Dans le premier décor, de sublimes mannequins ont émergé d'un frigo américain géant pour défiler dans ces ensembles string et cache-tétons en dentelle de glace. Puis, des modèles sont sorties d'un cupcake dans des tenues particulièrement dévêtues et sexy. Le troisième tableau intitulé "amour" a décliné des ensembles rouge et noir.
Enfin, assises sur des chaises d'écolières, les filles, toutes en transparences et broderies, se sont levées au son de cloches d'église pour le tableau de la "mariée". C'est là qu'est apparue la sculpturale Zahia, "à la beauté si singulière qui hypnotise" selon les termes d'Isabelle Adjani, dans une boîte, comme une Barbie, au son de Michel Polnareff "c'est une poupée..." Sa robe seconde peau accentuait son impressionnante chute de reins avec des dentelles couvrant le bas des fesses et des boutons blancs remontant le long de sa colonne vertébrale. Photographe officiel de sa première collection et première personnalité à la soutenir, Karl Lagerfeld se disait "fasciné" par la pulpeuse jeune femme, née en Algérie et élevée en banlieue parisienne, jugeant qu'elle incarne "une tradition très française de galanterie".








