L'incursion d'Anthony Kiedis, le chanteur des Red Hot Chili Peppers, dans l'actualité politique russe a fait des vagues sur Twitter avant d'être relayée par les grands médias comme le quotidien en ligne Gazeta.ru. "Le chanteur des Red Hot Chili Peppers est venu chanter à Loujniki avec un tee-shirt Pussy Riot!!! C'est très cool!", écrivait ainsi dimanche soir un internaute.
Le chanteur est en effet apparu sur scène dimanche soir à Moscou, dans le stade Loujniki, vêtu d'un tee-shirt portant le nom de ce groupe russe dont trois membres sont détenues après avoir interprété une chanson anti-Poutine dans une église. Gazeta.ru, en commentant cette scène, a souligné qu'Anthony Kiedis avait déjà fait de même lors d'un précédent concert des Red Hot Chili Peppers vendredi soir à Saint-Pétersbourg, deuxième ville de Russie.
"Marie mère de Dieu - chasse Poutine !"
Nadejda Tolokonnikova, Maria Alekhina et Ekaterina Samoutsevitch, trois membres des Pussy Riot, sont en détention provisoire depuis près de cinq mois pour avoir improvisé le 21 février, encagoulées, avec guitares et sonorisation, une "prière punk" intitulée "Marie mère de Dieu - chasse (Vladimir) Poutine !", l'actuel président russe, dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou. Elles encourent jusqu'à sept ans de prison pour "hooliganisme". Vendredi, un tribunal de Moscou a ordonné leur maintien en détention jusqu'en janvier 2013.
Début juillet, d'autres membres du groupe Pussy Riot étaient montés sur scène lors du concert à Moscou d'un autre groupe de rock américain Faith No More pour interpréter une chanson appelant à "une révolte en Russie".
L'affaire des Pussy Riot a suscité de nombreuses réactions de désapprobation en Russie, pays qui a connu depuis la chute du régime soviétique en 1991 un renouveau religieux. Mais de nombreuses personnalités revendiquant leur appartenance à la communauté orthodoxe ont désapprouvé la gravité des charges retenues contre les jeunes femmes.







