'est dit "bouleversé" par le décès d'un "immense champion". "Quand on sait qu'une personne est atteinte d'une maladie qui n'est pas facile à soigner, on craint toujours qu'elle ne s'en sorte pas. Mais, là, ça m'a choqué, ça m'a bouleversé parce que, honnêtement, je pensais après le Tour qu'il était sur la bonne voie", a dit l'ancien champion cycliste joint par téléphone. "Je l'ai cotoyé comme coureur cycliste, et j'ai pu me rendre compte que c'était un immense champion", a dit Jalabert, "après j'ai eu la chance de cotoyer Laurent ces quatre dernières années à France Télévisions et d'apprécier ses qualités humaines".
L'Américain Greg LeMond, qui avait privé pour huit secondes Laurent Fignon de la victoire dans le Tour de France 1989, a aussi exprimé son émotion. "Pour moi, il était vraiment un homme unique", a déclaré le triple vainqueur de la Grande Boucle (1986, 1989, 1990) interrogé depuis le Minnesota par la chaîne de télévision France 24. Il s'est dit "un peu choqué" d'apprendre la mort de son ancien adversaire, dont il avait eu encore des nouvelles la semaine précédente: "C'est un mec qui ne parle pas beaucoup, c'est un homme privé, mais aussi un homme qui a une forte tête. J'aime bien, il est honnête avec lui-même." "Pour moi, il était un des meilleurs coureurs des 35, 40 dernières années", a souligné Greg LeMond. "En 1989, moi sur le podium, je me sentais mal pour lui", a-t-il ajouté, en allusion aux huit secondes qui lui avaient permis de coiffer Fignon cette année-là sur les Champs-Elysées.
Pour Christian Prudhomme, directeur du Tour de France, "c'était une grande figure du cyclisme français. Je mêlerai autant le palmarès que l'homme. Il a marqué par sa carrière, ses succès et sa défaite historique en 1989 qui est réductrice par rapport à son palmarès (...) C'était aussi un caractère, avec un franc-parler qui ne s'est pas démenti pendant trente ans, quand il était coureur et ensuite en tant qu'organisateur ou consultant. Il n'hésitait pas à dire les choses. Il a incarné un cyclisme offensif, fait d'attaques variées et incessantes avec un côté chevaleresque. Dès qu'il est passé pro, on l'a remarqué avec ses cheveux blonds, ses lunettes rondes, sa réputation d'intellectuel... C'est quelqu'un qui avait du charisme."
Et Richard Virenque, ancien coureur cycliste, a affirmé sur RTL qu'"il a totalement marqué son époque par rapport aux performances qu'il a pu faire dans sa carrière, dans le Tour de France et dans d'autres courses. Il a marqué l'histoire du vélo grâce au charisme qu'il pouvait avoir, sa queue de cheval, sa façon de faire, sa façon de s'exprimer... C'était un coureur atypique. Il avait ‘une gueule'. En plus des résultats, de son style, sa façon de s'exprimer, Fignon était une personnalité dans le monde du cyclisme. C'est quelqu'un qu'on ne pouvait que respecter par rapport à ce qu'il a fait dans le cyclisme et ce qu'il a apporté au cyclisme français."
Enfin l'Américain Lance Armstrong, sept fois vainqueur du Tour de France, a qualifié de "cycliste de légende" Laurent Fignon. "Je viens juste d'apprendre la disparition de Laurent Fignon. Il était un ami cher et un cycliste de légende. Tu vas nous manquer, Laurent", écrit Lance Armstrong sur sa messagerie personnelle Twitter.
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