Entre rockeurs, solidarité et rébellion ne sont pas de vains mots. Alors qu'une nouvelle audience de leur procès débute ce lundi à Moscou, les membres emprisonnés du groupe russe Pussy Riot peuvent compter sur le soutien de leurs collègues ! Début juillet, c'est le groupe Faith No More qui ouvre le bal. A la fin de leur concert donné à Moscou le 2 juillet, les musiciens du groupe fondé à San Francisco en 1982 convient sur scène les membres encore en liberté de Pussy Riot. Les jeunes femmes interprètent une chanson contre le gouvernement russe avant d'appeler à une action de protestation. Faith No More joue ensuite une dernière chanson, le chanteur Mike Patton et le claviériste Roddy Bottum arborant un masque de tricot coloré, signe distinctif de Pussy Riot.
Les 22 et 23 juillet, deux autres groupes prestigieux soutiennent ouvertement les punkettes militantes. A Moscou, le groupe écossais Franz Ferdinand dédicace une de ses chansons aux rockeuses emprisonnées. Le lendemain soir, Anthony Kiedis, chanteur des
Red Hot Chili Peppers, arbore un t-shirt siglé Pussy Riot.
Dernier soutien et pas des moindres : Sting. Le 25 juillet, l'ex-chanteur de The Police prend à son tour la défense des jeunes femmes à travers un message diffusé par Amnesty International. "Il est révoltant que les musiciens de Pussy Riot risquent des peines pouvant aller jusqu'à 7 ans de prison", déclare-t-il. "La contestation est un droit légitime et primordial dans toute démocratie", ajoute le chanteur, pour qui "le sens de la mesure, et le sens de l'humour, sont une marque de force et non de faiblesse".
Arrêtées il y a cinq mois pour une "prière punk" contre Vladimir Poutine dans une cathédrale, Nadejda Tolokonnikova, 22 ans, Ekaterina Samoutsevitch, 29 ans, et Maria Alekhina, 24 ans, sont accusées d'"hooliganisme" et encourent jusqu'à sept ans de prison.