Procès Jackson : le Dr Murray mis en difficulté

le 01 novembre 2011 à 15h57 , mis à jour le 02 novembre 2011 à 13h04

Dossier : Michael Jackson

La défense du médecin personnel de Michael Jackson a été contrainte de reconnaître à l'audience de lundi les fautes du praticien.

Conrad Murray Michael JacksonConrad Murray, l'ex-médecin de Michael Jackson, lors de son procès, le 1er novembre 2011, à Los Angeles © Abacapress.com

Le Dr Paul White était présenté comme le témoin-clé des avocats du Dr Murray, jugé à Los Angeles pour sa responsabilité dans la mort de Michael Jackson. Ses conclusions fondent en effet l'essentiel de l'argumentaire de la défense de Conrad Murray, poursuivi pour homicide involontaire. Ce  spécialiste du propofol défend la théorie selon laquelle le chanteur s'est auto-injecté une dose mortelle de l'anesthésiant et a avalé huit comprimés du sédatif lorazepam en l'absence de son médecin.  Pourtant, à l'audience de lundi, le Dr White a été contraint d'admettre les erreurs professionnelles de l'accusé au cours d'un contre-interrogatoire.

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"Etes-vous d'accord pour dire qu'il y a des moments où le Dr Murray s'est écarté des standards de soins, le 25 juin 2009 ?", a demandé le procureur David Walgren. "Oui", a répondu le Dr White, pressé par le procureur de répondre clairement aux questions sans multiplier les digressions. "Pouvez-vous justifier le fait que Conrad Murray n'ait pas appelé plus tôt les urgences ?", a-t-il poursuivi. "Je ne peux pas", a reconnu le témoin. David Walgren a par ailleurs demandé au Dr White s'il aurait accepté de donner du propofol à Michael Jackson chaque nuit pendant les deux mois ayant précédé sa mort, à sa demande - comme le Dr Murray a reconnu l'avoir fait. "Je ne l'aurais même pas envisagé", a affirmé le Dr White.

"C'est un détail qu'il a négligé"

Le témoin a eu plusieurs expressions malheureuses, opportunément relevées par le procureur. Ainsi, invité à s'exprimer sur le fait que le Dr Murray n'avait jamais dit aux secours ni aux urgentistes qu'il avait donné du propofol au chanteur, le Dr White a répondu : "C'est un détail qu'il a négligé". "Un détail ?", s'est étranglé le procureur. "Est-ce votre déclaration sous serment que c'était un détail ?". Le Dr White a préféré retirer le mot.

Les tensions ont été exacerbées par les références du Dr White à des entretiens qu'il avait eus avec le Dr Murray, pourtant écartés du procès. Pendant une interruption de séance, le juge Pastor, furieux, a sommé le Dr White de ne plus citer ces entretiens. "C'est manifestement intentionnel. Je n'aime pas ça et cela ne doit plus se reproduire", a-t-il dit. Pour faire bonne mesure, le procureur Walgren a aussi évoqué la rémunération du témoin par la défense. Le Dr White a précisé avoir déjà reçu 11.000 dollars et attendre "un complément". Le témoin-clé du parquet, le Dr Steven Shafer - lui aussi expert du propofol - avait déclaré pour sa part qu'il témoignait à titre gracieux.

Le procureur a en outre tenté de décrédibiliser les théories du Dr White sur la mort de la star, notamment l'ingestion de lorazepam, en relevant des erreurs de chiffres dans ses graphiques, que l'expert n'avait pas relevées.

le 01 novembre 2011 à 15:57
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1 Commentaires

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  • lajoconde31, le 02/11/2011 à 09h07

    Michael Jackson souffrait d'une maladie incurable qui le faisait horriblement souffrir, cela faisait ses années qu'il calmait ses douleurs avec plusieurs anesthésiants, morphiniques et j'en passe, ce dr Murray surement tres grassement rémunéré paie les conséquences d'une star à qui l'on ne peut rien refuser même si cela doit entraîner la mort d'autant plus que M Jackson n'avait pas besoin de lui pour s'automédicamenter ++++++, il lui laisse un bien lourd héritage.

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