C'est un Phil Collins, semble-t-il, blessé par la vie, qui a répondu aux questions du journaliste de Rolling Stones, en Suisse, où il réside. C'est du moins ce que laissent à penser ses propos publiés, vendredi, dans le magazine musical britannique, où il confesse avoir eu des pensées suicidaires, ces dernières années.
A l'occasion de la promotion de son disque, intitulé Going Back, reprenant des titres des années 60 de la maison de disques américaine Motown, le musicien britannique a confirmé qu'il ne joue plus de la batterie. En effet, Phil Collins ne sait plus tenir de baguettes, en raison d'une perte de sensibilité dans les doigts, après une opération pour traiter une luxation des vertèbres, en 2009 (lire notre article "Phil Collins ne sent plus ses doigts", ici). "J'allais quand même arrêter de jouer de la batterie", explique-t-il : "C'est chose faite. Cela ne me manque pas."
"La vie continue"
Si l'ex-batteur du groupe Genesis se passionne pour sa collection d'objets sur le siège de Fort Alamo, aux Etats-Unis et se consacre à l'éducation de ses deux fils cadets, il avoue, néanmoins, avoir eu envie d'en finir, même "s'il ne peut pas à cause des enfants" : "Je ne me ferais pas sauter la cervelle. Je ferais une overdose ou quelque chose qui ne fait pas mal. Un comédien qui a commis un suicide dans les années 60 a laissé une note, où l'on pouvait lire : 'Trop de choses ont été de travers, trop souvent'. Je pense souvent à cela."
"Parfois, je me dis que je vais effacer le personnage qu'est Phil Collins du tableau", livre-t-il : "Phil Collins disparaitrait tout simplement ou il serait assassiné dans une chambre d'hôtel quelconque." "Et les gens dirait : 'Qu'est-il arrivé à Phil?'", confie-t-il, imaginant leur réponse : "'Il a été assassiné mais, yeah, quoi qu'il en soit, la vie continue'."









