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14 Juillet : les réactions politiques à l'interview de François Hollande


le 14 juillet 2012 à 16h25 , mis à jour le 14 juillet 2012 à 22h19.
Temps de lecture
4min
François Hollande discours du 14 juillet 2012 discours2

Interview de François Hollande, le 14 juillet 2012. / Crédits : LCI

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PolitiqueVoici les principales réactions aux déclarations du président François Hollande lors de l'interview du 14 juillet, jour de la fête nationale.

A GAUCHE

- Martine Aubry, première secrétaire du PS  : "Le président de la République a su expliquer avec détermination et volontarisme, sobriété et pédagogie, le nouveau cap de la France. Il n'a rien caché de nos difficultés, ni des efforts nécessaires" tout en rappelant "l'exigence de justice qui doit présider à toutes les décisions". Il a aussi montré "une autre façon de faire de la politique : un président qui fixe les grandes orientations et se veut garant de la réconciliation nationale. Un gouvernement qui conduit réellement la politique de la nation dans le dialogue avec ses corps intermédiaires. Et une moralisation et une modernisation ambitieuse de la vie publique qui devra avancer rapidement avec la mission confiée à Lionel Jospin".
  
- Jean-Michel Baylet, président du Parti Radical de Gauche: "François Hollande a été solennel et pédagogue (...) Il a expliqué l'effort juste qu'il demande aux Français en tenant un discours volontariste et réaliste (...) Les Radicaux de gauche saluent l'engagement du Chef de l'Etat pour combattre le
chômage, réduire les déficits et redonner sa place en Europe à notre pays". (communiqué)

AU CENTRE

- Marielle de Sarnez, députée européenne (Modem): "Dans les graves difficultés que connaît la France, la volonté affirmée par la président de la République de rechercher l'apaisement et la réconciliation va dans le bon sens (...). S'agissant des réponses à apporter à la crise économique et sociale, (...) aujourd'hui c'était bien davantage des déclarations d'intention que la définition d'une politique. Il y a une urgence dont tout le monde mesure la gravité, et face à cette gravité François Hollande doit dire clairement et rapidement où nous allons (...). Un point positif enfin, l'ouverture du chantier de la moralisation de la vie publique. Loin d'être un luxe, cette moralisation est une nécessité urgente et aussi une réponse utile à la crise morale du pays" (communiqué)
  
A DROITE

- Jean-François Copé, secrétaire général de l'UMP (communiqué): "François Hollande propose à la France une présidence du symbole et de l'esquive: toutes les décisions indispensables à la résolution de la crise sont renvoyées à plus tard". Sur PSA, il "nomme un expert et prévoit une concertation", sur la comptétivité, il "convoque une grande consultation des partenaires sociaux sur le financement de la protection sociale", sur la règle d'or, il "saisit le Conseil Constitutionnel". "François Hollande a donné le sentiment d'être un cavalier qui refuse l'obstacle à chaque fois qu'il se présente devant lui. Ces atermoiements permanents et l'absence totale de ligne stratégique pour la compétitivité, pour l'emploi et pour l'industrie ne peuvent que contribuer à renforcer la crise". "François Hollande a été élu en pratiquant l'esquive mais il ne pourra pas gouverner à reculons".

- Xavier Bertrand, député UMP ancien ministre (sur BFM-TV): "Il y a beaucoup de question que se posent les Français, ils attendent des réponses, des solutions de la part du président de la République et là ils ont rien, ils n'ont rien entendu. C'est un peu comme si on était toujours avant les élections, comme si François Hollande cherchait à gagner du temps. Il y a une crise, des sujets difficiles, douloureux comme le dossier PSA. Je n'ai pas entendu clairement, le site d'Aulnay, il va fermer oui ou non ? Il a dit l'Etat ne laissera pas faire, mais concrètement ? Je reste sur ma faim et je suis encore plus inquiet qu'avant".

- Christian Estrosi, ancien ministre UMP : Francois Hollande "a utilisé toutes les armes de la politique politicienne: mauvaise foi, mensonges et démagogie!". "La mauvaise foi est à son comble quand il affirme aider les Francais les plus modestes alors qu'il va augmenter la CSG et veut remettre en cause les heures supplémentaires de façon rétroactive ce qui est un scandale pour les retraités et les classes moyennes" (Communiqué).
 
- Christian Jacob : « Un écran de fumée ». Le chef de file des députés UMP a qualifié "d'écran de fumée" les annonces de François Hollande concernant la règle d'or budgétaire et ironisé sur la nomination de Lionel Jospin à la tête d'une commission sur la rénovation de la vie politique. "Le président de la République refuse l'application de la règle d'or: son inscription dans une loi organique, qu'il a annoncée, est un écran de fumée. Si la règle d'or n'est pas inscrite dans la Constitution, on ne pourra pas se référer à elle lorsqu'un budget sera déféré devant le Conseil constitutionnel. On ne pourra donc jamais contrôler l'application de la règle d'or", a-t-il déclaré
 
- Le Front National : "l'entretien n'a apporté aucune réponse aux préoccupations des Français". "Sur tous les sujets, et en particulier sur l'emploi et le dossier PSA, il est resté extrêmement vague, préférant l'incantation aux solutions courageuses qui s'imposent pour réindustrialiser la France, notamment des protections intelligentes aux frontières". "Toujours plus d'Europe, toujours plus d'austérité, toujours plus d'impuissance, toujours moins de France : François Hollande, c'est la traditionnelle politique du vide, c'est la poursuite dans la voie de l'échec et de la désespérance des Français".

Ecoutez les réactions de trois responsables politiques :

Commenter cet article

  • shooby02470 : Bein voyons ! Je m'y attendais à celle-là, tant elle est devenue un classique ! Bon alors faut savoir : vous dites qu'une augmentation de la CSG va encore plus faire de mal au petit peuple et quand on vous apprend qu'il va avoir un "retour sur investissement" ce gentils petit peuple devient d'antipathiques assistés

    Le 19/07/2012 à 15h14
  • sebalie : @shooby02470 : ce qui en fait encore des assistés....

    Le 17/07/2012 à 12h41
  • touterien : On n a rien appris que l on ne savait deja

    Le 16/07/2012 à 16h13
  • shooby02470 : Depuis quand ? Bein en fait depuis toujours. La Constitution le définit ainsi comme ça : le premier ministre est le chef du gouvernement. Si le président de la République a la charge des intérêts permanents, c'est au Premier ministre et au gouvernement qu'il revient de définir et de mettre en ?uvre la politique de la nation.. Il n'y a qu'un seul Président qui a changé cette façon de faire (le président donne les voix a prendre mais c'est le gouvernement qui choisit comment y arriver) pour diriger le pays à la place du gouvernement en prenant toutes les décisions à sa place, inutile de vous dire qui sait (et le fiasco que cela a été)

    Le 16/07/2012 à 10h49
  • shooby02470 : Certainement plus que vous ... à moins qu'un Président de la république ai moins de cartes sur la table pour prendre des décisions que vous ?

    Le 16/07/2012 à 10h12
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