C'est un Richard Burton inattendu qui se dévoile à travers les extraits de son journal intime publiés mardi par la presse britannique. Un homme qui n'hésite pas à parler sans fard du grand amour de sa vie, Elizabeth Taylor, et de la manière dont cet amour le hante. Un amour "blessé", mais qui l'a construit autant qu'il l'a fait souffrir. Richard Burton montre ainsi un côté délicat en décalage avec son image de monstre sacré du théâtre et du cinéma, au penchant prononcé pour l'alcool.
Il ne s'agit pour l'instant que d'extraits ; le journal de l'acteur sera publié dans son intégralité en octobre. Mais les passages publiés pour l'instant prennent la forme d'une véritable ode d'outre-tombe de la part de l'acteur, disparu en 1984 à l'âge de 58 ans, à Elizabeth Taylor, avec laquelle il fut marié deux fois et qui lui survécut 27 années.
"Timide et spirituelle (...) présomptueuse et volontaire"
"Elle a fait de moi un homme comme il faut sans pour autant devenir bégueule, elle est une maîtresse terriblement excitante, elle est timide et spirituelle, pleine d'esprit, elle n'est pas tombée de la dernière pluie", écrit Richard Burton. "Elle est une actrice brillante... elle peut être présomptueuse et volontaire. Elle peut tolérer tout ce qu'il y a chez moi d'insupportable ainsi que mon ivrognerie", poursuit Burton. "Elle a l'estomac serré quand je suis loin d'elle et elle m'aime. Et je l'aimerai toujours".
Le couple s'était rencontré en 1961 sur le tournage de Cléopâtre mais leur relation tumultueuse très médiatisée avait pris fin en 1976 avec leur second divorce.








