Patrick Poivre d'Arvor et Agathe Borne, le 18 mai 2008, à Cannes © Abacapress.comPatrick Poivre d'Arvor, qui se débat déjà avec des accusations de plagiat dans sa biographie d'Hemingway, doit comparaître, en février, devant la justice pour "contrefaçon", cette fois pour son roman Fragments d'une femme perdue (Grasset, 2009), révèle, mardi, L'Express.fr. L'ancien présentateur est attaqué par Agathe Borne pour violation de la vie privée et contrefaçon - le terme juridique qui désigne le plagiat - pour avoir emprunté dans son roman, en grande partie épistolaire, de longs passages signés de sa main, précise l'hebdomadaire en ligne. L'affaire sera examinée le 9 février par la 17e chambre civile du tribunal de grande instance de Paris.
Ironie, le frère de PPDA fustige les "voleurs de droits"
Alors que son frère est au coeur d'une controverse à propos de sa biographie d'Hemingway, pour laquelle il aurait largement puisé dans un ouvrage américain, Olivier Poivre d'Arvor fustige dans un essai les "voleurs de droits" qui omettent de citer leurs sources.
Publié le 08/01/2011
PPDA "sidéré" par les accusations de plagiat
Patrick Poivre d'Arvor, accusé d'avoir plagié dans sa biographie d'Hemingway un livre de 1985, se dit jeudi "sidéré" par ce déchaînement de malveillance, selon lui, et accrédite la thèse de son éditeur d'une erreur dans la version envoyée aux journalistes.
Publié le 06/01/2011
Biographie d'Hemingway : PPDA accusé de plagiat par l'Express
Le magazine publie des extraits de la biographie à paraître du journaliste-écrivain "Hemingway, la vie jusqu'à l'excès" dont "une centaine de pages sont directement inspirées d'un ouvrage" de Peter Griffin. PPDA trouve ce soupçon "très désobligeant".
Publié le 04/01/2011
Selon la plaignante, Fragments d'une femme perdue reprendrait mot pour mot, sur des pages et des pages, 11 longues lettres d'amour qu'elle avait envoyées à PPDA. Cette correspondance occupe une dizaine de chapitres, souligne L'Express. Or le droit est formel : si une lettre appartient bien physiquement à son destinataire, la décision de la publier (le "droit moral") relève, elle, uniquement de son auteur. Et nécessite une autorisation signée.
Carnets et brouillons
PPDA et Agathe Borne, de vingt-cinq ans sa cadette, se sont connus dans une tribune de Roland-Garros, lors de la finale du tournoi 2006. Une liaison va bientôt les unir. Une couverture de Paris Match montrera même le couple, radieux, sur les marches du Festival de Cannes en 2008 (voir notre illustration). La même année, rupture. Et, à la rentrée 2009, Patrick Poivre d'Arvor publie Fragments d'une femme perdue. Ce roman - le mot figure en toutes lettres sur la couverture - est une transposition transparente de son idylle avec Agathe Borne, assure l'hebdomadaire.
En janvier 2010, la jeunefemme demande à son avocate, Me Nathalie Dubois, de déposer plainte contre PPDA pour violation de la vie privée. Et l'attaque également pour contrefaçon. A l'appui de son accusation, elle fournit les copies de deux lettres manuscrites (retournées par PPDA et annotées), un fax, de très longs messages écrits sur IPhone (authentifiés par un huissier), ainsi que des carnets et brouillons où elle rédigeait ses missives avant de les envoyer. Tout cela se retrouve in extenso dans le roman, selon l'hebdomadaire.
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