Johnny Hallyday, à Los Angeles, le 25 septembre 2010 © Abacapress.comIl était allé s'installer à Gstaad pour payer moins d'impôts. Mais s'il faut en croire Le Canard Enchaîné, les services français se sont rappelés récemment au souvenir de Johnny Hallyday. Le fisc et la police auraient ainsi mené début décembre une série de "perquisitions fiscales" chez des proches du chanteur, qui résident en France, contrairement à notre Johnny national devenu helvète d'adoption (sur le plan fiscal au moins). Le ministère du Budget se refuse pour sa part à tout commentaire, invoquant le secret fiscal. "Tout ce qui concerne de près ou de loin, directement ou indirectement, le secret fiscal, ce sont évidemment (des choses) qui ne sauraient être dites", a commenté François Baroin, en indiquant seulement que "l'administration fait son travail et qu'elle le fait très bien". De son côté, le parquet de Nanterre s'est dit "totalement étranger à cette procédure".
Johnny lance son nouvel album en pleine nuit
Johnny Hallyday a officiellement lancé son nouvel album "Jamais seul" dimanche peu avant minuit devant quelques centaines de fans dans un magasin des Champs-Elysées.
Publié le 28/03/2011
Selon le Canard, c'est toute une série de vérifications qui ont été menées en parallèle à la fois en région parisienne et dans le sud de la France, même si "plusieurs mois de travail" seront encore nécessaires avant d'établir une éventuelle fraude. Les premières perquisitions ont été conduites par des fonctionnaires de la Direction nationale des enquêtes fiscales et des policiers le 2 décembre, au domicile puis dans les bureaux de Vaucresson, dans les Hauts-de-Seine, du fondé de pouvoir du chanteur. Une autre perquisition a été effectuée le même jour à Marseille au cabinet d'un avocat marseillais, ancien conseiller fiscal du chanteur, toujours selon Le Canard enchaîné. Mais les enquêteurs, écrit-il, seraient repartis les mains vides, le bâtonnier de l'ordre des avocats ayant contesté la perquisition.
L'hebdomadaire ajoute que ces perquisitions ont reçu l'accord de juges des libertés et de la détention des tribunaux de Nanterre et Marseille. Evoquant "plusieurs sources" non précisées, le journal affirme que les impôts disposent d'un "dossier épais et bien étayé" et soupçonnent le rocker d'évasion fiscale ou "d'être le bénéficiaire de montages audacieux". Le journal évoque un "réseau complexe de sociétés" ainsi que le transfert au Luxembourg d'une partie de ses actifs.
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