Le médecin de Mickaël Jackson a-t-il voulu faire disparaître des preuves?

le 05 janvier 2011 à 11h44 , mis à jour le 06 janvier 2011 à 11h31

Dossier : Michael Jackson

Un ancien employé de la star a prétendu mercredi à la barre que le dernier médecin du chanteur lui avait demandé de faire disparaître du matériel médical qui se trouvait près du corps de Jackson avant que les secours n'arrivent. Il s'exprimait devant un tribunal californien.

Alberto AlvarezFace aux caméras, l'avocat d'Alberto Alvarez, le directeur logistique de Michael Jackson, le 5 janvier 2011, à Los Angeles, le deuxième jour d'audiences préliminaires devant déterminer si un procès du Docteur Miuuray doit avoir lieu. © TF1 News

Annonce de taille à l'audience qui doit déterminer si Conrad Murray, le médecin soupçonné d'être à l'origine de la mort de Mickaël Jackson, doit être traduit devant la justice. Il aurait demandé à un employé du chanteur, Alberto Alvarez, de faire disparaître du matériel médical qui se trouvait près du corps du roi de la pop avant que les secours n'arrivent, selon le témoignage de cet employé mercredi devant ce tribunal californien.
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Conrad Murray, dernier médecin du Mickaël Jackson, qui a succombé le 25 juin 2009 à son domicile à une surdose de médicaments, est accusé d'homicide involontaire. Le Dr Murray aurait également fait disparaître un certain nombre de flacons de médicaments avant que les secours ne soient appelés, a expliqué Alberto Alvarez.

Alvarez, présenté comme le directeur logistique de Michael Jackson, a raconté qu'en entrant dans la chambre du chanteur, il avait trouvé le Dr Murray en train d'administrer d'une seule main un massage cardiaque à la star, en état de mort apparente. Le médecin, selon ce témoin, a ensuite rassemblé des flacons de médicaments et a demandé à Alvarez de les mettre dans un sac en plastique, ce qu'il a fait. "Ensuite, il m'a demandé de décrocher un goutte-à-goutte pour perfusion",
qui contenait "une substance laiteuse" et qui a été placée dans un autre sac, a poursuivi ce témoin. Tout cela se serait passé avant que les secours ne soient alertés.
  
Les audiences préliminaires devraient durer deux semaines. Lors de celle de lundi, le procureur adjoint de Los Angeles, David Walgren, a dressé un portrait au vitriol du Dr Murray, dont les soins à la star "ont été loin des standards requis", a-t-il dit. Il a notamment assuré que Conrad Murray avait administré du propofol (un anesthésique puissant) "sans disposer du matériel médical nécessaire, ne disposait pas de personnel de soins (...), avait tardé à appeler les secours, n'avait pas conservé les dossiers médicaux (du chanteur) et n'avait pas informé les docteurs et les secours de la condition médicale" du patient.
  
Alberto Alvarez a raconté en détails mercredi ce qui s'était passé après qu'il fut entré dans la chambre du chanteur. Le Dr Murray était "à droite du lit et administrait un massage cardiaque à M. Jackson", couché sur le dos, la bouche et les yeux ouverts. Deux des enfants du chanteur, Paris et Prince, sont ensuite entrés dans la chambre. "Paris a crié: Papa! et s'est mise à pleurer", toujours selon le témoin.

Le propofol pas mentionné au moment de la réanimation
  
Interrogé par le procureur Walgren pour savoir si Michael Jackson était mort ou vivant à ce moment-là, M. Alvarez a répondu: "mort". Il a expliqué avoir finalement appelé le numéro des urgences, le 911, dont le standardiste lui a conseillé de placer le chanteur au sol pour tenter de le ranimer. Le Dr Murray a alors demandé si quelqu'un connaissait les gestes de la réanimation et M. Alvarez a procédé au massage cardiaque pendant que le médecin faisait du bouche-à-bouche à la star.
 
Un autre témoin ayant déposé mercredi, le secouriste Richard Senneff, a raconté qu'à son arrivée le Dr Murray ne lui avait pas indiqué que Michael Jackson prenait du propofol lorsqu'il lui a demandé si le chanteur suivait un traitement. Par deux fois le procureur-adjoint a demandé au secouriste si le praticien avait prononcé le mot propofol. M. Senneff a répondu: "non". Le moniteur raccordé au chanteur ne signalait aucune activité cardiaque, selon M. Senneff. Et lorsque le procureur-adjoint lui a demandé si à ce moment il pensait que le patient était mort, Richard Senneff a répondu par un simple "oui". Michael Jackson a finalement été transporté au Centre médical Ronald Reagan où sa mort par empoisonnement au propofol a été prononcée à 14h26.

le 05 janvier 2011 à 11:44
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