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Attentats de Bruxelles - Philippe Geluck : "L'art est une manière de résister"

Edité par
le 23 mars 2016 à 12h29
Temps de lecture
4min
Philippe Geluck

Philippe Geluck / Crédits : ABACA Press

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People Bien qu'il ne se sente pas légitime, le dessinateur belge Philippe Geluck a accepté de réagir après les attentats qui ont meurtri Bruxelles auprès de nos confrères de Télérama.
Auteur et dessinateur à succès belge, à l'origine du personnage du Chat à l'humour grinçant, Philippe Geluck a accepté de commenter les attentats qui ont endeuillé Bruxelles ce mardi 22 mars pour le magazine Télérama.

Son dessin de chats attristés aux couleurs de la Belgique qui se serrent les coudes face à la barbarie a fait le tour des réseaux sociaux. Pourtant le dessinateur bruxellois ne se sentait pas vraiment légitime pour réagir à chaud après les événements meurtriers qui ont frappé la capitale belge. Cependant, il avoue se sentir "évidemment horrifié, anéanti, par ce qui s'est passé à Bruxelles" : "... de la même manière que je l'étais au moment des attaques de Paris en novembre dernier ou pour Charlie Hebdo. On ne peut pas supporter de voir des innocents payer de leur vie, et cela soulève, à chaque fois, les mêmes questions, la même incompréhension : au nom de qui, de quoi, peut-on perpétrer de tels actes ? Je vis ces évènements comme un citoyen ordinaire, dans la compassion et la solidarité la plus totale," a-t-il ajouté.

 

Dessin de chats solidaires signé Philippe Geluck après les attentats de Bruxelles le 22 mars 2016.

 


L'art comme acte de résistance

Celui qui, à maintes reprises, a publié des dessins dénonçant le terrorisme, le radicalisme et l'obscurantisme religieux est plus que jamais déterminé à poursuivre son art. Un art qu'il voit bien évidemment comme un acte de résistance face à la barbarie : "Pour un artiste, la meilleure réponse à donner à ces actes violents est de continuer à pratiquer son art, coûte que coûte. Contre cet obscurantisme, il faut évidemment valoriser l'échange, la transmission, le dialogue... Ces mots revêtent une importance majeure dans des périodes comme celle que nous vivons depuis de nombreux mois. L'art est notre bien commun et une 'arme' de distinction par rapport à la barbarie. C'est grâce à lui, - et vous allez trouver ça naïf et un peu bête - mais aussi à l'amour, que l'on peut surmonter de tels traumatismes," a-t-il confié au magazine Télérama.


Cependant, il met toutefois en garde à ce que cette "arme" de résistance ne se transforme pas en militantisme : "L'art est une manière d'exprimer ce que l'on vit, mais aussi de résister : en tant qu'artiste, nous nous devons de réfléchir, de nous élever contre la barbarie. On ne peut pas faire comme si de rien n'était. En même temps, je ne crois pas que l'art doive basculer dans la revendication ou le militantisme, fusse-t-il le plus pacifiste. Nous sommes là pour réfléchir, faire réfléchir même, mais aussi pour distraire. C'est important de ne pas l'oublier, les gens ont parfois besoin de penser à autre chose," a-t-il conclu. 

 

 

 

 

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