© AFPLes obsèques de l'ancien coureur cycliste Laurent Fignon, décédé mardi, ont débuté vendredi peu après 14 heures au cimetière du Père Lachaise à Paris, en présence de ses proches et amis, issus essentiellement du milieu sportif.
L'adieu à Laurent Fignon
Un hommage simple et intime a été rendu à l'ancien coureur cycliste français Laurent Fignon, décédé mardi, lors des obsèques qui ont eu lieu vendredi au cimetière du Père Lachaise à Paris.
Publié le 03/09/2010
Laurent Fignon : l'hommage des pros et amateurs
La disparition brutale de Laurent Fignon, mardi à 50 ans, a suscité une vague d'émotions dans le monde du cyclisme, qui se souvient d'un champion râleur, exigeant mais doté d'un immense panache.
Publié le 31/08/2010
Laurent Fignon, un parcours hors du commun
Avec 76 victoires au total, Laurent Fignon restera l'une des figures majeures du cyclisme français mais son parcours a été semé d'embûches avec plusieurs épreuves physiques et morales.
Publié le 31/08/2010
Laurent Fignon révèle sa maladie
L'ancien champion de cyclisme a révéla qu'il est malade d'un cancer. Des décalrations à découvrir dans Sept à Huit dimanche.
Publié le 12/06/2009
Laurent Fignon, "un modèle de coureur cycliste"
L'ancien cycliste Bernard Thévenet réagit à la mort de l'ancien coureur, Laurent Fignon, mort d'un cancer à l'âge de 50 ans. "C'était vraiment un gros moteur avec de grosse capacité physique", a-t-il dit.
Publié le 31/08/2010
Laurent Fignon, "un homme généreux et humble"
David Douillet réagit depuis Port-Marly au décès du coureur cycliste Laurent Fignon, dédécé d'un cancer à l'âge de 50 ans. Il salue un homme "rempli de valeur".
Publié le 31/08/2010
Laurent Fignon : retour en images sur une carrière hors norme
Avec deux victoires au Tour de France cycliste et une autre Grande Boucle concédée à 8 petites secondes près à Greg LeMond, Laurent Fignon, décédé mardi à 50 ans des suites d'un cancer, a eu une carrière exceptionnelle.
Publié le 31/08/2010
Laurent Fignon, un champion jusqu'au bout
Laurent Fignon est mort mardi à 50 ans des suites d'un cancer. Courageux, il aura fait face jusqu'au bout en commentant cet été encore le Tour de France, avant d'être hospitalisé.
Publié le 31/08/2010
La dépouille du double vainqueur du Tour de France (1983, 1984) a été présentée quelques minutes au public, rassemblé devant l'entrée du Crématorium où devait avoir lieu une cérémonie laïque d'une vingtaine de minutes. Quelques anciens champions (Alain Prost, Bernard Hinault, Sean Kelly, Alain Gallopin, Alain Bondue) étaient présents aux côtés de personnalités de la télévision (Michel Drucker, Gérard Holtz) et de la famille de l'ancien champion.
Sommets et coups durs
Aux anonymes qui voulaient marquer leur attachement au champion cycliste, la famille avait demandé qu'à la place des fleurs et des couronnes, ils fassent un don à l'Institut du Cerveau et de la Moelle épinière. "L'ICM est une fondation privée de recherche reconnue d'utilité publique qui a pour but de soutenir la recherche sur le cerveau et la moelle épinière. Cette Fondation cofondée par le Professeur Gérard Saillant (Président de l'ICM), ami de longue date de Laurent Fignon, qui l'a beaucoup soutenu durant son combat contre la maladie, est installée à la Pitié-Salpêtrière, l'hôpital où il a vécu ses derniers jours", précise le communiqué diffusé par la famille du champion disparu.
Rarement champion aura connu plus de coups durs que Laurent Fignon, après avoir côtoyé les sommets en gagnant à deux reprises le Tour de France à moins de 24 ans. Mais pour 8 secondes, il a raté un troisième succès dans une édition qui fut l'une des plus belles de l'histoire du Tour (celle de 1989), à coup sûr l'une des plus pathétiques à cause d'un suspens insoutenable dans le contre-la-montre final entre Versailles et les Champs-Elysées. "On ne fait jamais son deuil d'un événement aussi violent; au mieux parvient-on à en domestiquer les conséquences psychologiques", a raconté ce champion authentique dans son autobiographie (Nous étions jeunes et insouciants) parue en juin 2009, en évoquant aussi l'avantage technologique dont bénéficiait alors son rival américain Greg LeMond.
Une franchise parfois mal vue
Durant toute sa carrière, le Francilien, qui était né à Paris le 12 août 1960 et avait grandi en Seine-et-Marne, a profondément marqué son époque. Ses débuts victorieux en 1983 furent certes facilités par la blessure sur chute puis l'abandon du maillot jaune, le grimpeur champenois Pascal Simon. Mais sa domination totale dans l'édition suivante, agrémentée de cinq succès d'étape, montra l'étendue de sa classe. Bernard Hinault, tout juste rétabli d'une opération à un genou, ne servit cette année-là que de faire-valoir, impuissant à remettre en cause la supériorité du Parisien aux lunettes d'étudiant. Il m'a fait rigoler, s'était exclamé en substance Fignon avec sa franchise coutumière, une sincérité qui lui fut longtemps reprochée.
Puncheur de grande dimension, offensif et réaliste, Fignon s'illustra sur tous les terrains, dans les classiques et dans les courses par étapes. A la fois battant et tacticien, il toucha au chef d'oeuvre en gagnant deux années de suite la "classicissima" Milan-Sanremo, en 1988 et 1989. En Italie, l'autre théâtre de ses exploits, il finit par obtenir justice dans le Giro 1989, cinq ans après avoir été privé injustement de la victoire face au "local" Francesco Moser. Quelques semaines plus tard, il émouvait la France en s'effondrant sur le pavé des Champs-Elysées en conclusion d'un Tour mémorable.
"Pas fait pour devenir un homme public"
"Si j'étais fait pour devenir un champion, je n'étais absolument pas fait pour devenir un homme public", estimait-il. Mais, en 2009, il avait pris son monde à contre-pied en choisissant la transparence maximale après la révélation de son cancer des voies digestives, en évoquant lui-même le lien hypothétique entre sa maladie et le dopage. "Je ne vais pas dire que cela n'a pas joué. Je n'en sais absolument rien. C'est impossible de dire oui ou non. D'après les médecins, apparemment non", avait-il expliqué en reconnaissant avoir eu recours à des produits interdits dans un contexte très différent de l'époque récente. "Ce n'était pas la même mentalité, rappelait-il, même si, petit ou grand, le dopage sert à tricher".
Parti courir en Italie en 1992, après une séparation tendue avec son mentor et associé Cyrille Guimard, cet homme de fort caractère, ombrageux et provocateur, sincère et attachant, avait raccroché le vélo en août 1993. Dans sa reconversion, il avait organisé un temps Paris-Nice qu'il avait dû vendre ensuite en 2002 à ASO, l'organisateur du Tour de France, avant de racheter un hôtel dans les Pyrénées centrales servant de centre pour stages cyclistes. Consultant dans les médias télévisuels (Eurosport puis France Télévisions), il avait tenu à être présent sur le Tour de France 2010 malgré les soins engagés contre le cancer qui a fini par avoir raison de lui.
| Institut du Cerveau : comment donner ? |
Pour faire un don en ligne : http://www.icm-institute.org/ ou par chèque à l'ordre de ICM, CHU Pitié-Salpêtrière, Bâtiment Paul Castaigne, 47-83, boulevard de l'Hôpital 75561 Paris cedex 13. |
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